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 endless bliss ; vesper.

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♛ les hautes sphères


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in town since : 14/09/2018
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❀ chained to the rhythm
MessageSujet: endless bliss ; vesper.   Jeu 25 Oct - 20:17

tu déambules dans les rues d’harvey, carcasse qui s’frôle à l’architecture anarchique d’ta ville maudite. d’ta propre prison, en quelque sorte. et tu vagabondes sous les constellations à la r’cherche d’un truc à foutre, d’une fête à squatter. n’importe quoi qui t’chang’ra les idées, l’mal de place.
à la r’cherche d’alcool, forte. tomber dans les vapes, mais pas trop non plus. pas pour jouer l’con, mais rien qu’assez éclaté pour engourdir tes membres.
ouais, c’est ça… t’engourdir.
pour n’plus rien r’ssentir.
p’is tu l’entends, la musique. assourdissante. celle qui t’martèle les tympans, qu’échauffe l’sang dans tes veines alors qu’tu chancelles jusqu’une vieille bicoque désuète. un coup d’œil vers le toit, sourcils qui s’haussent, seul’ment. doux sourire qui s’empare d’tes lèvres lorsqu’tu baisses les yeux pour agripper la poignée.
porte qu’t’ouvres comme si t’étais chez toi, maison qui, pourtant, t’n’as jamais visité jusqu’à maint’nant. aucun mentons qui pivotent dans ta direction, l’impression d’n’être qu’un fantôme dans l’monde des vivants. transparent, invisible. ou p’t’être qu’ils sont tout simplement habitué, d’voir des étrangers franchir la porte d’entrée.
spectre qui vole dans la grand’ pièce, qui tombe sur un trésor, pupilles qui s’gonflent, qui brillent. bouteille d’vodka qu’tu piques au passage, celle à d’mi pleine qui traîne, là, à côté d’deux passionnés qui s’lèchent les amygdales. flacon d’courage qui t’accompagne jusqu’à l’étage, jusqu’à la chambre des maîtres. pour la retrouver. elle.
cadavre qui flotte jusqu’à la fenêtre par laquelle tu t’échappes pour t’laisser bercer par la brise automnale.
ça d’vient une habitude…
voix qui casse l’silence, qui dérange, qui gêne. mais ça n’t’empêche pas d’avaler la distance qui t’sépare d’sa silhouette, d’t’imposer.
pas envie d’être seul, coincé ent’ deux réalités distinctes. ent’ tes songes nébuleux et tes gestes contradictoires. et t’espérais secrèt’ment qu’elle soit là, ask’. ouais, t’as b’soin d’elle, ce soir.
de t’trouver là, perché sur les toits… au d’ssus d’tout.
un peu comme le ciel étoilé qui surplombe vos corps éméchés.
bouteille qu’tu lui tends avant d’t’accroupir à sa hauteur. c’te dernière qui, pourtant, tu n’lui cèdes pas lorsqu’la pulpe d’ses doigts glissent sur la vitre translucide.
toi qui tente d’attirer son attention, d’heurter ses prunelles, à ta complice noctambule.
index qu’effleure son menton, tu l’obliges à l’ver les yeux vers toi. ses iris sombres qui percutent les tiennes. et tu l’captures enfin, le r’gard égaré d’ta belle amie.
hey… ça va ?
sonorités soufflées. essoufflé d’ces faibles sourires qui peignent la fresque macabre d’ton faciès éteint. opales ombragées qui dansent, tanguent sur ses traits, ceux qui s’embrasent sous l’reflet d’la lune.
oh oui, elle est belle, vesper.
à la tombée d’la nuit, lorsqu’elle enfile sa défroque nocturne, dans son plus simple appareil.
p’is t’abandonnes ton emprise, aks’, sur la bouteille qui t’maint’nait lié à elle. parce qu’tu devines dans son r’gard qu’elle en a autant b’soin qu’toi, d’ce liquide anesthésique. tes doigts qui suivent l’mouv’ment, qui quittent son épiderme pour s’emmêler dans tes ch’veux. l’cul qui bute l’bardeau… enfin, tu soupires.
plénitude.

