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 GASOLINE (alas)

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fourth ward


Alec Smith


in town since : 15/10/2018
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MessageSujet: GASOLINE (alas)   GASOLINE (alas) EmptySam 20 Oct - 0:17


ARE YOU INSANE LIKE ME ?  BEEN IN PAIN LIKE ME ?
RUN ON
G A S O L I N E

maintenant je cours tout l'temps et je laisse plus de trace, maintenant j'ai les yeux rouges et je dors plus, j'ai tout essayé, toute la vie que je trouvais, mais y a rien qui y fait
y a rien qui aide
j'ai mal j'ai mal j'ai mal comme un chien
un chien errant
j'ai plus grand chose
j'ai plus d'sens
plus d'sommeil
plus d'repos
plus d'vie
j'te jure
j'en ai marre de courir, d'errer, d'attendre le lendemain, l'oubli, ou une bagnole trop bien lancée.

cette nuit j'ai mal au dos mal au ventre mal à l'âme
cette nuit j'ai des couteaux dans les yeux et du feu dans la gorge
j'ai compris à la 27ème lune que j'ai vue qu'en fait c'était des lampadaires
cette nuit je rentre pas et je rentrerai plus
cette nuit je brûle ton fantôme avant de clamser de douleur
quitte à clamser de douleur
j'm'en fous.

j'en peux plus.
t'es où ?
je gueule encore dans la rue, les gens doivent me prendre pour un mec bourré et défoncé et désespéré
et j'sais pas m'énerver contre ça
je gueule comme un taré j'te demande où tu es
et j'm'énerve pas contre le monde parce que je le sais putain je le sais que je suis qu'un mec bourré et défoncé et désespéré
et plus je gueule plus je le sens
et plus je le sens plus je le sais
que je te reverrai jamais.

j'ai les yeux et les poings et la gorge et les lèvres rouge sang
j'ai l'âme à vif et ça se voit à 5 km à la ronde
j'insulte même plus les enfoirés qui changent de trottoir en me voyant.
j'ai compris.
j'suis un putain de chien errant, sans toi j'ai toutes les maladies
hépatite galle tétanos sida
j'suis foutu et contagieux
même le destin ne veut plus de moi
j'insulte même plus la vie qui me la fout à l'envers.
j'ai compris.
au lieu de ça j'm'assois dans mon coin, le dos au mur et le cœur en l'air,
ça tourne ça tourne, ça s'arrête pas,
j'sais plus mon nom, j'sais plus où j'habite, j'sais plus marcher et à peine parler et pourtant j'oublie rien de toi.

t'étais mon seul repère, dans ce monde qui me dégoûte, dans ce monde qui me rejette,
t'étais mon requin-phare, t'étais mon modèle, mon mur, mon chemin,
tu tenais la famille unie, tu étais fort comme maman et fier comme notre père,
t'étais l'étoile, t'étais le berger, tu tenais le ciel
dans ta main
dans ton rire de con
tu m'as tout appris et regarde, regarde comme j'sais plus rien, sans toi
regarde comme j'te fais honte,
imagine ce que maman dirait, si elle me voyait, par terre, dans cette ruelle.
honte aux sharks, honte aux smith, honte à ceux qui sont morts pour nos rangs.
honte à ce p'tit frère qui a pas les épaules pour porter son modèle absent.

(et puis cette silhouette)
(j'la reconnaitrais entre mille)
(tu m'en as parlé des heures durant)
(même ça, j'ai pas réussi, tu sais - la protéger)
(cette silhouette que t'aimais tant)
alors j'me redresse, difficilement, avant qu'elle ne s'approche trop - qu'elle ne me reconnaisse
j'ignore ma gueule amochée et mes yeux injectés de sang
j'ignore mon état
mes cernes, ma fatigue, ma détresse -
j'sais pas si elle m'a vu
j'sais pas si elle a entendu mon cœur s'arrêter un peu
parce que quand je la vois
c'est un peu comme si c'était un peu de toi
t'sais
c'est dur et doux à la fois

hey, wheeler.
j'ai un vieux sourire - le même que l'tien, il paraît - celui que tu f'sais
celui qu'on fait quand on est gênés
(ça t'arrive encore à toi, te faire le timide, depuis qu't'es plus là ?)
j'ai l'âme en feu, j'ai le sang dilué
les pupilles dilatées
mais face à elle tu sais
(doucement)
la douleur
(doucement)
disparaît
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♛ les hautes sphères


