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 braises incandescentes ; foxy.

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♛ les hautes sphères


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in town since : 25/10/2018
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❀ chained to the rhythm
MessageSujet: braises incandescentes ; foxy.   Sam 17 Nov - 18:46

phalanges décolorées, l’sang partout ailleurs, qui bouillonne sous ta chair jusque dans l’cœur.
l’organe vital en effervescence.
c’lui qui t’martèle la cage thoracique, qui t’rappelle, après chaque batt’ment, à quel point t’as la rage.
à quel point t’es défoncé, aussi.
l’âme qui t’dépasse, qu’est en train d’te s’mer p’is, toi, qu’arrive pas à la r’ttraper.
c’elle qu’a un coup d’avance sur toi.
tout l’temps.
ta vie qui t’file sous l’nez, t’glisse ent’ les doigts, les poings fermés trop fort pa’ce qu’la poud’ t’brûle les voies nasales jusqu’ent’ les deux yeux.
comme une balle.
BANG !
qui t’transperce le crâne.
chaque sniffe, c’comme un suicide p’is tu l’sais. p’is t’en a rien à chier.
pa’ce t’as encore ces putains d’images d’imprégné dans ’tête, pensées souillées par son épiderme exposé, cadavre décharné.
p’is elle a froid, tu le r’ssens, c’flagrant.
p’is t’es pas là.
pas là pour la réchauffer, l’attiser, rien qu’assez pour qu’elle r’devienne la braise incandescente qu’t’aimais admirer.
avant.
avant quoi ?
FOXY !
syllabes qu’tu souffles, glacial. ceux qu’env’loppe ton myocarde d’stalactites.
p’is si c’tait toi, sa tempête ?
p’is si c’tait toi, l’responsable d’ses lèvres bleues, d’son teint lactescent p’is d’ses fantaisies givrées ?
pas l’temps.
t’es là.
exactement au moment où elle comptait s’éclipser, son quota d’conn’ries pas suffisamment remplis à son goût, p’t’être.
mais, toi, t’en as assez vu. t’en as trop vu.
TON PRO-BLÈME ?
défroque qui s’veut imposante, ton ombre qui la surplombe.
p’tite blonde aux opales nuageux, obscurcie par l’cataclysme qui lui fait face.
pourtant, y a ta voix qui s’adoucie, qui s’laisse étouffer par l’ambiance nocturne du third ward p’is l’bruit agressant d’tes dents qui grincent.
tu m’expliques pourquoi t’es à poil su’ internet, mh ?
pas d’détours.
t’veux savoir. tout savoir. tout p’is de suite !
mais t’lui donnes même pas la chance d’ouvrir la bouche, ni même d’réfléchir à la formulation d’sa phrase.
pa’ce t’es d’jà ailleurs, toi.
pa’ce tout va beaucoup trop vite, dans ta réalité.
j’t’ai vu ! j’tout vu… même qu’je m’suis m’branlé su’ toi, p’tain ! m’fin, j- avant qu’je sache qu'c'tait toi, s’entend ! j’arrêté quand j’t’ai r’connu, hein !
les mots qui déferlent à une vitesse fulgurante - défiant celle d’la lumière - l’corps qu’a du mal à suivre l’rythme d’ton propre cerveau.
impulsivité pulvérisé dans un sachet.
t’façon, c’pas l’problème, là… par contre, j’aim’rais b’en savoir à quoi tu joues ?
si elle joue…
t’pas prêt pour accepter une aut’ conclusion, t’façon.
non. non, t’veux pas y croire.
à la possibilité qu’elle ait volontairement désiré qu’des connards s’tripotent la nouille d’vant son innocence.
t’y crois pas, non !
p’t’être pa’ce t’fais partie d’ces connards-là, justement.
non pa’ce qu’a un tas d’aut’ activités, excepté d’s’improviser pornstar d’un jour, qu’existent pour t’désennuyer, hein !
sa liberté qu’tu t’autorises à juger.
pa’ce, toi, ça t’fait pas plaisir. pa’ce, toi, c’pas c’que tu veux.
ni pour elle, mais surtout pas pour toi.
pa’ce, foxy, elle s’fait pas mater. foxy, on la contemple, comme une putain d’œuvre d’art.
genre, j’sais pas… la peinture à numéro ! habillé. p’is sans caméra !
p’is tu bouges.
t’arrêtes pas d’bouger. les bras. les mains. la tête. les jambes.
ton ombre qui s’efface et qui r’vient, qui laisse percevoir l’éclat d’ses prunelles que’ques s’condes avant de s’faire engloutir, à nouveau, par les ténèbres.
p’t’être b’en qu’c’est pas elle, qu’a un problème.
p’t’être b’en qu’tu fais pas encore la différence… ent’ l’jour p’is la nuit.
ent’ l’bien p’is l’mal.
ent’ l’amour p’is la possession.
ent’ elle p’is toi.

