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 slave of passions » kyolita

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third ward


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in town since : 08/10/2018
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years old : vingt années, mi-femme mi-enfant. femme fatale et fille de joie.
❀ chained to the rhythm
MessageSujet: slave of passions » kyolita   Mar 27 Nov - 16:59



slave of passions

 
lolita grayson ϟ  kyohei sato


La nuit fraîche faisait voleter ses cheveux de jais qui se confondaient presque avec le firmament. Les rares passants avaient cet air menaçant, fantomatique, une étrange allure que leurs conféraient les réverbères crasseux. Ils sortaient d'un nightclub dont la musique résonnait à une centaine de mètres d'ici. Bientôt sonnerait l'heure du crime. La ville est peu fréquentable ces derniers-temps, elle en a conscience. Les récents faits divers faisaient froid dans le dos. La zone où elle se trouve l'est encore moins. Elle avance, lentement, perchée sur ses hauts talons qui feraient pâlir de jalousie catwoman. La rue elle la connaît, elle y a passé de nombreux moments de sa vie, mais ce soir... une atroce mélancolie embaume l'air. Ces rues étroites et sombres lui feraient presque peur si elle n'était pas d'ici.

Ses doigts fins pianotent furieusement sur l'écran de son téléphone. Elle en a marre qu'on l'abandonne en plein milieu à chaque fois. En plein milieu de tout. Cette connasse a annulé leur sortie ; elle la déteste. Elle devrait à présent renter, pourtant elle est si loin de sa colocation. Et bientôt sonnera l'heure du crime ; il se fait tard. Plus la nuit noircit, plus elle devient froide. Ses jambes nues frissonnent sous sa courte jupe qui moule ses hanches rondes et fermes. Ses talons claquent sur le macadam et rythment les battements de son myocarde. Ses pensées sont toujours lucides, quoiqu'un peu brouillées après les deux verre bus plus récemment dans la soirée.  Si seulement elle savait que ses pas la menaient à sa perte ; au fin fond des abîmes les plus ténébreuses... elle s'arrêterait bien vite et ferait marche arrière à toute vitesse. Il est de ces tournures dans la vie que l'on ne prévoit pas. En cette nuit, rien n'allait comme elle l'espérait. Non, cette nuit toute entière constituait un piège qu'elle n'avait pas prévu, qu'elle ne pourrait éviter. Un tournant des plus sombres, plus sombres encore que ces rues malfamées.

Des aboiements féroces de chiens enragés au loin la firent tressaillir. Elle accéléra la cadence, resserrant sa petite veste qui lui cintrait la taille. Bientôt sonnera l'heure du crime alors qu'elle se perd encore une fois dans son propre esprit, se laisse guider inconsciemment par les réflexes de son corps car toute son attention se porte sur ses pensées. Ne plus jamais organiser une sortie avec cette nana, de toute façon elle n'a jamais eu d'amies qu'est ce qui la fait croire que ça peut commencer aujourd'hui ? Pauvre Lolita, tu resteras incomprise toute ta vie ; tu n'es qu'une garce pour tes sœurs et une allumeuse pour les mecs. Rien en toi ne mérite qu'on t'accorde de l'attention, tu retiens à peine les hommes avec avec ta paire de seins dévoilés à la moindre occasion, et les femmes, tu les répugnes, elles te collent ces mots horribles dont tu ne pourras jamais plus te débarrasser. Tu es la maîtresse de leurs maris, le fantasme de leurs copains. Une fille facile, en somme, c'est tout ce que tu es pour eux, eux tous, autant qu'ils sont. Alors pourquoi t'évertues tu à rentrer dans leur moule, apparemment tu es trop sale pour eux. Parce que tes vices, tu les vis devant l’œil du monde, alors qu'eux, dans leur petites maisons aux murs lisses, ils noient leur démons en cachette, et parfois les consomment.

Une ombre se détache des ténèbres. Grande, sûre d'elle ; épaisse. Un homme, pour sûr. Il se rapproche, elle ralentis. Oh, Lolita, si tu savais ce qui t'attendais. Si tu savais que Lucifer était là, que c'était lui sous cette enveloppe séduisante. Si seulement, mais les regrets ne servent plus à rien, lorsque se déroule la bobine de la vie. Pauvre petite inconsciente, tu aurais du courir et t'échapper. Parce que, pourtant, dans ses yeux en amandes, tu le lisait, n'est ce pas ? Tu avais compris dès lors que ce serait lui, seulement lui, envers et contre tous. Tu avais deviné, pas vrai, qu'il te posséderait ? Tu le savais. Comme si les dieux vous avaient liés. Minuit pile, maintenant sonnait l'heure du crime, et il était trop tard pour reculer.