@vesper russell


Dernière édition par Aksel Fox le Ven 21 Déc - 14:54, édité 1 fois
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sixth ward


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❀ chained to the rhythm
MessageSujet: Re: endless bliss ; vesper.   Lun 5 Nov - 6:00

ce besoin d's'évader. d's'inventer une nouvelle réalité.
ce besoin qui compresse son organe saignant. qui se fait pressant. pour éviter la crise d'angoisse, les larmes dans la foule. les regards dans sa direction, les questions déplacées auxquelles elle veut pas répondre. elle veut, elle doit fuir. loin d'eux, loin d'cette musique entêtante, loin d'cette soirée à laquelle elle n'aurait jamais du se rendre. l'cul des verres qui claquent contre les meubles, les éclats de rire qui résonnent contre les murs. les conversations bruyantes qui attaquent ses oreilles, les murmures sifflants, sensuels qui glissent sur sa peau. sa main qui remonte derrière sa nuque douloureuse.
chaleur oppressante.
elle se précipite dans une chambre, folle idée en tête. remonte la fenêtre pour sortir, se rapprocher du ciel étoilé. l'envie d'être un oiseau, de pouvoir se décoller du bitume pour rejoindre les nuages quand elle en a envie. quand elle en a besoin. fuir ce monde douloureux, ce monde mesquin. fuir sa propre image dans le miroir. le vent froid contre la chaleur de sa peau, le vent qui vient emmêler les cheveux bruns. sur l'toit elle s'assoit, remonte ses jambes contre sa poitrine, passe ses bras autour de ses genoux.
c'est agréable.
elle sent l'angoisse redescendre presque immédiatement, son regard se perd dans les rues. les quelques maisons allumées. elle s'demande ce que font les gens chez eux, présentement. peut-être qu'ils s'engueulent. peut-être que d'autres se réconcilient. peut-être que certains pleurent tandis que d'autres rient. certains dorment, d'autres sont victimes d'insomnie. et il y a elle.
qui rêve, qui a peur, qui tremble mais pas de froid.
et la voix qui résonne à ses oreilles, douce mélodie. un sourire déchire ses lèvres. aksel. murmure dans la nuit. c'est son binôme sous l'manteau d'étoiles, dans l'alcool. un frisson remonte le long de son dos en sentant ses doigts contre sa peau. elle ne cherche pas à se défaire de l'emprise, relève docilement le menton pour plonger son regard triste dans le sien. c'est l'meilleur endroit pour réfléchir., pour être loin de la foule et loin du bruit surtout.
elle braque son regard sur la bouteille. ouais, elle en a bien besoin ce soir. ses doigts tardent pas à rencontrer l'verre. ça va nickel. fouaises ça s'voit ça que va pas tant qu'ça. elle pense trop, elle réfléchit trop justement. au poids de la mort qui pèse sur ses épaules. à la relation avec eros. à sa culpabilité. à son boulot qui rapporte rien. elle est à deux doigts d'finir à la rue. alors non, ça va pas.
pourtant elle laisse un p'tit sourire sur ses lèvres. et toi ? qu'est-ce qu'tu fous là, t'avais b'soin de compagnie ?
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♛ les hautes sphères


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❀ chained to the rhythm
MessageSujet: Re: endless bliss ; vesper.   Sam 22 Déc - 15:35

subtilité absente. inexistante. tu t’imposes comme si t’avais été invité, comme si on t’avait déroulé l’tapis rouge jusqu’à elle. vesper.
aksel.
ton blase qu’elle murmure, tout bas. comme si elle craignait déranger les étoiles, perturber la lune et désaxer les astres qui vous surplombent. et son sourire qu’elle t’décroche, qu’écorche ses lèvres.
« fatigué d’faire semblant, vesper ? tu sais, avec moi, tu peux crier. »
mots qui s’meurent dans l’silence, incapable d’ouvrir la bouche. la pulpe d’tes doigts qui glissent sous son menton, son r’gard qu’tu cherches pour y déchiffrer la vérité. lippes baratineuses, hypocrites. celles qu’t’as envie d’mordre, au sang.
c'est l'meilleur endroit pour réfléchir.
sourcil qui s’arque, t’oses enfin l’interroger. marque d’politesse qu’t’as souvent l’habitude d’oublier, toi.
ça va ?
c’est vaste. trop facile d’la contourner, c’te putain d’question. d’mentir, d’changer d’sujet. et tu t’rappelles enfin pour quelle raison ça t’échappe toujours…
ça va nickel.
pour éviter d’te prendre c’genre d’réponse.
insatisfaisante.
et t’abandonnes sa peau brûlante, son r’gard presque glacé. l’contraste d’ses songes, d’ses paroles. d’son sourire, d’son timbre de voix. mais tu n’pars pas, aks’. parce que toi aussi, t’aurais menti.
parce que toi aussi, tu mens tout l’temps.
et toi ? qu'est-ce qu'tu fous là, t'avais b'soin de compagnie ?
insomnie.
un mot. sonorité fêlée par un soupir. un soupir éreinté. un soupir placide. et toi, aks’ ? ça va ou ça n’va pas ?
j’cherchais un truc à foutre…
tes mains derrière la tête, carcasse qu’tu laisses choir contre l’bardeau. les opales qui s’noient dans les constellations, qui brillent autant qu’le ciel. et t’sais pas si c’est l’espoir qu’illumine tes yeux…
ou si c’est rien qu’le reflet d’la voûte céleste.
p’is j’t’ai trouvé.
menton qui pivote vers ta complice noctambule, lèvres qui s’étirent en un d’mi sourire. et tu t’perds – encore. une fois d’trop. dans l’infini trop loin. celui qu’tu n’pourras jamais toucher.
c’tait ça ou j’dévalisais l’armoire d’peppermint d’mémé… elle aurait fait une crise cardiaque en s’réveillant d’main matin !
un rire. léger. celui qui s’éclipse, qu’tu r’tiens pas. à quoi bon ? parce que les gens comme toi, fox, n’ont plus l’droit au bonheur. les rires en chœur n’suffisent pas – ou n’suffisent plus. et c’est p’t’être pour ça qu’tu ravales la bile qui r’monte jusqu’dans la bouche.
et c’est p’t’être pour ça qu’tu tues tes sentiments au lieu d’les hurler à tue-tête.
parce que t’as peur, aks’. d’être heureux à nouveau.
et tu l’étouffes, c’te joie éphémère. les traits qui s’assombrissent. ton r’gard, aussi. p’t’être qu’t’es en colère. ou p’t’être qu’t’es triste. ou p’t’être qu’t’es ailleurs. partout excepté là où on veut qu’tu sois.
vesper, dis-moi…
« dis-moi pourquoi tu n’cris pas ? dis-moi pourquoi tu m’mens ? dis-moi c’que tu tentes d’avaler avec c’t’alcool ? dis-moi tout… »
tes doigts qu’effleurent ses boucles, celles qui tombent contre ses épaules. et tu la contemples, elle et sa mélancolie. ses rêveries silencieuses qu’elle n’te partage pas. mais qui s’harmonisent aux tiennes.
beaucoup trop souvent.
parfaitement.
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❀ chained to the rhythm
MessageSujet: Re: endless bliss ; vesper.   Ven 11 Jan - 7:56