Lukas Wheeler


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MessageSujet: Re: GASOLINE (alas)   GASOLINE (alas) EmptyDim 21 Oct - 23:52


gasoline
lukas & alec

La tête qui tourne, ta gorge qui se serrent. Parce qu’il n’y a que le silence autour, que le vide. Rien pour t’occuper l’esprit, rien pour t’ancrer les deux pieds sur terre. Alors toi tu subis, tu commences à sombre, tu deviens proie de tes souvenirs. Tu cherches à t’en sortir, en prenant une grande inspiration. Tu cherches à faire le vide dans ta tête, en t’arrêtant en fermant les yeux, en t’époumonant intérieurement pour que ça s’arrête. Mais ça ne fait que continuer de plus belle. Si bien que ça en devient trop. Que tu finis par ne même plus arriver à gérer.
Les pas qui s’enchainent donc. Sans trop savoir où ça te mènera. À vrai dire, tu as simplement besoin de bruit extérieur. Pour faire taire tes pensées. Puis peut-être un verre aussi. Enfin un, ou deux, ou trois, ou quatre. Cette fois pour les engourdir. Pour retrouver un semblant de paix intérieur. Comme si ça allait suffire. Même si clairement, ça n’allait pas nuire.
Alors tu continues à marcher. En fixant tes pieds. Comme si c’était nécessaire pour que tu continues à avancer. Un pas devant, et puis l’autre. Et on reprend encore une fois. C’est ce que tu te dis, ce que tu te répètes en boucle, dans un coin de ta tête. Pour pas perdre pied. Pour pas exploser. Parce que putain, c’est sur le point d’arriver.
Concentrée, sur cette tâche, qui n’aurait même pas dû en être une, tu ne l’avais pas remarqué. Et ce n’est qu’au son de sa voix que tu sors de tes pensées. « hey, wheeler. » ton regard, qui se redresse vers lui. Le choc que ça te fait, comme à chaque fois. Parce qu’on dirait lui. Mais justement, ce ne l’est pas. Pincement au cœur. Parce que clairement, tu ne peux pas dire autrement. Il te manque. Putain qu’il te manque. L’intérieur de ta joue, que tu mords vivement. Le goût métallique de ton sang qui ne tarde pas à envahir ta bouche. Mais c’est clairement mieux ça, que laisser perler une larme le long de ta joue. « salut alec. » pourtant c’est pas ce prénom qui te brûlait les lèvres. paris, voilà comment tu avais failli l’appeler. L’impression que c’était lui que tu avais sous les yeux tant la ressemble était frappante. Pour c’était sur les différences que tu tentes de te concentrer. pourtant, ça aussi, c’est pas facile. pourtant, ces les traits marqués de son visage sur lesquelles tu décides de t’arrêter. Les plaies visibles. Tu ne serais pas surprise d’apprendre qu’il s’est battu. Qu’il a pris des coups. Ta main qui se pose sur sa joue, tes doigts qui effleurent les marques. T’es douce, beaucoup trop douce. Enfin, avec un presque inconnu. « T’as une sale gueule. Il t’est arrivé quoi ? » Que tu demandes. Parce que c’est plus fort que toi. Parce que tu te fais du souci pour lui. Comme tu t’en faisais pour paris. Pourtant y’a ta main qui finit par retombé le long de ton corps, alors que tu commences à réaliser à quel point c’est étrange. Peut-être plus pour lui que pour toi. Et peut-être bien que t’aurais dû détourner le regard, continuer ton chemin. Arrêter de te faire du mal. Et pourtant… « Dis. T’as envie d’aller prendre un verre ? » Et toi, tu ne sais pas trop. Si t'as envie qu'il accepte, ou qu'il refuse.

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Alec Smith


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MessageSujet: Re: GASOLINE (alas)   GASOLINE (alas) EmptyDim 28 Oct - 22:39

j'fais comme si j'voyais rien, comme si j'étais con
j'suis pas grand-chose d'autre, au fond, alors c'est plutôt facile à croire
que j'vois pas sa tête quand elle me voit
quand elle croit te voir toi
j'suis sûr qu'elle a dû se reprendre, se dire "mais non lukas t'es conne, il est mort, ça peut pas être lui"
et puis l'voile sur ses yeux
la déception
elle a compris
c'est juste moi
l'ptit frère, le faux, le remplaçant, le fantôme
j'fais celui qui voit pas tout ça, qui comprend pas, comme d'habitude
j'ai juste ce vieux sourire sur les lèvres

elle a la voix douce, elle a l'air douce
j'comprends bien pourquoi tu l'as choisie
j'comprends bien pourquoi tu l'aimais
quand elle me parle en fronçant les sourcils, j'suis obligé de m'demander si elle te parlait à toi aussi, avec ce ton comme une berceuse, ce ton comme une caresse
quand elle me touche, j'suis obligé de m'demander si tu ressentais ça aussi, quand elle posait ses mains sur toi
et elle ?
ses pensées se portent-elle sur moi ou sur celui qu'elle aurait aimé que je sois ?
j'sais pas
j'sais plus
j'veux juste faire comme si ça m'atteignait pas
j'veux juste faire le fort
alors j'souris, plus franchement cette fois, j'baisse la tête et me frotte un peu l'crâne
un peu con
un peu désolé qu'elle ait à me voir dans cet état
oh, ça ? c'est rien, t'en fais pas.
j'ris un peu et j'la regarde de nouveau
est-ce que tu la voyais comme ça ?
est-ce que tu lui parlais comme ça ?
t'as pas vu son état à lui, même sa mère le reconnaîtrait pas.
j'fais le fier pour pas qu'elle voit que mon cœur bat pour deux
que mon cœur bat pour toi
que j'm'en fous de c'mec, de c'poteau, de ces bleus, de cette drogue, de cet alcool, de ce verre
que j'vois plus rien d'autre qu'elle
et ton reflet dans ses yeux
et ton écho dans son cœur