@foxy blue (froque).
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third ward


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❀ chained to the rhythm
MessageSujet: Re: braises incandescentes ; foxy.   Sam 17 Nov - 19:45

le froid, le froid comme un couteau
comme un couteau dans la chair, un million de plaies
une rivière
un courant
une cascade
de couteaux
de douleur
une rivière
un courant
une cascade
de frissons
de brûlures - glacées - mortelles

le froid, le froid comme un baiser
celui d'harvey, celui de la nuit, celui de la drogue
celui d'un sang dilué, celui d'un corps brisé
encore
et au milieu des étoiles
au milieu des lumières
au milieu
le froid
et foxy

le froid à l'âme, le froid au cœur - le froid qui la mordait, qui ouvrait ses veines pour en faire tomber les larmes, pour y glisser le sel
alors elle buvait
alors elle dansait
alors elle se droguait
pour s'assurer de ne jamais - jamais - totalement se figer
ses os de ne pas se transformer en glace
son cœur de ne pas s'arrêter
- et continuer à battre, même sous les tempêtes
- plus fort, plus fort que les frissons - plus fort encore que le froid meurtrier
que ce froid
ce froid et les traces bleues de ses dents
ce froid et sa fièvre

harvey, sa nuit, son bruit, son vent
et une gamine, un peu ailleurs, un peu perdue
une gamine qui s'impatientait
de ce monde trop lent
de ce monde qui l'emprisonnait
de ces feus qui jamais ne naissaient
une gamine au corps ardent
au corps en flammes
que ce monde voulait
sous la glace
enterrer

soudain, il surgit, de nulle part - comme à son habitude
elle sourit, une seconde, juste un éclat
juste une étincelle
et l'homme au regard d'hiver
et l'homme au feu éteint

quoi ? j'comprends rien
son monde se retournait, devant eux, sur leurs pieds, comme un matin de soirée - comme un alcool mal digéré
kz devait débloquer
elle riait presque
jaune
rouge
transparente
livide

bleue

mais qu'est-ce que tu racontes putain ?? t'es défoncé ??
il allait trop vite, il allait si vite - il la laissait là, interdite, dans un coin
inerte
glacée

il s'écarta, il commença à s'agiter, elle ne savait le suivre
elle ne savait le comprendre
sa colère était opaque, ses mots n'avaient de sens
ils ne pouvaient avoir de sens
à poil
internet

se branler

caméra

elle attrapa son bras pour le ramener vers elle, pour retrouver ses yeux, son regard, pour y chercher un peu de lui, un peu d'elle, un peu de leur chaleur, un peu de ce qui lui manquait
elle ne trouva que des pupilles explosées
des pupilles
glaciales

elle murmurait
sa voix douce comme une supplication
(explique-moi)
calme-toi, je, je comprends rien
(regarde-moi)
tu sais que j'ai jamais été douée pour le coloriage
elle lui sourit, timidement - peut-être rit-elle aussi
sa main (si froide) sur la joue de kz
tu délires, j'te jure, j'ai pas encore fait de porno
et son sourire
dans la brume
et son sourire
disparut
dans le froid
happé
dans le froid
bousillé

dans le froid
elle repensa
et le doute, nouveau monstre, s'effondra sur elle
(anthéa)
ses sourcils se froncèrent et, plus jaune encore, un nouveau rire s'échappa de ses lèvres
non, ptain, kz, tu dois confondre, j'suis pas la seule meuf aux cheveux bleus d'amérique
elle haussa les épaules
tenta la blague
le cœur au-dessus du vide
la vie au-dessus de ce nouveau couteau
tu sais seulement si elle était américaine ? naan, attends, j'veux même pas savoir
(silence)
(le goût du doute)
(silence)
t'as trop pris, mec, tu délires.
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♛ les hautes sphères