le bonheur, elle le sait, elle ne pourra sûrement plus y goûter.
et de toute manière c'est le prix à payer pour avoir fait ce qu'elle a fait. pour avoir volé un script, pour avoir volé une vie, pour avoir volé une âme et pour avoir trahit une amie, sa pierre précieuse.
et la sentence glaciale elle l'accepte, la dépression, les médicaments pour ne pas tomber, les rendez-vous chez l'psychiatre pour parler.
toujours parler, mais ça ne va pas mieux, parler dans le vide.
pas parler pour aller mieux, parler pour qu'ce putain de médecin lui foute la paix. juste lui dire ce qu'il a envie d'entendre et s'barrer avec son ordonnance renouvelable jusqu'à la prochaine séance.
recommencer le même processus, en boucle. ouais tout ça elle l'a accepté. et puis merde si elle r'ssemble à un putain d'zombie ou si ses lèvres ne savent quasiment plus sourire. elle mérite rien d'plus, elle mérite pas qu'on lui offre de l'amour, elle mérite même pas l'pardon. parce qu'on n'pardonne pas quand la lâcheté débouche sur la mort. qu'on n'pardonne pas à quelqu'un d'avoir envoyé sa pierre précieuse entre les doigts de la faucheuse.
c'est pour ça.
qu'elle se retrouve seule face à ses noires pensées sur ce toit.
enfin, plus tellement seule parce qu'il est là, maintenant.
somnifères ?
solution de facilité pour rejoindre plus facilement les bras de morphée. toujours des médicaments, le remède à tous les maux. le pansement, juste un putain de pansement. qu'si t'arraches un peu trop rapidement tu douilles. et puis avec l'risque que la plaie se soit infectée. parce que les pensées sombres elles s'infectent toujours sous l'pansement, les pensées sombrent sont masquées par les médocs et ensuite tu r'plonges dans un putain d'cercle vicieux.
elle sourit.
tu m'trouves toujours.
parce qu'elle est comme ça leur relation, d'toute manière. ils se retrouvent toujours la nuit pour discuter. ou s'taire, simplement profiter des étoiles, profiter d'la légère brise. profiter du silence.
pour ranger les pensées.
en vain.
un frisson lui r'monte le long du dos, elle se tourne vers son camarade nocturne. sourire sur les lèvres, très légèrement. elle observe les traits d'son visage éclairés par la lune.
te dire quoi ?
qu'ça va pas ? qu'si elle s'cache sur un toit au lieu d'profiter d'la soirée c'est parce qu'elle est rongée par la culpabilité ? qu'elle a cette putain d'impression qu'son crâne va se fissurer à force d'y songer tout le temps, tous les putain d'jours d'sa putain de vie ? qu'elle a foiré.
qu'elle a vraiment foiré.
qu'est-ce que tu veux entendre ?
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