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 beathing heart // plùm

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♛ les hautes sphères


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in town since : 14/09/2018
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MessageSujet: beathing heart // plùm   Ven 14 Sep - 14:49


beathing heart
nicki & plùm

Tes doigts, qui s’évertuent à caresser chaque parcelle dénudée de sa peau. Gestes lents, contrôlés. Doux. Douceur qu’on ne te connait pas habituellement, parce que non, ça ne te ressemble pas. Et pourtant, avec elle, c’est le cas. Quelqu’un de nouveau, que tu deviens, en sa compagnie. Sentiments qui se bouleversent, non seulement dans ta tête, mais aussi dans ton cœur. Sentiments nouveaux, qui t’effraient même. Toi qui clame haut et fort de n’avoir peur de rien. Mais de ça, tu as peur. Parce que ça s’éloigne clairement de tout ce que tu as connu jusqu’ici. Toi, qui avait déjà une idée toute fait de ce que c’était l’amour. Qui croyait d’ailleurs que c’était des foutaises. Et c’est que ce que tu disais à tous. Brandissant ton majeur quand on te disait que ça allait bel et bien t’arriver un jour.
Mais merde, c’était peut-être ça. Toi qui n’y connaissait rien, au final. Alors tu ne pouvais même pas en être certain à vrai dire. Tu ne faisais que formuler une hypothèse. Parce qu’il n’y avait que ça pour expliquer que ça t’avait pris si longtemps avant de comprendre. Parce que si ce n’était pas de l’amour, tu te ne serais probablement pas acharné à rester aveugle.
Pourtant, elle était là, devant toi.
Son regard, que tu captes à cet instant. Ce même regard dans lequel tu t’es si souvent perdu. Et y’a ce mince sourire qui se glisse sur tes lèvres. Ce sourire, un peu niais qu’on te connait bien. Parce que ça, ça te ressemble. Pourtant, tu chasses cette pensée, alors que tes lèvres viennent de nouveau capter les siennes. L’une de tes mains qui se pose contre sa joue. L’autre, qui se perd, au creux de son dos, pour rendre la proximité un peu plus réelle. Et tous ces gestes, sont, encore une fois, délicat. Parce que ça ne fait que quelques jours qu’elle va mieux. Et que tu ne veux pas la briser, à peine est-elle de retour sur pied.
Pui tu te recules, un peu. Pas beaucoup. Juste assez pour te permettre de la regarder. Ça aussi, tu ne t’en lasse pas, de la regarder. « T’es belle. » Ce n’est pas la première fois que tu lui dis. Et ce ne sera probablement pas la dernière. La jeune femme qui pourtant, t’as toujours semblé avoir du mal avec ces mots, pourtant si simple. Si vrai. Elle, qui ne se voit pas, de ton point de vue. Parce que c’est clair qu’elle a ce petit quelque chose à faire tourner des têtes. Puis tu te redresses. Tu bascules par-dessus elle. Le poids de ton corps, qui écrase le sien. Tes lèvres, qui effleures sa mâchoire. Avant de remonter lentement le long de son cou, jusqu’à son tympan. Et c’est là que tu murmures. Ces mots ravageurs. « J’t’aime. » Et l’pire, c’est qu’il n’y a pas la moindre hésitation. Non, c’est d’un naturel déconcertant. Toi maintenant immobile. Qui n’ose même pas affronter son regard à cet instant. Et au final, je ne sais pas trop si tu veux qu’elle dise quelque chose, ou si tu veux que cet aveu se perdre dans l’immensité de la pièce. Juste avant d’être oublié.  

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MessageSujet: Re: beathing heart // plùm   Ven 14 Sep - 14:59