ouais, grave, pourquoi pas ?!
nos pas s'emboitent, j'sais plus qui mène la danse
j'sais plus qui mène ma vie
mais ça fait longtemps ça, tu m'diras
ça fait des plombes que j'suis plus dans le rythme, que mon partenaire m'a laissé sur l'bord de la route
p'tit con
il est parti sans moi
d'un coup, j'me retourne, j'prends son bras et mes yeux éclatés
et ma tête de déterré
oh putain lukas !!
mes mains se lèvent jusqu'à mon visage
on dirait que j'viens de m'souvenir que j'suis mort moi aussi
ou que j'ai oublié d'éteindre le four avant d'partir
que tout va exploser
comme mon cœur
3
2
1
(rien)
j'devais passer au supermarché pour ma sœur !!! elle va me niquer !! tu connais pas une épicerie, un truc encore ouvert ?
mes yeux suppliants l'observent comme si elle avait eu le pouvoir de ramener les morts
mais c'est un peu ce qu'elle fait

dans le noir
face à ce mec bourré

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Lukas Wheeler


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MessageSujet: Re: GASOLINE (alas)   GASOLINE (alas) EmptyMer 12 Déc - 0:30


gasoline
lukas & alec

Puis tu t’arrêtes. L’espace d’un moment. Seulement le temps d’analyser chacun de ses traits. Prendre quelques instants pour bien dénoter chacune des différences. Pourtant, ça ne te permet que de réaliser que peu à peu, son souvenir s’efface. Peu à peu, tu commences à avoir du mal à te rappeler des petits détails. Et ça te fait un certain pincement au cœur. Alors tu occupes ton esprit comme tu le peux. Et tu lui demandes ce qui lui est arrivé, pour avoir cette sale gueule. Du souci que tu te fais, un peu malgré toi, bien malgré qu’au final vous ne vous connaissez presque pas. « oh, ça ? c'est rien, t'en fais pas. » Et y’a ton cœur qui s’arrête de battre un instant. Parce que ça te semble si réel, que ça te donne la nausée. « t'as pas vu son état à lui, même sa mère le reconnaîtrait pas. » Et pourtant, brusque retour à la réalité. Si bien, que tu mets un moment pour retrouver tes esprits, pour te remettre à respirer normalement. Et tu continues à le regarder, encore, un peu plus longtemps. Il est mort Lukas, il est mort.
Et pourtant, tu réalises qu’il y a tant de chose que tu aurais voulu lui dire. Tant de chose qu’à cette époque tu ne savais pas, qu’aujourd’hui tu as réalisé. Mais le pire dans tout ça, c’est que c’est sa perte qui t’aura fait réaliser toutes ces choses. C’est de le perdre qui t’aura ouvert les yeux, qui t’aura fait réaliser à quel point il était important pour toi. Gamine maladroite, qui n’a jamais su aimer de la bonne manière. Seulement, il est trop tard. Parce que toutes ces choses, tu ne peux pas les dire à lui, à Alec. Parce que si bien que tu as l’impression que ce sont les traits de Pâris qui se dessinent sous tes yeux… Ce n’est pas le cas. Il est mort Lukas, il est mort.
Les paroles, qui dépassent ta pensée. Proposition lancée, que doucement, tu commences à regretter. Parce que oui, ça te fait du mal. Mais en même temps, tu te sens un peu moins seule. Tu le vois bien toi, que lui aussi, il a mal. Que lui aussi souffre de cette perte. Toi, qui savais très bien à quel point ils étaient proches tous les deux. Toi qui te rappelles de la manière qu’il parlait de son petit frère. Par petite touche, seulement. Juste ce qui était nécessaire. Mais ça voulait bel et bien tout dire. « ouais, grave, pourquoi pas ?! » Puis un soupire, qui se glisse de tes lèvres. De soulagement, étrangement. Parce qu’au final, ça ne veut dire qu’une chose. Tu ne passeras pas la nuit seule.
Et le silence qui s’installe, quelques instants seulement. Le temps de faire quelques pas, que vous vous mettiez en marche. Pourtant, ce silence te pèse. Toi qui aurais voulu dire quelque chose, trop de chose, mais qui se tait. Parce qu’au final, il n’y a probablement rien à dire. Ou trop de choses pour que ce soit fait à cet heure. Alors, tu laisses planer ce silence. Avant que lui-même ne se retourne vers toi. Avant qu’il n’agrippe ton bras, peut-être un peu trop fort sur le coup. « oh putain lukas !! » Et tu te surprends à rester immobile, à ne pas faire un peu vers l’arrière. À ne pas partir, parce qu’il aurait mieux valu que tu partes. Non toi, tu restes là, à le questionner du regard. « j'devais passer au supermarché pour ma sœur !!! elle va me niquer !! tu connais pas une épicerie, un truc encore ouvert ? » Et tu menaces de te mettre à rire. Parce que si tu t’attendais à tout venant de lui, tu ne t’attendais certainement pas à ça. Sourire qui retrousse un peu le coin de tes lèvres. Et tu laisses tes doigts se frayer un chemin jusqu’à ses poignets. Puis un petit pas vers l’avant. Son regard qui tu maintiens. Et si tes yeux pouvaient parler, ils diraient sûrement respire, calme-toi, y’a bien pire. « Il est presque trois heure du matin… » Que tu commences, sur un ton un peu désolée. Comme s’il ne savait pas déjà qu’aucun supermarché n’est ouvert au beau milieu de la nuit. Pourtant, pourtant… « Aller suis-moi. » Que tu annonces avant de t’éloigner. Prenant la direction de ce qui se rapproche le plus d’un supermarché ouvert à cette heure. Parce que tu ne sais pas vraiment comment tu as su, mais tu connais bien un endroit où vous pouviez aller. L’édifice qui ne met pas plus que quelques minutes à se dresser sous vos yeux. La porte des livraisons que tu finis par rejoindre. Main posée sur la poignée. Bref instant d’hésitation. Parce que tu n’es pas venue ici depuis une éternité, parce que depuis le temps, ils ont bien eu le temps de réaliser que la porte n’était presque jamais verrouillée. Paupière close, profonde inspiration. Et tu finis par ouvrir la porte. Sourire satisfait qui se greffe sur ton visage à cet instant, avant que tu ne te glisses dans la bâtisse, avant que tu ne l’invites à te suivre. Puis tu finis par laisser échapper. « Alors t’avais besoin de quoi ? » Et tu te retournes finalement. Pour sourire, pour lui sourire.

