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 seul, à la douceur de vos lèvres — ft. godric

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third ward


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in town since : 01/11/2018
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❀ chained to the rhythm
MessageSujet: seul, à la douceur de vos lèvres — ft. godric   Sam 3 Nov - 21:18

bloc  

zelda

hrp ▵


Des pas légers que les jours perdus ne peuvent plus comprendre. Le sourire de ces lèvres qui ne peuvent que rejeter les plaisirs de ce monde. Caliban, tu ne sais rien de ce monde. Tu ne connais que la beauté d’une bonté, tu ne comprends pas les autres. Tu ne comprends pas la violence, la mort. incompréhension ; perdition des illusions. Caliban, tu es l’être innocent qui parcourt ce monde, les lèvres en folies, les yeux brisés par les années.
Tu es jeune, jeune comme le vieil ancien qui regarde au derrière et regrette les années brûlées par les mensonges du temps.
Je te vois, Caliban. Je vois ton coeur, empli, rempli, désespéré de rêves éphémères que tu oublies aux caresses des lendemains. Je vois ces envies dans tes yeux, celles d’un monde étrange que tu comprendrais jusqu’au bout des doigts. Je vois tes doigts, piqués à l’aiguille. Tes bras striés par la douleur de la souffrance du mal. Des maux envolés ou enfouis.

Ta chemise au vent ; le froid qui attrape tes poumons et te coupe la respiration. Halètement ; joues rougies par les regards de la bise. Caliban, tu es l’oisillon, perdu dans le monde qui l’entoure. Tu es l’enfant né, celui qui ne sait pas quels sont les dangers de ce monde. Tu ne sors pas de ton nid. Tu n’oses pas. Tu ne sais pas comment faire. Tu ne sais pas ce que cette terre renferme.

— il y a une boutique de tissus géniale apparemment, mais elle est dans le quartier des … délinquants.
chuchotement.

Des regards interrogateurs, un haussement de sourcils. Tu ne sais pas ce que c’est, un délinquant, non. Tu ne fais pas partie de ce monde, Caliban, je te l’ai déjà dit. Tu ne sais pas que tu vas te faire écraser. Elle n’attend que ça, te piétiner afin que tu ne te relèves jamais. C’est ce qu’elle fait toujours, pour tout le monde. Vous n’êtes que des proies. Elle vous amène et vous livre à son amie la mort, alors que vous expirez votre dernier souffle. Elle pourrit chaque seconde de cette existence, jusqu’à ce que les âmes soient brisées.
Et tu n’es qu’une âme de plus qui a commencé à se casser, Caliban.
regarde ton corps, c’en est la preuve. tu es cassé, brisé, tu es une marionnette qui est mort à l’intérieur, tu es un rayon de soleil éteint. caliban, tu es la coquille vide qui s’efforce de lâcher une larme au coin de l’oeil, mais qui n’en ressent plus que du dégoût. ce corps te dégoûte, il hante ta vie. si fin, et pourtant si gros. rien n’a de sens, vous le voyez, non ? rien n’a de sens. comprenez le.

je vais y aller alors ! donne moi l’adresse, j’ai besoin de ces tissus pour un costume. ton enjoué, voix rayonnante. désenchantée ; désenchantement.

Bien sûr que tu y es allé sans prévenir quiconque. Tu n’en as pas grand chose à faire, ou peut-être que tu as simplement oublié que ce pourrait être bien. Tu es une brindille, Caliban. N’importe qui te casserait en te touchant ne serait-ce que la joue. Tes bouclettes tiennent à peine dans ton élastique. Tu ne fais pas attention, ton regard meurt d’envie pour ces tissus qu’on t’a vantés.
Tu es passionné, Cal’. Tu es passionné par ce que tu aimes, par ce que tu fais.
Tu es absolu.

excès.

— mec, regarde moi c’te pute. j’suis sûr qu’il aime se la prendre bien au fond.
rire gras ; voici la proie.