beathing heart
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la liberté tant convoitée. assez d'être l'éclopée du village, tu peux enfin retrouver ton autonomie. l'usage de tes deux jambes. bon, c'est encore un peu la galère, membre inférieur droit bloqué pendant trop longtemps dans l'plâtre. trois mois, c'est beaucoup trop long. une éternité même. pour toi, l'hyperactive d'service, c'était l'enfer sur terre. gamine plus imbuvable qu'à l'accoutumée. si, c'est possible, y a qu'à d'mander à tes frangins, ils ont été témoins. et pas qu'eux d'ailleurs. la liste serait beaucoup trop longue, faut bien avouer. toujours est-il qu'maintenant, y a plus rien qui t'entrave et qu'ça fait un bien fou. les frissons qui parcourent ta peau nue. ça aussi, ça t'fait un bien fou. l'appel de la chair, cris du cœur et de l'âme bien trop violents. l'moment de douceur après l'feu ardent d'deux corps qui se sont manqués. sentiment d'sérénité qui pourrait durer des heures durant. et pourtant. t’es belle. tu n'réponds pas, tu t'contentes d'sourire. un peu trop faiblement, un peu trop naïvement. parce que t'as encore et toujours du mal à accepter les compliments. ça t'chamboule tout à l'intérieur d'la caboche et tu trouves ça encore très désagréable. même si ses mots sonnent pourtant comme une mélodie caressant tes tympans. remarque, y a du progrès, tu n'lèves plus les yeux au ciel, c'est déjà assez. un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité. y en a un qu'a sorti c'te phrase à la con. ça pourrait surement s'appliquer à toi si on s'penche sur tes améliorations notables en matière d'relation amoureuse. et puis, tu finis par t'sentir oppressée par son corps sur l'tien. rien d'bien gênant en soi, une oppression délicieuse à n'en pas douter un seul instant même. tes mains qui s'baladent sur son dos alors qu'y a ses lippes qui dansent sur ta peau. cette envie d'folie des grandeur, d'y rev'nir une fois d'plus et d'goûter encore aux plaisirs charnels les plus déplacés qui soient. et pourtant. j't'aime. l'palpitant qui manque au moins trois battements, l'temps qui s'arrête. pause. t'oses même pas bouger, t'oses même plus respirer. t'as très bien entendu, comment t'aurais pu n'pas comprendre alors qu'il t'a murmuré ça au creux d'l'oreille. trois mots, sept lettres. putain d'merde. c'pas la catastrophe, non, loin d'là. enfin si, p'tre bien qu'ça l'est au final parce que tu n'sentirais pas c'vent d'panique gronder en toi. pourtant, ça n'devrait pas être si compliqué qu'ça d'lui répondre la même chose. ouais mais non, ça, c'est juste pas possible. pas maintenant, pas comme ça. ou alors p'tre bien qu'si, c'est justement l'bon moment. et voilà, c'est parti, tu t'rends chèvre à t'poser des tonnes de questions toutes aussi contradictoires les unes que les autres. panique à bord. et là, tu t'dis qu'tu voudrais appeler gabriel. parce que t'as b'soin d'ton meilleur ami, là, maintenant, tout d'suite. mais putain qu'ce serait déplacé. surtout qu'ils s'sont foutus sur la gueule y a pas si longtemps qu'ça. et puis d'abord, c'est quoi c'délire d'penser à ton meilleur ami alors qu'y a ton mec qui vient d'te susurrer les trois mots les plus importants d'toute une vie. mais qu'est-ce qui cloche chez toi ? et là, t'es à deux doigts d'maudire ton nom d'famille et d'avoir envie d'te réfugier chez l'gamin bane, c'lui qui pourra sans aucun doute s'foutre de ta gueule et t'rappeler qui tu es. ouais mais justement, est-ce que t'aurais pas fini par changer, toi aussi ? ou alors il s'rait p'tre temps qu'tu l'fasses. silence interminable. faut qu'tu dises un truc, genre n'importe quoi mais qu'tu l'laisses pas en plan comme ça, c'pas correct. j'ai faim. t'as pas faim toi ? remarque, ça, c'pas plus correct que d'rester muette. mais qu'elle idiote tu fais. et puis, l'pire c'est qu'tu t'enfonces un peu plus. poupée au bord d'la crise cardiaque. genre un burger. oh non j'sais, un triple burger, dégoulinant d'fromage. ça y est, j'ai la dalle. t'sûr t'as pas faim ? bien joué bane, bien joué. on d'vrait te décerner un prix spécial, un truc rien qu'pour toi, pour la réaction la plus débile et insensée d'toute l'histoire. pauvre tâche.

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Dernière édition par Plùm Bane le Ven 14 Sep - 15:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: beathing heart // plùm   Ven 14 Sep - 15:00