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Alec Smith


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MessageSujet: Re: GASOLINE (alas)   GASOLINE (alas) EmptyDim 6 Jan - 16:17

elle s'est pas cassée
en me voyant
en découvrant le cadavre de toi, le cadavre de moi
elle s'est pas cassée
peut-être qu'elle t'a vu toi
peut-être qu'elle a eu peur
mais elle s'est pas cassée
et elle est encore là
à suivre mes délires qui n'ont pas d'sens
à l'image de ce que j'suis
pas d'sens
putain si elle savait
putain si tu savais
ce dans quoi j'la mêle
j'suis sûr qu'tu me tuerais
joke on you, connard, c'est toi qu'es mort
la blague me ferait presque rire
l'alcool m'arracherait presque un sourire

mais j'suis trop pris dans la panique
la sœur
p'tain
la sœur
j'suis un homme mort
toi tu sais comme elle déteste qu'on l'oublie
c'est qu'une gosse mais putain c'est bien de notre caractère dont elle a hérité
pas besoin de test d'ADN
une conne jusqu'au bout des ongles
p'tain
plutôt crever que d'la mettre en colère
et mon cœur saigne un peu
plutôt crever que d'la décevoir
c'est sur moi qu'elle compte maintenant
c'est sur ce corps chancelant, enivré de drogues et d'alcool, qui sait plus trop marcher
qu'elle compte
maintenant

les mains de la brune se posent sur mes poignets et ses yeux percutent les miens
et j'te jure
j'te jure
c'est comme si elle m'enlevait tout, d'un coup
la peur
la colère
la rancune
il y a plus que ses yeux
et les miens
ou les tiens
je sais plus
je sais plus
qui je suis
qui elle regarde

et puis elle commence à me dire que c'est mort
elle commence à me dire qu'il est trop tard
ma tête fait non
mon cœur fait non
j'refuse
j'pas le choix
je dois trouver
et puis l'ange s'éloigne en me disant de la suivre
lumière dans la nuit
je ris
un peu
la laissant prendre de l'avance, trop d'avance
tellement d'avance que j'suis obligée de courir pour la rattraper
et glisser mes doigts entre les siens
comme si c'était normal
comme si elle pouvait
me guider
me porter
me sauver

j'la suis, comme un chien, comme un p'tain de moustique, ouais
j'la suis
et j'en suis sûr
qu'elle va trouver
et j'en suis sûr
qu'elle va nous sauver