Tu ne sais pas s’ils parlent de toi, Caliban. Peut-être vaut-il mieux que tu ne le saches pas. Malheureusement, des paroles ne sont rien dans les actes qui suivent. Tu vois les grandes ombres qui s’approchent. Tu es petit, tu es fin, tu es fragile. Tu ne sais que courir.
Paraît-il que la peur paralyse, Caliban. Tu as peur. Les frissons parcourent ta peau. Le ventre serré, tu avances, doucement, lentement, incapable de presser le pas, incapable de t’enfuir.
Caliban, tu es une proie.

Et bientôt, tu ne peux plus bouger, entouré de ses deux gars. Tu ne peux plus bouger, le coeur figé. Tu n’oses pas lever les yeux. Tu es craintif, tu es peureux, oui, Caliban. Tu es peureux. Et tu sais ce que la peur amène chez toi. Des mains commencent à venir tenir tes épaules, une autre se glisse sous ton tee-shirt et touche ce corps que tu ne connais que trop bien et que tu détestes bien trop.
Quelques secondes encore, et voilà une douce chaleur de honte qui se répand dans ton pantalon. Ton jean est à présent orné d’une tache sombre.

honte.



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fourth ward


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❀ chained to the rhythm
MessageSujet: Re: seul, à la douceur de vos lèvres — ft. godric   Mar 13 Nov - 19:04


ZELDA
I remember it now, it takes me back to when it all first started


Debout face aux placards de la cuisine, Isaac buguait. Il s’était arrêté au milieu du salon, entre le canapé et la petite table branlante qu’il avait réussi à caser contre la fenêtre. A ses pieds traînait deux cartons de pizza, son sac de taff et une bouteille d’eau vide, mais ce n’était pas ça qui l’avait arrêté. Ce qui l’avait stoppé, c’était l’écart entre le mur et le placard de droite.

L’incertitude.
Etait-ce comme ça depuis le départ ? Est-ce que ça allait tomber, là, maintenant, brisant toutes les assiettes ? Non… les assiettes étaient toutes les trois dans l’évier, pareil pour les quatre verres et les deux mugs et demi… hmm. Peut-être qu’en fait le problème, c‘était la quantité de vaisselle.

Isaac sortit une main de sa poche et se gratta derrière l’oreille, indécis au milieu de son salon.

-Atkins.

Il se retourna vers le canapé et les portes entre-ouvertes de leurs chambres et continua comme on lance que bouée à la mer :

-Tu sais fixer des étagères ?

Isaac voulait changer de toute façon, les placards l’agaçaient avec leurs portes inutiles. Oui, il voulait changer, et puis en profiter pour ajouter de la vaisselle, mais ça, il avait comme l’impression qu’il ne pouvait pas tout de suite le dire à Godric ; il allait falloir attendre… le prendre par surprise pour qu’il ne puisse plus rien dire une fois devant Goodwill.

N’attendant pas la réponse, il attrapa sa veste sur le bord du canapé et s’agenouilla pour trouver ses chaussures sous la table basse. Ils vivaient comme deux célibataires, ou deux homo – ou comme deux abrutis qui ont soudain plus de possession qu’en dix ans de leurs vies. N’empêche que ça s’accumulait vite ces merdes.

Il trouva les chaussures de Godric et les lui lança, dans la tête, le ventre ou bien dix mètres à côté de sa cible, Isaac ne fit pas attention. Il partait du principe que comme il n’y avait strictement rien à faire dans l’appart, son nouveau colocataire aller le suivre sans plus de commentaire – peut-être dans l’espoir qu’ils aillent enfin acheter une télé ou un ordinateur… ou même des livres. Vraiment, il n’y avait rien dans cet appart.