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Les mots difficiles, ceux que tu ne pensais d’ailleurs jamais dire à voix haute. Parce qu’au final toi, tu pensais que c’était de la foutaise, l’amour. Alors comment expliquer qu’un jour, tu ressentirais ce besoin de prononcer ces mots, pourtant tout simple ? Après tout, tu n’y croyais pas et ton idée sur le sujet te semblait être faite depuis bien longtemps. Alors qu’est-ce qui était différent dans cette situation ? Et le pire, c’Est que la réponse était probablement tout. Depuis qu’elle s’était taillée une place dans ta vie. Elle. Parce que oui, t’avais fini par l’apprivoiser, et oui, par en tomber amoureux. Un peu malgré toi d’ailleurs, sans que rien ne soit calculé, encore moins prévu. Mais il faut le dire, la jeune femme, elle avait toujours été différente en tout point de celles que tu avais connu auparavant. Et c’était peut-être justement pour ça que ces mots avaient réussi à franchir la barrière de tes lèvres à cet instant précis. Autrement, tu ne trouvais pas vraiment d’autres explications.
Et pourtant, tu n’étais pas sûr de toi. Faut dire que tout ça, ça n’en restait pas moins nouveau. Et oui, l’inconnu te faisait peur. Si bien que tu en venais presque à te dire que tu n’aurais peut-être pas dû le dire. Déjà le penser, c’était un pas de géant. Mais peut-être bien que justement le dire à voix haute c’était trop. Mais trop quoi ? Réel ? Parce qu’après tout, sur ça tu n’avais plus vraiment de doute non plus. Non, en fait le véritable problème c’est que ça te rendait trop vulnérable. Et c’est ça qui te dérangeait au final.
Puis le silence qui pèse. Qui vient en quelque sorte alourdir l’atmosphère. Tes lèvres qui s’éloignent doucement de son oreille, tes yeux qui finissent par revenir s’accrocher aux siens. Et t’arrives bien à le voir, ce vent de panique qui semble l’habiter. Princesse, devenue muette, et certainement pas pour rien. L’impression d’avoir merdé, et pas qu’un peu. Ouais, cette fois t’aurais vraiment mieux fait de te la fermer Grayson. Puis le silence qui finit par devenir une éternité. Si bien que toi, tu te dis que ce serait peut-être le bon moment de dire une connerie. Mais t’es là, muet toi aussi. Comme si t’étais là à espérer qu’elle te dise la même chose. Ouais, c’est beau rêver. « j'ai faim. t'as pas faim toi ? » Tu déglutis difficilement. Ta gorge qui devient sèche d’un seul coup. Parce que clairement, tu t’attendais à tout, sauf à ça. Et tu te doutais bien qu’elle finirait par te faire redescendre sur terre. Seulement voilà, tu ne t’imaginais pas que ce serait encore plus bas que ça. Ta carcasse, que tu laisses tomber sur le matelas, juste à côté d’elle. Avant de lui lancer : « Euh ouais, pourquoi pas… » Mais clairement, t’as pas l’air convaincu. Pas du tout même. Tes pensées qui sont complètement ailleurs de tout façon. « genre un burger. oh non j'sais, un triple burger, dégoulinant d'fromage. ça y est, j'ai la dalle. t'sûr t'as pas faim ? » tes lèvres qui se pincent à cet instant. Ton estomac qui se noue. Ouais non, toi qui a presque toujours faim, à cet instant, tu n’as pas du tout faim. Probablement parce que tu n’as pas vraiment la tête à penser à ça maintenant. Et clairement, tu ne sais pas comment elle fait.  « Non en fait, j’ai pas faim du tout. » Que tu avoues, d’une voix faible. Avant de te relever. Sans la regarder. Parce qu’au final, tu n’oses même pas affronter son regard. De peur d’y lire quelque chose dont tu ne veux pas avoir conscience. Comme son indifférence par exemple. « Mais vas-y toi, te gênes pas. J’imagine que j’vais t’attendre ici. » Clairement pas la bonne chose à dire. Mais tu ne prends pas le temps de réfléchir, de toute façon, tu sais bien qu’il t’est impossible de le faire correctement. Du moins, pas dans cette situation en particulier. « Si t’as l’intention de revenir. » Ouais, parce qu’au final, elle pourrait très bien avoir envie de retourner chez elle après. Et clairement, tu serais mal placée pour tenter de l’en empêcher.

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MessageSujet: Re: beathing heart // plùm   Lun 17 Sep - 20:09