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first ward


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❀ chained to the rhythm
MessageSujet: Re: slave of passions » kyolita   Sam 1 Déc - 7:16



slave of passions

 
lolita grayson ϟ  kyohei sato


Barbant ! Ces évènements soi-disant mondain et qui s’éternisaient bien plus qu’ils ne l’auraient dû. Mes doigts se refermèrent sur un énième verre pour me délecter de son contenu à la capacité d’annihiler mes pensées, mais rien n’y faisait… je me faisais chier et en dépit des courbettes qui m’étaient faites, je n’y trouvais aucun intérêt. Aucun contrat en jeu, aucun politique ne semblait vouloir venir s’acoquiner avec le trafiquant d’arme. Quels hommes respectables… une belle hypocrisie que je ne manquais pas de noter dans un coin de ma mémoire, un manque cruel de respect et de savoir vivre pour celui qui leur offrait sur un plateau d’argent le matériel nécessaire à leurs guérillas puériles. Je sentais l’impatience poindre et engourdir mes muscles, et ce fut le regard fuyant de l’hôte de la soirée qui acheva de me sortir de mes gonds. D’un pas assuré, je m’avançais jusqu’à lui pour finalement accrocher sur mon visage un sourire de circonstance : faux et un brin menaçant. « Oh, monsieur Sato… » « Tiens donc… vous vous souvenez de mon nom ?! Quel honneur vous me faites ! » La gêne fit luire ses perles sombres et une lueur d’inquiétude les teinta d’un écarlate dont je me délectais. Mauvais et pourri jusqu’à la moelle, je poussais le jeu un peu plus loin. « Nous n’avons pas eu l’occasion de parler business, dois-je m’attendre à devoir mettre un terme à cette si belle alliance ? » La nervosité le fit trembler, et je savais avant même d’avoir commencé, que j’avais gagné. « Non ! Enfin… pourquoi une telle précipitation ? J’ai… j’ai des invités ce soir, mais je pense qu’il faudrait en discuter devant un verre quand… à un moment plus calme… » Ma paume s’écrasa sur son épaule en même temps que je le gratifiais d’un nouveau sourire factice. « Bien ! Alors nous en reparlerons à ce moment plus… calme. » J’accentuais volontairement ce dernier mot, lui faisant la promesse implicite d’une prochaine rencontre, et je quittais le théâtre ridicule des costumes qui déambulaient dans les pièces luxueuses d’une maison en majeure partie financée par un marché bien plus noir qu’il ne voulait l’admettre.

Je regagnais la rue, bien décidé à me débarrasser de ce trop-plein d’énergie bouillonnant dans mes veines. Englouties par l’obscurité, je ne craignais rien en ces rues, errant à la recherche… à la recherche de quoi déjà ? Peu importait, temps que je pouvais laisser le contrôle au démon qui déployait déjà ses griffes, et je m’imprégnais des lieux, des sons diffus et continus qui me parvenaient. Je me laissais guider par les ténèbres dans lesquelles je croisais quelques âmes en perdition. Ivres, conscients, joueurs, fascinés… je lisais dans les regards des passants des envies bien plus obscures qu’ils ne laissaient voir. J’aurais pu continuer longtemps cet exercice, mais ce fut une tout autre silhouette qui attira mon attention. C’est elle. De longues jambes fuselées, une taille fine et écrouée par une jupe qui ne demandait qu’à les quitter, une poitrine fièrement dévoilée par un décolleté plongeant… mes onyx se perdirent sur des courbes sulfureuses pour finalement remonter lentement sur les pulpeuses couleur de luxure et des yeux charbonneux qui s’arrêtèrent sur moi. Sans m’en rendre compte, je m’étais arrêté pour la contempler, gorger mon regard et mes souvenirs d’une vision érotique qui n’appelait qu’à la délivrance. Je pouvais lire dans ses gestes lents et faussement assurés un besoin qu’elle n’avait pas besoin  d’évoquer tant son corps entier le criait. J’avais la sensation d’être un gosse à Noël, et devant moi, le plus splendide des cadeaux dont je n’avais qu’une envie : le déballer. Aussi écoutais-je mon instinct, ou plutôt l’impulsion qui m’amena à son niveau pour la couver d’un sourire en coin. J’eus toute la peine du monde à me concentrer sur autre chose que les tissus fins de sa tenue, ceux que je me voyais déjà lui arracher d’un geste… « Il n’est pas très prudent de se promener à une heure aussi tardive… » Je me giflais déjà intérieurement de cette entrée en matière complètement ridicule. Tu as déjà fait mieux Kyo… Mais c’était sans compter sur mon corps et sa propre volonté qui m’obligea à lever la main pour effleurer son bras nu, provoquant un frisson dont je ne savais pourtant me satisfaire. « Plutôt que d’errer dans ces rues malfamées… et si je vous invitais à boire un café ? » Ce n’étaient pas les bars qui manquaient, et dans son regard envoûté, je pu lire ma première victoire.



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third ward


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MessageSujet: Re: slave of passions » kyolita   Jeu 6 Déc - 17:08



slave of passions

 
lolita grayson ϟ  kyohei sato


Deux âmes perdues dans le labyrinthe de la vie, que le destin avait décidé de faire rencontrer en cette nuit noire. Deux inconnus, deux étrangers l'un à l'autre face à face. C'était plus que des yeux qui se fixent, que des corps qui s'attirent ; c'était leurs étoiles qui s'alignent dans leur ciel sombre et funeste. Bien plus que tout le profane de la scène, c'était une mystique inextricable qui les liait désormais. Lolita ne saurait jamais plus dire pourquoi elle s'était arrêtée, pourquoi elle n'avait pas accéléré le pas comme elle le faisait d'habitude lorsqu'elle se sentait en danger. Pourquoi est-ce qu'elle n'avait pas sortit son opinel et menacer l'homme qui se tenait devant elle. Tant de questions qu'elle se posera lorsqu'il la molestera pour en faire son jouet, autant de questions sans réponses.