sans trop que je comprenne comment
elle ouvre une porte
et j'fonds d'admiration
mes mains se portent sur mon front
naaaaaaaaaaaaaaaan
je gueule
je gueule autant que j'peux
j'suis comme un gamin à disney
j'suis comme à un premier noël
c'est l'paradis qu'elle m'a ouvert

elle me demande ce dont j'avais besoin
et elle me sourit
et ce sourire se double, se triple sur mon visage
j'l'attrape dans mes bras et j'embrasse son front
sans trop réfléchir
t'es une reine lukas, j'te jure, t'es une reine
et puis j'me mets à courir dans les rayons
j'suis pas sûr d'y voir clair
j'suis pas sûr que quelque chose soit clair la-d'dans
il m'faut des céréales
le sourire a disparu de mon visage, j'suis plus sérieux que jamais
tu la connais, toi, la sœur
elle déconne pas avec ça
ils sont ronds, avec un trou, mais il faut les bleus
j'me retourne vers lukas, un air grave sur le visage
surtout pas les roses, ok ? les bleus !

j'arrive devant l'étal de céréales
y a trop de couleurs pour mes yeux
trop d'inscriptions
trop de pubs
trop de goûts
et j'trouve
enfin
les roses
EUX !
j'brandis le paquet devant elle avant le jeter au sol
mais en bleu, putain, en bleu !
et mes mains
prises d'une colère sans nom
attrapent chaque paquet de ces céréales désespérément roses
et les balancent sur le sol
les bleus, putain, les bleus ! ils peuvent pas faire de bleus ???

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Lukas Wheeler


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MessageSujet: Re: GASOLINE (alas)   GASOLINE (alas) EmptyMer 9 Jan - 15:52


gasoline
lukas & alec

T’avais l’impression de ne pas être revenue ici depuis une vie. Faut dire que tu ne faisais plus ce genre de truc depuis un bon moment déjà, depuis trop longtemps déjà. Il faut aussi dire que tu ne faisais plus grande chose toi. C’est à peine si tu mangeais. À peine si tu dormais. À peine si tu respirais. À peine si tu vivais.
Pourtant, ce n’était pas faute d’essayer. Le problème, c’est que tu ne savais pas si tu le méritais. Si tu méritais la vie toi. L’impression que d’autres le méritait peut-être plus que toi d’ailleurs. Comme lui, comme le fantôme qui se dessinait sous tes yeux, celui de son frère, celui que tu reconnaissais pourtant dans ses traits bien vivant. Malgré tout, tu essais de ne pas trop y penser. De t’occuper l’esprit autrement, comme tu peux. Alors tu lui demandes ce qu’il était venu chercher. Pourquoi il avait ce pressent besoin de faire des courses au beau milieu de la nuit. Sourire qui se dessine doucement sur son visage, qui agit en quelque sorte un instant comme un baume sur ton cœur. Parce que ce sourire tu ne pensais pas le revoir un jour. Puis il s’avance vers toi, ses bras qui t’entourent, ses lèvres qui se posent contre ton front. « t'es une reine lukas, j'te jure, t'es une reine. » et sur le coup, t’as cette impression d’étouffer. Car s’il savait… à quel point ce n’était pas vrai. Parce que tu n’étais qu’une gamine perdue toi, une gamine qui ne savait plus trop ce qu’elle devenait. Puis il s’éloigne, puis il se perd entre les rayons. Et tu prends quelques secondes avant de le suivre. Avant de le rejoindre, toi d’un pas calme, posé même. Comme si vous aviez toute la nuit. « il m'faut des céréales. » Sa voix qui perce le silence ahurissant de la nuit, alors que tu finis par le retrouver. « ils sont ronds, avec un trou, mais il faut les bleus. » Et tu arques un sourcil toi, pas vraiment convaincue de savoir quelle sorte de céréales à laquelle il faisait référence. Mais tu ne dis rien toi. Tu ne fais que le suivre jusqu’à l’étagère des céréales. « surtout pas les roses, ok ? les bleus ! » Ton regard qui dévie vers sa silhouette. Et tu te contentes de simplement hocher la tête en guise de réponse. Pas les roses, mais bien les bleus, c’est noté. Ton regard qui se pose lentement contre les étagères. Qui se met à épier les formes et les couleurs de chacune des boites. L’impression qu’elles se ressemblent toute, d’une façon ou d’une autre. Et tu réalises à partir de ce moment là que tu ne lui seras probablement d’aucune aide à vrai dire. « EUX ! » L’emballage qui se dessine sous ton regard. Sourire qui se glisse doucement sur tes lèvres avant qu’il ne disparaisse aussitôt. Réalisant que c’était bel et bien des céréales roses qui étaient représentées sur la boite. « mais en bleu, putain, en bleu ! » La boite qu’il laisse tomber au sol. Avant de commencer à vider l’étagère. Et tu regardes tout autour toi. Pour voir si elles n’étaient pas juste à côté, comme elles auraient dû l’être. Un peu déçue de remarquer que ce n’était pas le cas. « les bleus, putain, les bleus ! ils peuvent pas faire de bleus ??? » Et tu t’avances toi. Tu poses ta main sur son épaule, pour qu’il se tourne vers toi. Parce que ce n’est clairement pas en vidant l’étagère de la sorte qu’il finira par trouver celles qu’il veut. « arrête… tu vois bien qu’y’en a pas… » que tu lui dis, d’une voix douce. D’une voix un brin désolée aussi. Parce que tu l’es, désolée, qu’il n’ait pas trouver. Pourtant, tu sais bien que vous ne pouvez pas rester là éternellement à chercher une boite qui n’existe pas. « c’est pas en balançant toutes les boites au sol que les céréales vont devenir bleus… » que tu ajoutes, peut-être pour le convaincre que ça ne sert à rien de s’attarder davantage. « et de toute manière, les bleus, les roses… franchement y’a que la couleur qui change. » pour ce que tu y connais, ça pourrait bien être le cas d’ailleurs. Même goût, seulement la couleur qui diffère. Et ça te ferait presque lever les yeux au ciel d’ailleurs. Alors tu t’accroupies. Pour ramasser une boite qu’il avait fait tomber. Puis tu lui tends, puis tu le regardes. « alors prends ça, et si elle trouve à redire t’as qu’à lui donner du colorant bleu, elle n’y verra que du feu. » Et puis, tu te penches à nouveau gamine. Pour ramasser le chaos qu’il a créé. Les boites que tu ramasses, lentement, pour les remettre à leur place initiale. Et tu ne peux t’empêcher de te dire que tu aimerais que ce soit aussi simple. De faire de l’ordre dans le chaos qu’est ta vie. « On s’en va. » Que tu finis par dire, en replaçant la dernier boite de manière à cacher le fait qu’une avait été dérobé. Avant de te retourner vers lui, avant de le supplier du regard que vous deviez partir.