En moins de cinq minutes, le duo était dehors, en bas du petit immeuble de deux étages coincés entre deux bâtiments décrépis. Isaac fit un signe à leur proprio – le vendeur de tissu dans la boutique juste en-dessous de chez eux - et continua sa route, laissant Godric faire ses magouilles avec le gérant. N’allez pas demander ce qu’une boutique pareil foutait au milieu de ce quartier, Isaac ne savait pas et ne voulait pas demander et de toute façon, il était occupé à compter sa monnaie pour prendre le bus à l’angle de la rue, tendant les billets chiffonnés vers Godric au fur et à mesure.

Rire gras.
Isaac ne leva même pas la tête, retrouvant un bonbon à la fraise dans sa veste – le donnant aussi à Godric.

-Oh, mais c’est une pisseuse !
-Tain, mais c’est quoi ton problème ?!


Isaac, curieux, releva la tête.
Double take.

Un gamin amaigri, deux sales pates qui le touchaient. Son sang ne fit qu’un tour et il est déjà intervenu avant même de penser. Merde, Isaac. Je pensais que t’avais retenu la leçon.

-Problème ? cracha-t-il en se posant juste devant le gosse - cheveux sombres, épaules recroquevillés, fragile ; il lui rappel quelqu’un. Une sale impression dans la gorge, Isaac coupe la fuite du gamin, mais ce n’est pas lui qu’il regarde, ce sont les deux connards de chaque côté.

Honnêtement, seul, Isaac ne faisait pas vraiment peur ou plutôt, contre deux abrutis, il ne semblait pas assez baraqué pour pouvoir les effrayer. Par contre, il avait un avantage non négligeable. Godric.
Godric faisait un peu peur.
Isaac aussi, mais d’une façon un peu moins… immédiate.

De toute façon, ça éviterait une situation où Isaac devrait se battre… encore fallait-il que Godric l’ait suivi et ça, c’était pas sûr.
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fourth ward


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❀ chained to the rhythm
MessageSujet: Re: seul, à la douceur de vos lèvres — ft. godric   Mar 13 Nov - 19:32




Seul, à la douceur
de vos lèvres
ZELDA + too late, you wanna make it right,
but now it's too late. i'm trying not to waste my time

Godric se demande parfois s’il vit éveillé ou s’il continue en dormant les yeux écarquillés. Comme un enfant ; que tout cela n’est qu’un fragment de son imagination ; toutes ces années passées ne sont que des rêves d’un gamin perturbé souhaitant s’en aller. Parfois il se demande s’il va se réveiller en sursaut dans son petit lit ; ayant rêvé toute cette vie.

Son reflet lui répond ; les yeux sombres ; la gueule maquillée d’une barbe mal rasée ; ses lèvres pincées avec un air agacé. Agacé de se poser toutes ces questions ; agacé de se sentir flotter sans raison. Un vieux jogging tombant sur ses hanches tatouées, il quitte la salle de bain et se dirige finalement vers le salon slash salle à manger slash cuisine ; trainant les pieds. Il entend Isaac l’interpeller ; désespéré.
— « Tu sais fixer des étagères ?»
Godric lui offrir un rire à demi-amusé ; à moitié étranglé.
— « On a vraiment besoin d’étagères ? » demande-t-il, sourcil haussé.
Leurs assiettes sont toujours soit sales ; soit utilisées ; à quoi bon avoir un meuble pour les y ranger. Il ne voit pas le problème, il suffit de les empiler dans un coin de la pièce jusqu’à ce qu’elles soient usées et lavées. Un cycle familier qui, pourtant, lui est étranger. Ils avaient la belle vie en prison ; en fin de compte ; nourris et loger sans même devoir faire la vaisselle ou préparer à manger.

Godric se gratte le menton alors qu’il évite le lancer de vieilles baskets qu’Isaac vient de réaliser. Un soupir plus tard, il se retire dans sa chambre pour enfiler un vieux t-shirt gris dont le logo est à moitié effacé. Il récupère une de ses chaussures près de la salle de bain ; l’autre encore dans la salle à manger et s’empresse de les enfiler. Les mains dans les poches il se contente de suivre Isaac, n’ayant rien de mieux à faire de la journée.