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t'es pas prête. vraiment pas prête. trois mots, sept lettres. tu n'peux pas encaisser ça, t'y arrives pas. enfin t'aimerais mais c'est impossible. comme si la gamine apeurée par les sentiments reprenait l'contrôle. pourtant, tu r'ssens tellement d'choses quand t'es avec lui. tellement d'émotions différentes mais affreusement délicieuses. poupée amputée des sentiments, qu'est pas capable de croire un seul instant qu'tu mérites qu'on te les dise. c'est p'tre pour ça que t'es pas capable de les prononcer en retour. parce que tu voudrais les lui dire mais ça reste bloquer dans l'fond d'ta gorge. et ta seule échappatoire, c'est d'balancer qu't'as faim. putain mais qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ? t'aurais pu trouver n'importe quoi mais certainement pas finir là-dessus. t'aurais pu faire comme si t'avais pas entendu mais clairement, avec ta réaction, ça n'serait pas passé. ouais, pourquoi pas … et tu la sens, toute la déception qui dégouline d'ces trois mots. parce que c'était pas la réaction qu'tu devais avoir, pas celle qu'il aurait espéré. et toi, t'aurais voulu lui dire c'qu'il voulait entendre mais t'en as juste pas les couilles. princesse qui s'vante pourtant d'en avoir plus qu'les trois quarts d'la gent masculine, t'as l'air bien conne, là, tout d'suite. et l'pire dans tout ça, c'est qu'tu continues sur ta lancée. oui bah bien sûr, l'fait de savoir qu'tu rêve d'un triple burger plein d'fromage, ça doit vachement l'rassurer. tu pensais qu'y avait un truc qui n'tournait pas rond chez toi mais alors là, t'as atteins des sommets, ouais. non en fait, j’ai pas faim du tout. ouais normal. t'aurais probablement pas faim si on t'avait fait l'même coup. parce que, faut arrêter d'se voiler la face, sur c'point là, vous êtes plus que semblables. sauf que lui, il a eu c'courage que t'as pas. la porte d'son cœur t'est grande ouverte mais toi, non, tu t'barres en courant. c'sûr qu'c'est plus simple. mais oui, bien sûr. il s'lève, regard fuyant et toi, tu t'redresses et ramène tes genoux contre ta poitrine. malaire évident qu'on dira. mais vas-y toi, te gênes pas. j’imagine que j’vais t’attendre ici. tu fronces les sourcils, pas bien consciente de c'qu'il veut dire par là. ouais, d'accord, t'as pas répondu c'qu'il fallait mais c'est p'tre pas une raison pour en faire tout un plat non plus. ouais, c'est raté, l'bide de l'année mais faudrait p'tre voir à passer l'éponge et zapper c'moment d'gêne avant qu'ça n'prenne trop d'ampleur. tu t'mords le bout d'la langue pour éviter d'dire un truc qu'tu ne penses pas, c'plus sage. tu t'défais des draps et enfile ton jean. t'sais pas trop si ça vaut l'coup qu'tu restes pour t'faire lyncher pour une réponse qu't'as balancé d'travers. ouais, la mauvaise foi, ça n't'étouffera pas pour le coup. si t’as l’intention de revenir. tes prunelles sombres qui accrochent sa silhouette. waw. sérieux ? qu'tu lâches en ramassant ton tee-shirt. alors c'est ça ? si j'dis un truc qui t'va pas, tu vas faire la gueule pendant des plombes ? ouais, non, ta gueule plùm, j'crois qu'ça vaut mieux là quand même. c'est sympa, j'vois qu'la confiance règne. j'le saurais maintenant, pas d'problème, c'est noté. et t'enfiles le bout d'tissu, princesse vexée. et pas pour les bonnes raisons. l'pire c'est que tu l'sais mais qu'c'est tellement plus facile de tout décharger sur ses mots mal choisis. la frustration grandissante de cette incapacité qu't'as de lui dire tout simplement ces mots qui pourront p'tre bien t'libérer de tellement d'choses. parce que ça t'ferait probablement du bien. mais l'truc c'est qu'ça t'fait juste paniquer pour l'instant. et rien d'autre. parce que les images d'une famille cabossée t'reviennent en pleine gueule et qu't'as tellement peur de voir se reproduire l'même schéma. c'qu'est complètement con d'ailleurs, on n'va pas s'mentir. j'sais pas, j'avais l'intention d'revenir mais j'sais pas vraiment si c'est c'que tu veux alors j'sais pas trop quoi faire là. et t'as besoin qu'il te dise qu'il veut qu'tu restes. mais clairement, tu n'pourras pas lui en vouloir de t'congédier. ce s'rait même clairement mérité.

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MessageSujet: Re: beathing heart // plùm   Ven 12 Oct - 21:15