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MessageSujet: Re: GASOLINE (alas)   GASOLINE (alas) EmptyJeu 31 Jan - 22:51

ronds, avec un trou
et bleus
surtout
bleus
tu l'sais que c'est l'plus important, la couleur
tu l'sais parce qu'elle en a toujours fait tout un cinéma
parce que le goût c'est pas l'même
elle le répète à chaque fois qu'elle m'envoie en courses
comme un putain de pigeon
le goût, c'est pas l'même
elle sait
elle voit
dans mes yeux
que j'ferais tout pour elle
tout pour eux
jusqu'à cambrioler une supérette pour des trucs ronds, avec un trou et bleus
surtout bleus
pour rendre le lait bleu, aussi
parce que c'est meilleur
un putain de pigeon
j'le sens
mais j'peux pas m'en empêcher
c'est par dizaines que les boites volent

j'peux pas m'en empêcher
c'est comme la drogue dans mon sang
comme l'alcool dans mes veines
c'est plus fort que moi
j'en ai besoin
des bleus

bleus

mais y a que du rose devant nous
du rose à mes pieds
du rose
à perdre la tête
du rose
du putain de rose
jusque dans la voix de lukas quand elle me demande de me calmer
parce qu'elle comprend pas
parce qu'elle sait pas
et j'me fige
comme un con
comme un pigeon
j'me fige
quand elle se met à ramasser, à ranger mon bordel
et
mes yeux
sur elle
et je vois
le calme

et je vois
lukas
celle dont tu m'parlais
celle que t'aimais tant
je vois
comme tu la voyais

et
enfin
j'ferme ma gueule

et
enfin
j'sais plus

ni les mots
ni les gestes

parce que j'vois trop fort
à travers tes yeux
parce que tu bats trop fort
dans ma poitrine

j'aimerais t'insulter
et
elle aussi

vous envoyer au diable
vous et votre colorant
toi
elle
et les histoires qu'elle m'raconte
qu'j'entends pas

trop occupé
à
la
voir

elle et sa voix
(tu passais des soirs à fumer, des soirs à m'raconter le calme qu'elle t'apportait)
(j'savais pas si tu parlais de l'herbe que tu roulais ou de la brune qui te faisait chavirer)
(mais ce soir)
(mais maintenant)
(je vois)
(je comprends)
elle et ses yeux
(j'ai honte des miens mais j'sais pas regarder ailleurs que dans ses prunelles)
(celles dans lesquelles tu t'étais noyé)
(et t'étais même pas désolé)
(et soudainement)
(je vois)
(je comprends)

et
soudainement
j'ai la poitrine qui se troue
comme la tienne
mais la balle porte son nom
mais la balle
t'est dirigée
et j'sais plus
j'sais plus
qui j'suis
qui t'es

qui elle est

la drogue, la nuit, la course
tout me fatigue
mais
elle
t'illumine
en moi
mais
elle
te rend vivant
en moi

et
ça
me
rend
fou

(et j'te jure)
(j'te jure)
(j'en chialerais)
(mais)
(j'te jure)
(c'est ta voix)
(qui sort de ma gorge)
(qui s'abat sur elle)
(comme une caresse)
(à un souvenir)