En sortant, ils croisent le chemin du proprio — Marco. Un petit homme moustachu qui a ouvert sa boutique il y a déjà trente ans. Enfant, il lui arrivait de venir voir sa fille pour l’emmener faire un tour dans les bosquets. Et puis maintenant elle est mariée ; elle a pondu deux enfants et l’a oublié. Godric s’arrête un instant, posant son coude sur la caisse enregistreuse cassée.
— « Alors, les affaires ? » demande-t-il, intéressé.
— « Tu sais très bien comment vont les affaires en ce moment gringo » Godric lui offre un sourire affamé, ses yeux glissant un instant vers la porte menant à l’arrière-boutique.
— « Ay, ay. Tu sais qui appeler si ça commence à chauffer. » lui répond-t-il, offrant un signe de la main à un Marco qui lui répond en grommelant.

Godric rejoint Isaac en trottinant près du seul arrêt de bus du quartier. Sans rien dire il accepte les quelques billets que son ami lui tend, et le vieux bonbon à moitié emballé. Godric ne se fait pas prier, jetant le papier par terre avant de le gober, un sourire satisfait au coin des lèvres. Du coin de l’œil il observe une commotion dans une ruelle non-loin, un rire gras, deux gars qu’il connaît bien et une troisième personne qu’il peut à peine distinguer. Le goût de fraise se disperse à peine sur son palais qu’il entend déjà Isaac s’en mêler — ce gamin ne peut pas s’en empêcher on dirait.  

Soupir, parfois il se demande s’il n’aurait pas été préférable de rester enfermé ; dans sa piaule ou dans sa geôle. Il lève la tête un instant vers le ciel voilé, ses bras nus contre le vent glacé ; comme s’il se mettait à prier un dieu qui l’a déjà abandonné. Godric se rapproche du quatuor, les mains dans les poches, le regard sombre fixé la tête des deux types baraqués contre lesquels Isaac veut se castagner.
— « Well fellas, qu’est-ce qu’on a là ? » dit-il en passant son bras autour de la nuque d’un des gars.
Son regard se pose sur la demoiselle en détresse qu’Isaac s’est empressé d’aller protéger. Ah. Une tête familière ; il a toujours eu une bonne mémoire des visages. Ses yeux de biches ; ses cheveux emmêlés et son physique de brindille qu’un coup de vent pourrait briser. C’est le gamin. Celui qui a décidé de le voir un matin. Celui qui est venu le voir encore quelques fois sans qu’il n’ait rien demandé. Le gamin qui, apparemment, n’a pas supporté la pression et a mouillé son pantalon. Son nez se fronce alors que l’odeur âcre commence à stagner.
— « Si c’est pas le frérot à John. » souffle-t-il avant de se tourner vers Isaac. « Tu te souviens de John hein ?» dit-il, sentant le type essayer de dégager son bras de son épaule, sans succès. « Tiens, Martin » finit-il par dire, faussement surpris, son regard acéré se posant sur un des deux gars. « Ça fait longtemps, n’est-ce pas ? » souffle-t-il, ses lèvres ourlées. « Comment va Julia, toujours mariés ? » demande-t-il faussement concerné. « Je me demande toujours comment tu as réussis à finir avec une telle beauté.» dit-il avant d’ajouter. « Je pense que je me la suis tapée. Tu devrais essayer, c'est une vraie lionne au pieux, à croire que son mari n'arrive pas à la tringler. » souffle-t-il à Isaac sur le ton de la confidence.

Godric sent ses lèvres s’ourler en un sourire affamé quand il voit la rage rougir ses joues et ses poings se fermer. Une seconde passe ; les injures volent et le voilà en train d’éviter un crochet du droit, glissant le pauvre type dans la ligne de mire — parce que, après tout, pourquoi ne pas s’amuser.  

FT. ISAAC + CALIBAN
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❀ chained to the rhythm
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