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Tu réagis presque comme un gamin. Parce qu’il faut bien le dire, tu ne sais pas comment réagir normalement face à une telle indifférente. Blessé à quelque part, pourtant tu te dis que tu devais t’y attendre. Que c’est toi qui est en tort. Parce que tu t’es trop attaché à la jeune femme. Que tu t’es laissé porter par une vague de sentiments que tu n’aurais jamais dû ressentir. Et à cet instant tu te sens faible, vulnérable même. Comme si tu venais de te mettre à nu devant elle pour la première fois. Comme si tu lui avouais qu’elle avait su se tailler une place dans ta vie, dans ton cœur aussi. Mais clairement, tu aurais mieux fait de te la fermer. « waw. sérieux ? » Tu hausses les épaules. Oui tu imagines que tu es sérieux. Mais au final, peut-être bien que c’est toi-même que tu cherches à convaincre en premier. Peut-être bien que si tu dis ça, c’est bien juste parce que tu ne veux pas perdre la face une deuxième fois. Car clairement, ton égo ne supporterait pas de second assaut. « alors c'est ça ? si j'dis un truc qui t'va pas, tu vas faire la gueule pendant des plombes ? » Tu soupires. Non ce n’est pas ça. Parce que tu ne fais pas la gueule toi. Tu réagis simplement mal parce que tu es perdu. Parce que tu as mal aussi. Mais tu ne veux pas que ça paraisse. Stupide fierté masculine. Alors tu ne fais que te redresser dans ton lit, pour venir prendre appui sur tes coudes. Alors que tu la vois se rhabiller. Et c’est peu dire que t’as merdé toi. Et pas qu’un peu même. Puis tu vas pour reprendre la parole. Pour lui dire que justement, tu ne fais pas la gueule. Mais elle ne te laisse même pas le temps de glisser un mot. Non, elle reprend de plus belle. « c'est sympa, j'vois qu'la confiance règne. j'le saurais maintenant, pas d'problème, c'est noté. » Et à cet instant, tu as l’impression que c’est elle, qui agit en gamine. Et là, il n’y a plus aucun doute dans ta tête. C’est bel et bien à cause de ce que tu lui as dit toi. Et tu réalises qu’elle n’était pas prête pour ce genre d’aveu. Pas prête à devoir gérer tes incertitudes, pas prête pour cette avalanche de sentiments. Parce qu’au final, tu ne sais même si elle ressent la même chose. Si même, elle est rendue au même point dans ses réflexions. « j'sais pas, j'avais l'intention d'revenir mais j'sais pas vraiment si c'est c'que tu veux alors j'sais pas trop quoi faire là. » et là y’a ce rire qui s’échappe de tes lippes. Rire que tu ne cherches même pas à retenir. Du genre amer, un peu excédé par ses paroles. Peut-être bien parce que tu es déjà à fleur de peau, et que c’est la goutte de trop. Pourtant, tu prends le temps de te lever à ton tour. D’enfiler un boxer qui trainait dans un de tes tiroirs. Pause que tu prends, peut-être bien dans l’espoir que tu te calmes. Que ça te laisse le temps de trouver les bons mots. Pourtant, ce n’est pas tout à fait ça qui se passe. « pourquoi est-ce que j’ai encore l’impression que j’dois m’excuser ? » Que tu lui souffles, alors que tu te retournes vers elle. Tes bras qui se croisent sur ton torse. Et peut-être bien que tu devrais t’arrêter là, simplement lui dire d’aller manger, de revenir après. Parce que oui, t’as bel et bien envie qu’elle revienne. Mais non. C’est ta fierté qui parles cette fois. « sérieux, j’commence à me dire qu’le problème vient peut-être plus du fait que tu comprends tout de travers. » non c’est vraiment parce que tu sais pas t’exprimer. et la voilà, la preuve. Cette phrase plus que maladroite. Qui ne traduit même pas une infime partie du fond de ta pensée. « parce que j’t’ai pas dit que j’te faisais pas confiance. » Et tu te justifies, encore. « seulement, oui j’suis pas certain que t’ais envie de revenir. On dirait que tu t’cherches une échappatoire. » et si tel était le cas, la voilà, son échappatoire.

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MessageSujet: Re: beathing heart // plùm   Mer 17 Oct - 18:10