(comme)
(un)
(au)
(revoir)

(comme)
(un)
(bonjour)

lukas

j'la vois
j't'entends
et c'est mon cœur qui se ramasse - spectateur de votre romance jaunie, votre romance du passé
votre romance
à la con

j'la vois
j't'entends
et
faut
que
je
dégage


alors mes jambes me sauvent, alors mes jambes viennent au secours du palpitant qui ne palpite plus - du palpitant qui tremble à peine
et j'me barre dans les rayons
loin de la sortie
loin d'elle

loin de la nuit

loin de toi

(si seulement)

(j'te déteste)

(si seulement)

de la bière

du whisky

d'autres rayons - pour l'éviter, pour ne plus la voir
pour ne plus
te
sentir

te vomir

et j'me casse

je cours

comme un con

je cours

comme un fou

pour l'air

pour l'oxygène

pour ne pas être un cadavre

ton cadavre

votre

cadavre

pour
vous
fuir

jusqu'à ce que la nuit m'embrasse, jusqu'à ce que l'obscurité me retrouve
sans lumière - sans la lune - tu pourras plus
faire ça
battre
à travers moi
voir
pour moi

la voir
comme ça

la bière sur le sol, le whisky le long de la gorge
pour essuyer
ta voix

pour noyer
le fantôme
de
toi

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♛ les hautes sphères


Lukas Wheeler


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MessageSujet: Re: GASOLINE (alas)   GASOLINE (alas) EmptyVen 1 Fév - 22:42


gasoline
lukas & alec

Et y’a ce regard, qui pose sur toi. Que tu ne remarques que lorsque tu te retournes vers lui. Son regard, qui te transperce. Et ton cœur, qui se met à accélérer. Parce que tu n’avais pas le souvenir qu’on t’ait regardé comme ça, depuis… Paris. Et ce couteau, que tu as l’impression qu’il te plante au creux de ton ventre. Oui, tu as mal, gamine. Mal de tant de choses, mais surtout mal de ce vide. Celui qu’il avait laissé dans ta vie. Celui qui t’avait permis de réaliser beaucoup trop de choses. Choses que tu ne pourras pourtant jamais lui dire.
Pourtant, à ce moment-là, c’est lui que tu vois. Avant son frère, avant son double, avant Alec. C’est lui que tu as l’impression d’avoir sous les yeux. Toi, qui doit te ressaisir, qui doit reprendre tes esprits. Qui n’en reste pas moins figé. Parce que peut-être que tu aimerais qu’il soit réellement là. Peut-être que c’est exactement pour ça que tu ne veux pas voir qu’il n’y est pas, qu’il n’y sera plus. jamais. Son corps, six pieds sous terre. Oui, c’est ce que tu devrais te rappeler. Mais tu ne veux pas. Tu veux juste… Le prendre dans tes bras. Comme si c’était la dernière fois.
« lukas… » et ce murmure. Qui te prend au cœur. Et ta tête, qui se met à tourner. Et tu ne vois plus rien toi. Rien d’autre que lui. Rien d’autre que ces larmes, qui t’embrouillent la vue. Et tu as mal, parce qu’au fond, tu sais. Tu sais… Qui n’est pas, qui tu voudrais qu’il soit. Mais… le pourrait-il ? le temps de quelques mots, le temps de quelques heures.
Et pourtant, son regard, qui change d’un seul coup. Son regard qui s’assombrit. Toi qui ne comprends pas vraiment. Qui devrait savoir pourtant. Et le gamin, qui prend la fuite, qui cours. Et toi, qui ne comprend pas. Qui reste simplement là, immobile. De longues secondes, qui te paraissent une éternité. Avant de réaliser que tu te retrouves là, toute seule. Avant de réaliser que tes joues étaient humides.
Et tu te ressaisies, un peu. Gamine qui chasse ses larmes tu revers de la main, qui prend une profonde inspiration pour se remettre les esprits en place. Qui prend tout naturellement la direction de la sortie. Avant que tu ne poses ton regard sur lui. Lui, que tu pensais serait probablement déjà très loin déjà. Mais il était toujours là. Il semblait toujours aussi confus, aussi perdu, aussi… blessé. « Alec… » Et ta voix, qui perce le silence. Ta voix, qui tremble toujours. Parce que toi aussi, tu es confuse. Parce que toi aussi, tu es perdue. Et surtout, toi aussi tu es blessée. Blessée qu’il ne soit pas avec vous, ce soir. Blessée qu’il soit six pieds sous terre. « j’peux te laisser si tu veux… » les gestes, que tu ne joints pourtant pas à tes paroles. Gamine, qui ne fait que s’approcher de lui, qui cherche ses doigts, pour les enlacer. L’air de dire tu n’es pas seule, alec. Moi aussi, je comprends. moi aussi, je ressens. Pourtant, c’est peut-être bien ce dont il a réellement besoin. D’être seul, d’être loin de toi. D’être loin des souvenirs. Et toi, tu comprendras. S’il te repousse, s’il te reproche. Tu comprendras. Et tu ne lui en voudras pas.