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❀ chained to the rhythm
MessageSujet: Re: braises incandescentes ; foxy.   Mar 27 Nov - 21:35

son prénom qui déferle d’ent’ tes lippes lacérés par tes propres crocs.
son prénom qu’tu cites avec violence, avec froideur.
et y a pourtant son sourire qui peint la fresque polaire, c’lui qui réchauffe ton cœur givré.
pas longtemps.
pas assez longtemps.
c’dernier qui s’efface aussitôt qu’tu r’prends la parole.
aussitôt qu’t’ouvres à nouveau la bouche pour émettre des sonorités lourdes d’reproches.
vide de sens.
insensé.
quoi ? j'comprends rien.
l’incompréhension, océan dans laquelle tu nages, tu t’débats, tu t’noies.
tu sombres, aussi.
et tu l’emportes avec toi, la belle foxy.
dans les abysses d’ton esprit torturé, dans les profondeurs d’tes sentiments presque éteints.
dans l’abîme d’ton âme abîmé.
abîmé par une sexualité incomprise, trop longtemps mise aux oubliettes.
et tu t’redécouvres, kz.
un peu.
une curiosité malsaine qui t’a poussé à r’garder, à mater.
à fantasmer sur elle, sur la braise incandescente qu’tu percevais, jusqu’à maint’nant, incapable de s’transformer en un incendie meurtrier.
incapable d’te réduire en cendres.
d’te réduire à néant.
mais qu'est-ce que tu racontes putain ?? t'es défoncé ??
et tu l’ignores.
sa question à deux balles.
parce que c’évident qu’t’es défoncé, ça s’voit dans ta façon d’parler, d’bouger, d’battre des cils.
mais t’as pas halluciné, kz.
t’sais c’que t’as vu, t’sais qu’t’es pas fou.
tu gesticules. trop. et comme un putain d’seau d’eau en plein visage, elle t’ramène à la réalité.
sa main qui s’pose sur ton épiderme, qu’éteint – presque – les flammes qui dansent dans ton r’gard, qu’éteint – presque – la colère qu’illumine tes iris.
calme-toi, je, je comprends rien.
sa voix, douce.
qu’adoucie ton rythme cardiaque, tes traits et ton sang en effervescence.
et t’oses capturer ses prunelles, ces dernières qu’hurlent de douleur, une gueule d’chien battu qui s’empare d’ton visage.
d’la rage à la tristesse.
d’la foudre à une pluie fine.
légère comme ses ch’veux colorés qu’emporte le vent.
légère comme la poudre blanche qu’engourdie ta carcasse.
tu sais que j'ai jamais été douée pour le coloriage.
et elle ose sourire – encore.
et t’oses r’nifler – encore.
l’crâne qui pèse une tonne, les yeux grands ouverts, pupilles dilatés qui t’arrachent une grimace d’inconfort chaque fois qu’tu bats des cils.
et y a sa main, si froide, qui s’pose contre ta joue, qui t’oblige à lever le r’gard vers elle.
t’es pas prêt, kz… t’es pas prêt.
tu délires, j'te jure, j'ai pas encore fait de porno.
pas encore…
et t’as envie d’rire. et t’as envie d’pleurer. et t’as envie d’crier.
pas encore ! comme si c’tait dans ses projets ?
et, tout d’un coup, t’es étourdis. et, tout d’un coup, t’as l’vertige.
haut l’cœur quand t’affrontes finalement la triste réalité ; elle sait pas… elle l’sait pas…
tu… t’es pas au courant ?
tu déglutis bruyamment, salive qu’t’as du mal à avaler. possibilité qu’t’arrives pas à digérer.
foxy, la trop douce.
foxy, la naïve.
et t’as les poings qui t’démangent, kz. et t’as l’cœur qui s’fissure.
non, ptain, kz, tu dois confondre, j'suis pas la seule meuf aux cheveux bleus d'amérique.
ce rire.
c’haussement d’épaule.
et toi qu’arrêté d’bouger, qu’arrêté d’vivre.
tu sais seulement si elle était américaine ? naan, attends, j'veux même pas savoir.
l’silence qui s’immisce entre vos deux frusques, toi qu’arrive plus à aligner un seul mot, ni même à penser correctement.
elle sous l’choc, qui n’veut pas y croire, qu’accuse même la drogue dont t’as abusé.
t'as trop pris, mec, tu délires.
t’es sérieuse ?
question qui plane, qui  reste en suspens queq’ s’ondes, rien qu’le temps qu’tu t’habitues au vide, à la chute.
et c’t’à ton tour d’froncer les sourcils.
incompréhension.
total.
t’penses qu’je m’suis trompé d’nana ?
blessé ?
insulté ?
humilié ?
un peu tout ça et un peu rien à la fois.
j’te r’connaîtrais parmi mille, p’tain !
parce qu’elle a c’portrait, foxy… singulier, celui qui n’s’oublie pas.
parce qu’elle a c’t’aura, foxy… intense, celui qu’tu r’ssens à des kilomètres à la ronde.
et t’sais rien, sawyer.
tu n’connais rien, tout l’temps t’improvises.
mais, ça… jamais tu t’tromperais. jamais tu confondrais la gamine avec une autre.
jamais.
c’tait toi, foxy ! j’te jure qu’c’t’ait toi… t’dois m’croire !
voix qui s’brise, gorge qui s’serre.
pourtant, t’aurais préféré avoir tort. t’aurais préféré être rien qu’trop défoncé.
j’suis… j’désolé…
d’l’avoir maté.
d’être éclaté, d’manquer d’tact.
d’lui balancer ça en plein visage comme une bombe.
désolé pour tout.
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third ward