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c'était pas comme ça qu'c'était censé s'passer. c'est pas comme ça qu't'avais imaginé la suite de votre moment à deux. ouais, t'as paniqué. ouais, t'as pas répondu. ouais, t'as cherché à fuir l'évidence. c'la dit, t'avais pas prévu une prise de bec en bonne et due forme. ta réaction n'était pas la meilleure, c'est indiscutable. malheureusement, tu n'peux pas revenir sur ton acte de fuite en avant. toi qu'es pas capable de discuter convenablement, d'mettre des mots sur c'que tu r'ssens, t'es bien dans la merde. parce qu'il s'est ouvert à toi et qu't'as rien trouvé d'mieux que d'lui claquer la porte au nez. alors ouais, tu pousses l'bouchon un peu trop loin. les mots qui t'dépassent autant qu'ils doivent faire mal. les accusations non fondées et l'ton trop sec. t'aurais dû fermer ta gueule mais si seulement tu savais t'taire, ça s'saurait. sauf qu'maintenant qu't'as fini, c'est à son tour d'parler. et clairement, la partie est loin d'être gagnée. et va falloir qu'tu sois convaincante. ou alors, t'auras juste à j'ter les armes. ou pire encore. son corps qui s'redresse, l'boxer qu'il enfile, t'cachant la vue délibérément. c'est d'bonne guerre, toi qui vient d'boutonner ton jean. pourquoi est-ce que j’ai encore l’impression que j’dois m’excuser ? t'arques un sourcil d'vant sa posture. fermé. en même temps, fallait pas t'attendre à autre chose. c'toi qu'a lancé les hostilités, c'était prévisible qu'il riposte. j't'ai rien d'mandé. qu'tu grognes. poupée d'mauvaise foi. quoi qu'pas tant qu'ça. parce que t'as pas d'mandé à c'qu'il s'excuse d'quoi qu'ce soit. t'en veux pas d'ses excuses de toute façon. tout c'que t'as b'soin d'entendre, c'est qu'il t'retienne. mais ça, visiblement, c'pas prêt d'arriver. sérieux, j’commence à me dire qu’le problème vient peut-être plus du fait que tu comprends tout de travers. tu r'tiens un rire amère, t'as la grimace facile. poupée touchée en plein dans l'mille. et bah on est deux dans c'cas mon pote. ouais, non, c'était p'tre pas c'qu'il fallait qu'tu dises. et t'as la gorge qui s'noue rien qu'parce que tu r'grettes dans la s'conde. parce que j’t’ai pas dit que j’te faisais pas confiance. c'est pas faux. c'est pourtant c'que t'as préféré croire. parce que c'est comme ça qu'c'est parvenu jusqu'à toi. l'ton d'la voix, la gestuelle. t'sais pas bien comment t'aurais dû l'prendre autrement. seulement, oui j’suis pas certain que t’ais envie de revenir. on dirait que tu t’cherches une échappatoire. t'en as cherché une. effectivement. et la seule qu't'ai trouvé, c'est d'la bouffe. c'pas glorieux. t'en as cherché une, c'est vrai. mais tu n'comptais pourtant pas fuir. juste prendre l'air. ça aurait été p'tre plus simple qu'tu dises qu't'avais b'soin d'une clope. et si c'était l'cas ? et si j'avais juste b'soin d'air ? j'ai pas l'droit maintenant ? tu vas trop loin plùm. faut qu't'arrêtes d'jouer l'enfant. faut qu't'arrête de t'braquer à la moindre occasion. faut qu't'arrêtes d'voir l'mal partout. et puis, une pensée sombre t'traverse l'esprit. et si c'était plus simple ? d'tout arrêter. là, maintenant, tout d'suite. ça l'sauverait. parce que t'sais pas c'qui pourrait lui arriver. et, un instant, tu penses que ce s'rait p'tre une solution. l'temps qu'tu trouves un moyen d'te sortir d'ton merdier. pourtant, tu décides d'oublier bien vite cette option. battement d'cils. j'voulais rev'nir. mais ça n'a pas l'air de t'faire plaisir. j'ai l'impression qu'tu m'pousses à rester dehors. pourquoi ? parce que j'ai la dalle ? parce que j'suis pas capable de t'dire ... la même chose. je t'aime. tu prends une grande inspiration et sors les clés d'ta bagnole, soigneusement planquées dans la poche d'ton jean. alors maintenant, j'veux savoir ce que toi, tu veux. parce que, dans l'fond, les deux options t'vont. quoi qu't'es pas certaine qu'y en ait une qui t'plaise vraiment. j'reviens. ou pas ? c'est lui qui décide. point barre.

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MessageSujet: Re: beathing heart // plùm   Jeu 25 Oct - 14:01