_________________


I think there's a flaw in my code. These voices won't leave me alone. Well my heart is gold and my hands are cold.
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Alec Smith


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MessageSujet: Re: GASOLINE (alas)   GASOLINE (alas) EmptyLun 25 Fév - 15:21

y a la nuit
tout autour
la nuit dégueulasse
le reste de drogue dans mon sang
et l'alcool dans mon ventre
ravivé par le whisky

j'vais bientôt te ressembler
j'cours vers ton portrait
celui de toi, maintenant, six pieds sous terre
j'vais ressembler à ton cadavre
et les vers sortiront de ma gueule par tous les trous

et j'vomirais la terre qui te recouvre

j'suis crevé
crevé de courir
de fuir la mort
de fuir ta ressemblance
et ta voix
dans ma bouche
et ta voix
dans ma tête

j'suis crevé
crevé
de
courir

de plus avoir le temps
de vivre

crevé de t'entendre
crevé de te parler

crevé
de pas savoir
dormir

je te bois
je te bois
toi
et ton souvenir
jusqu'à me noyer
à la place
de toi
jusqu'à crever
à la place
de
toi


le whisky
pour effacer
ta
voix

le whisky
pour ne pas
hurler

au monde - que je te déteste
au monde - que je t'en veux
à harvey - que je n'y arriverai jamais
à harvey - à être toi
sans
toi


j'ai déjà l'estomac renversé
j'ai déjà la tête qui tourne plus vite que la terre sous mes pieds
ou le contraire
j'sais plus
quand elle arrive
quand elle m'appelle
par ce prénom qui n'est pas le tien
par ce prénom qui pulvérise mon corps sur le sol
j'ai plus l'droit de voler
j'ai plus l'droit de déconner

mais j'comprends plus
qu'est-ce que tu fais ? qu'est-ce que tu veux ?

elle parle de partir
et je défaillis
à son contact

ses doigts - ceux que t'as serrés, un nombre impensable de fois
ceux qui t'ont aimé
ceux qui te toucheront plus jamais
plus jamais

plus jamais

c'est le prix de ta mort

c'est le prix
de t'avoir enterré

et j'arrive pas
putain
j'arrive pas
à avaler

plus jamais

-

alors je les serre à ta place
alors je les prends, dans la moiteur de ma main
à
ta
place

et quand je me retourne - et quand je la regarde
je vois
je vois qu'elle sent
tout
comme moi
qu'elle t'a senti
partout
en moi

je te vois
dans ses yeux
à la place de mon reflet
c'est ta sale gueule qui se dessine
ta sale gueule et tout son amour
et tout ton amour
celui dont j'me moquais
celui dont tu me parlais

celui qui t'a rendu meilleur
qui t'a donné des mois plus doux

avant de
disparaître

celui que je connaitrai jamais - tu sais, moi, j'fais partie des damnés
j'ai le cœur brûlé
inapte
à
fonctionner

alors, à ta place
alors, pour toi
je lui souris
de ton sourire
de ton cœur
à peine
et je la regarde
comme
toi

alors j'sais plus
alors
j'sais pas
si ce sont mes larmes ou les tiennes
qui se glissent jusque sous mes paupières
qui noient ma gorge jusqu'à la panser de la brûler de l'alcool
et j'sais plus non plus
j'sais pas
si ce sont mes bras ou les tiens
qui l'attirent, qui l'entourent
qui la supplient
de rester
contre moi
ou
toi

j'sais pas

contre nous

et sentir
ce
cœur
qui ne bat plus

et sentir
ce
corps
qui ne vit plus

contre elle

pour elle

des mots que j'ai jamais su dire
des mots qui m'ont empoisonné
des larmes
du deuil
que je ferai jamais

de toi - de nous
de nos monstres
qui l'entourent, qui la serrent
qui pleurent, sans un bruit,
contre son cou

alors j'ai plus qu'à prier
pour qu'elle me fasse pas parler
pour qu'elle me fasse pas la regarder
encore

parce que j'saurai pas

j'saurai pas faire

parce que j'pourrai pas

t'es partout
partout
dans l'infini du vide
t'es partout
partout

et personne
ne guérit
de
toi

et tu sais,
tu sais,

tu sais, moi, j'fais partie des damnés
j'ai le cœur brûlé
inapte
à
fonctionner



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