Pour l'instant, ils se contentaient de se regarder au plus profond de leur iris ; puis ses yeux à lui venaient se délecter de tout son corps. La façon dont il l'appréciait la flattait ; elle aurait pût flancher pour si peu venant de lui. Son cœur et sa raison s'étaient déjà enlisés, trop pour qu'elle puisse lui résister. En cet instant, il aurait pût lui demander la lune ou tout autre astre qu'elle aurait donné corps et âme pour le lui offrir. Elle aurait sacrifié sa vie pour lui procurer les merveilles de ce monde. Elle était sous son joug, complètement à sa merci alors même qu'il n'avait pas prononcé un mot.

Le timbre de sa voix ne fit que confirmer la plus profonde de ses convictions ; il était son homme ; celui de toutes les situations. ''Oh, vous savez, je ne suis pas du genre prudente en général..., j'adore le danger.'' Rien de plus vrai, c'était ce qui la faisait vibrer. ''Mais vous avez raison, allons boire un verre.'' Si ç'aurait été autre que lui, encore une fois, elle aurait fuit. Mais de la manière dont elle le vouvoyait ; il avait réussi à imposer naturellement toute son autorité, qui ne faisait que s'asseoir avec les secondes. L'engrenage était lancé, rien ne pouvait plus être arrêté, à présent. Ni leur sortie, ni cette alchimie entre leurs deux carcasses. La sienne sensuelle et fragile ; exposée et l'autre, puissante et envoûtante. Ils se complétaient.

Elle le suivait, il connaissait la ville aussi bien qu'elle. Elle l'aurait suivi ainsi, jusqu'au bout de la nuit, jusqu'au bout de la terre, jusqu'au bout de sa vie. Même à l'aveuglette. De toute façon, on ne voyait pas grand chose dans ces ruelles. Et elle a beau vouer un culte au danger et à l'adrénaline, rien ni personne ne l'avait jamais faite sentir autant en sécurité. Ils pénétrèrent dans une enseigne, tous le connaissaient et ne cessaient de lui prouver leur respect par tant de manières. A ses côtés, elle se sentait privilégiée ; la first-lady d'Harvey. Les éclairages plus puissants lui permettait de mieux distinguer les traits virils de son visage. Ses sourcils droits, ses lèvres pleines, sa mâchoire tracée et ses yeux en amandes, si... mystérieux. La seule pensée qu'il eut séduit toutes ces dames éveilla un soupçon de jalousie dans son cœur, alors qu'elle ne saurait même pas mettre un nom sur son noble faciès.

Elle se vit mener une bataille contre des concurrentes imaginaires pour l'attention de ce mâle. Déjà mise à mal par ses fantasmes, elle retira sa veste. Avant même de se vendre, ses atouts lui permettait de retenir. Retenir tout ; les regards, l'attention, le peu d'amour qu'on était capable de lui accorder. Bientôt, ça lui permettrait de retenir des billets. Pour l'instant elle voulait retenir cet inconnu ; comme si elle ne s'estimait pas assez intéressante pour qu'il veuille discuter avec elle. S'auto-saboter. Son corps était son arme fatale, personne n'y résistait, homme comme femme. Mais à se dévoiler de la sorte, on n'accordait plus rien à ce qu'elle avait à dire, à ce qu'elle ressentait. Montrer à quel point elle est baisable, les tenter puis essayer de leur parler. Ça ne marchait jamais dans ce sens là et elle n'était pas assez forte pour s'y prendre à l'envers. Trop de pensées qui se cognent contre les parois de son crâne, la folie des grandeurs, névrose, hystérie. Ça fait mal.

Se reconnecter au présent. ''Comment dois-je vous appeler ?'' Son simple prénom lui serait suffisant tout le long de son existence. Elle s'y accrocherait lors de nuits torrides, comme un fantasme déluré. Si c'était la seule chose qu'il pouvait lui livrer, elle en était dors-et-déjà reconnaissante. ''Moi, j'accepterai d'être appelée n'importe comment.'', accompagné d'un sourire mutin. De toute façon, on ne t'appelle même pas, pauvre petite insolente, tu n'es que la fille facile du quartier et t'en gagnes même pas ton pain. C'est minable. Tu n'es qu'une gamine incapable de parler comme il faut aux hommes de ce genre. Quand est-ce que tu va grandir. Lolita c'est ton prénom, tu l'as peut-être oublié depuis le temps que personne ne t'appelle. Sotte ! Elle se satisferait d'être appelée n'importe comment, tant qu'il l'appelle. Ses pensées obsédantes prirent presque le dessus lorsqu'on vint prendre leur commande.



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