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T’as l’impression d’agir en gamin. Peut-être bien que c’est parce que c’est exactement ce que tu es entrain de faire. Oui, clairement, ton ego a été touché. Toi, qui aurait clairement préféré un long silence, un simple sourire, ou quoi que ce soit. Mais pas ça putain. Mais peut-être bien que tu réagis aussi mal, parce qu’au final, cet aveu tu ne t’attendais pas à le faire si naturellement. Puis aussi, il faut bien le dire, tous ces sentiments que tu éprouvais envers elle… ils te faisaient peur. Après tout, tu n’y avais jamais cru en tout ça. On t’aurait dit, il y a de cela quelques mois que ça prendrait cette tournure et tu aurais probablement ri de tout ça. Pourtant, c’était devenu d’un seul coup si réel. Puis un soupir. Parce que de toute manière ça ne sert probablement à rien de te tourmenter avec ça. Elle, qui ne semble même pas proche de ressentir la même chose pour toi. « et si c'était l'cas ? et si j'avais juste b'soin d'air ? j'ai pas l'droit maintenant ? » Un nouveau soupir. Parce que clairement, tu ne t’attendais pas à ce qu’elle te donne raison. Tu t’attendais à ce qu’elle te dise que tu te faisais des idées. Qu’elle avait juste faim, mais qu’elle avait l’intention de revenir après. Ou peut-être bien que tu aurais voulu qu’elle insiste pour que tu l’accompagnes. À vrai dire, tu ne sais même plus ce que tu veux, Grayson. « ouais ouais. t’as l’droit plùm. » Que tu finis donc par soupirer. Un peu las. Pour ne pas montrer à quel point ses mots d’affecte. Pourtant, c’est bel et bien le cas. Mais t’es beaucoup trop fier pour lui dire ça, tout simplement. « j'voulais rev'nir. mais ça n'a pas l'air de t'faire plaisir. j'ai l'impression qu'tu m'pousses à rester dehors. pourquoi ? parce que j'ai la dalle ? parce que j'suis pas capable de t'dire... » que tu m’aimes ? C’est peut-être bien justement ça le problème. Ou peut-être est-ce plutôt parce qu’à cet instant précis, t’as pas l’impression que vous êtes sur la même longueur d’onde. Qu’elle ne soit pas prête à te le dire, okay. Mais qui te dit qu’elle le pense. qu’elle le ressent. Y’a rien de moins certain quoi. Et c’est ça qui te fait le plus mal. « alors maintenant, j'veux savoir ce que toi, tu veux. » Bref regard en sa direction. Et le pire dans tout ça, c’est que tu ne sais même pas. Combat intérieur entre ton cœur et ta tête. Ton cœur, qui te dicte évidemment de la retenir. Alors que ta tête te dit que tu devrais peut-être la laisser partir. Parce que tu ne peux que te faire du mal. « j'reviens. ou pas ? » Ta gorge qui se noue. Ton regard qui se pose ailleurs. Parce que tu n’as même plus la force de soutenir le sien. Pas pour ce que tu as à lui dire. « nan, mais j’m’en fous que tu sois pas capable d’me dire quoi que ce soit. » vraiment grayson, tu t’en foutais ? la bonne blague, oui. parce que ça n’en avait pas du tout l’air. Et au final, peut-être bien que c’est toi que tu tentais de convaincre dans toute cette histoire. Parce que oh oui, tu aimerais te croire. « mais c’était vraiment l’bon moment d’me balancer que t’avais faim ? j’veux dire, t’aurais juste pu t’la fermer quoi. » Les mots qui claquent contre ton palais. Sans même que tu prennes le temps d’y réfléchir. Impulsivité d’un gamin paumé, blessé. Qui ne réalise même pas à cet instant à quel point il peut être lui-même blessant. « mais ouais, vas-y. tu reviendras après. ça te laissera le temps de réfléchir. » L’orgueil qui parle, encore. Toi qui n’as d’ailleurs même pas l’air de réaliser que tu ne peux que la perdre avec tes paroles, ainsi cracher. C’est plus toi qui aurais dû te la fermer. Toi, qui aurait dû arrêter de vouloir immanquablement te protéger. Parce que tu lui fais du mal, autant que tu t’en fais à toi. « ça m’laissera l’temps de réfléchir aussi. » De réfléchir à quoi, hein Grayson ?

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MessageSujet: Re: beathing heart // plùm   Sam 3 Nov - 20:23