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❀ chained to the rhythm
MessageSujet: Re: braises incandescentes ; foxy.   Sam 1 Déc - 20:03

elle aurait voulu que le silence s'éternise, elle aurait voulu s'envelopper du froid de l'hiver, s'en faire une couverture, contre le monde, contre ses paroles
contre ces images qui tombaient sur elle par centaines
contre ces pensées qui entraient sans jamais demander

elle aurait voulu qu'il ne dise rien
qu'il ne continue aucune de ses phrases
qu'il garde ce secret
pour lui
pour eux
sans elle
et ne pas savoir

jamais

elle ne voulait pas qu'il la reconnaisse
elle ne voulait pas qu'il la voit
elle ne voulait pas qu'il l'ait vue
jamais
nulle part
et surtout
surtout
pas


comme ça

le jeune continua à parler mais elle ne l'entendait plus - elle n'était plus là
elle n'était plus à harvey
elle n'était
nulle part
perdue
et, dans son crâne, les images que sa sorcière avait enregistrées tournaient en boucle
elle, qui dansait
elle, qui se déshabillait
leurs murmures
leurs sourires
pas mon visage avait-elle soufflé
elles avaient ri
leurs baisers
leurs caresses
leurs voix
leurs délires
leur tendresse
leur nuit

partagée

au
monde
entier

la nausée la gagna, comme une envie de hurler, comme une envie de frapper
elle voulait vomir
sur elle
sur lui
sur le sol dégueulasse qui avait été témoin
sur chaque personne qu'elle croiserait
chaque personne qui
possiblement
l'avait
vue

vomir
la vie
vomir
ses tripes
vomir pour quitter ce corps sali, vomir pour quitter
ce monde

je… j'crois qu'j'vais gerber

les souvenirs qui remontaient à travers de la gorge, l'honneur, l'horreur, le sale, l'interdit, les craintes
en bloc
dans sa gorge
à écarter sa mâchoire
et le goût du retour
quand elle s'appuya contre le mur, pliée en deux, pour ne rien laisser sortir d'autre que des menaces
la colère
la rage
et le dégoût
me touche pas, putain, m'approche pas

cet homme qui l'avait vue sans qu'elle ne le sache
sans qu'elle ne le veuille
cet homme qui


elle aurait voulu le silence
elle aurait voulu fumer
elle aurait voulu se défoncer
oublier
se déconnecter
décrocher
à jamais

elle aurait voulu que keazy ne la voit jamais
comme ça
elle aurait voulu qu'il soit le dernier
lui
le seul
le dernier

et la nuit s'éternisait
elle contre le mur
lui plus loin
elle dans ce délire
si loin
si dur
qu'elle heurta le sol en goûtant à la réalité
j'étais bonne, au moins ? hein, c'était bien ?
conne parmi les connes
d'avoir
une fois de plus
fait confiance
conne parmi les connes
d'avoir cru
en elle
en elles
conne parmi les connes
d'avoir songé
qu'un secret
pourrait tenir
qu'une confiance
pouvait
ne pas être brisée

alors elle s'était redressée, elle avait refait face à cet ami qu'elle ne voulait plus regarder
pour lui cracher à la gueule la haine qu'elle avait
pour lui cacher, à lui comme aux autres, les tremblements et la peur
elle frotta son visage et glissa ses mains dans ses cheveux
à bout
de
tout
c'était bien, keazy ? ça fait quoi d'me voir à poil ? de m'entendre gémir ? c'est comment ? mon futur patron, mon voisin, mon proprio, mon père
le silence
ils vont kiffer ? dis-moi !!

elle reculait
sans le vouloir
sans le sentir
elle reculait
autant qu'elle voulait qu'il la rassure
autant qu'elle voulait entendre sa voix
le calme
la chaleur
contre le froid
dans son sang
dans son corps
et la peur
étouffée
et l'horreur
au
monde
entier
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❀ chained to the rhythm
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