beathing heart
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la situation t'échappe. ça dégénère sans qu'tu n'puisses y faire quoi qu'ce soit. comme d'habitude, c'est toi qui fout tout en l'air plùm. t'sais faire que ça faut croire. pas capable d'dire je t'aime. pas capable d'réagir d'la façon la plus censée qu'il soit. pas capable d'rester calme. pas capable d'reprendre les rênes. tu t'enfonces dans tes conneries plùm. et plus tu t'éloignes, plus tu l'perds. faudrait qu't'arrêtes, faudrait qu'tu lâches prises, faudrait qu'tu poses les armes. mais faut croire qu'même ça, t'pas capable de l'faire. la maladresse d'tes mots. l'besoin d'prendre l'air après les mots violents. t'aurais pas dû plùm. il t'glisse entre les doigts et toi, t'essaies même pas de l'ret'nir, ni même de t'rattraper aux branches. ouais ouais. t’as l’droit plùm. t'as l'droit mais c'est pas c'qu'il veut. l'soupir qui t'confirme qu'tu vas trop loin. lassitude évidente de ton attitude d'gamine capricieuse qu't'es pourtant pas. et, malgré ça, tu continues sur ta lancée, poupée piquée au vif. parce que tu n'comprends pas pourquoi il en fait tout un drame. pourquoi l'simple fait qu'tu crèves la dalle, ce soit si dramatique. rectification. tu ne veux pas comprendre. qu't'aurais pu agir autrement. qu't'aurais pu trouver une autre excuse. qu't'aurais juste pu fermer ta gueule aussi. et toi, tu continues à r'muer la merde, à r'muer l'couteau dans la plaie. t'insistes. savoir s'il faut qu'tu r'viennes ou pas. putain mais ta gueule et barre-toi. tu f'ras c'que tu voudras par la suite. oui. mais non. tu n'trouves rien d'mieux que d'rester plantée là. à attendre que l'temps passe. à attendre autre chose qu'un r'gard noir qui t'fend l'cœur en deux. la faute à qui ? l'bleu si intense d'ses yeux qui d'vient bien trop sombre. profondeur des océans. nan, mais j’m’en fous que tu sois pas capable d’me dire quoi que ce soit. déglutition difficile, perte de contact visuel. y a plus qu'lui qui r'garde ailleurs et toi qui reste figée. mais c’était vraiment l’bon moment d’me balancer que t’avais faim ? j’veux dire, t’aurais juste pu t’la fermer quoi. ouais, voilà. t'aurais dû fermer ta gueule. une fois d'plus. tu continues à t'demander c'qui n'va pas chez toi. et puis, tu r'jetteras encore la faute sur ton paternel. d'toute façon, c'est lui la raison d'tous les maux du monde. à commencer par ton myocarde en vrac qu't'es pas capable d'maîtriser. parce que t'aurais pu lui dire c'que tu r'ssens, au plus profond d'toi. t'aurais pu lui répondre la même chose, t'aurais pu lui montrer. mais, comme d'habitude, t'en es juste pas capable. poupée effrayée par la nouveauté d'cette relation d'couple. la toute première. parce que, quand on y r'garde d'plus près, toutes les autres n'étaient que bancales. et ça fait mal de t'prendre cette vague puissante d'vérité qui s'fracasse contre tes tympans. poupée vacillante, les jambes en coton et l'palpitant qui semble s'être arrêté. mais ouais, vas-y. tu reviendras après. ça te laissera le temps de réfléchir. bouche-bée. l'impression d'te faire engueuler par ton vieux. l'impression d'n'être rien d'autre qu'une donnée jetable. ça m’laissera l’temps de réfléchir aussi. et l'coup d'grâce qui s'abat sur ta carcasse fragile. tout ça pour une connerie. tout ça pour un malentendu. tout ça pour pas grand chose. t'acquiesces en silence et t'mords avec violence l'intérieur d'la joue. t'sais quoi ... qu'tu commences, lenteur calculée. va t'faire foutre grayson. qu'tu craches en attrapant les clés d'ta bagnole. t'attendras pas une seconde de plus avant d'tourner les talons et d'claquer la porte. et puis l'autre. c'presque si tu cours jusqu'à ta voiture et t'y engouffres en prenant soin d'claquer la portière. elle aussi. poupée sans délicatesse. c'est pas pour autant qu'tu mets l'contact, non. c'pas pour autant qu'tu pars en trombe sans t'retourner. tu restes juste assise là, au volant d'ta caisse aussi rouillée qu'tes sentiments. poussiéreux. la clope dont tu t'saisis et qu't'allumes avant d'balancer l'briquet sur l'tableau d'bord. et c'est à cet instant précis qu'tu t'rends compte qu'tu répètes exactement l'même schéma. comme avant. y a trois ans. l'habitude d'jouer, d'provoquer, d'pousser à bout dans l'seul but d'une liberté qu't'as si longtemps cajolée. mode opératoire bien rodé. t'en étais presque fière d'ta combine, à l'époque. et puis, y a tout qui s'est écroulé autour de toi. t'as changé d'façon d'procéder après ça. l'allumeuse. la bombe incendiaire. l'intouchable. jusqu'à lui. jusqu'à c'qu'il foute un putain d'coup d'pied dans tes barrières, qu'il les fasse trembler jusqu'à c'qu'elles cassent la gueule. constat d'un échec cuisant, toi qui voulais autre chose. mieux. t'as dit qu't'essaierais plùm, t'as dit qu't'y arriverais. ou p'tre pas. mais tu t'souviens d'y avoir pensé. chassez l'naturel, il revient au galop. oui, mais non. c'est pas c'que tu veux. la fumée d'cancéreuse, trop présente dans l'habitacle, qui t'brouille la vue. à moins qu'ce n'soit autre chose. la dernière taffe qui t'crame les lèvres et l'mégot qu't'écrases dans l'cendrier. il s'est passé p'tre trois minutes, finalement, entre l'moment où tu t'es barrée et maintenant. trois minutes qui t'ont parues durer une éternité. poupée qui sort d'la poubelle qui lui sert d'auto. ça n'peut pas s'passer comme ça. tu n'veux pas que ça s'passe comme ça. tu r'nifles, rien d'glamour, alors qu'tu r'franchies la porte d'entrée. détermination. tu l'retrouves là où tu l'avais quitté. pas b'soin d'réfléchir pendant mille ans. plus maintenant. tu sautes littéralement dans ses bras, tes jambes qui s'referment autour d'sa taille et ta bouche accaparant la sienne. baiser fougueux. baiser passion. baiser frisson. comme si c'était la dernière fois. ou la première fois. t'en sais trop rien. les ongles qui s'plantent dans son crâne. rage. provocation. indécence. incandescence. et c'est essoufflée et tremblante qu'tu romps l'contact d'vos lippes brûlantes. ton front contre le sien. je t'aime ... murmure, à peine audible, d'une vérité accablante.

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