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 copycat - floxy

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third ward


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in town since : 28/09/2018
posts : 416
years old : vingt
❀ chained to the rhythm
MessageSujet: copycat - floxy   Ven 12 Oct - 21:10


YOU BETTER LOVE ME
'CAUSE YOU'RE JUST A CLONE


il ne réagissait pas, son visage comme de marbre, dénué de toute émotion
son visage comme mort, dévasté
avait-elle aspiré son âme en l'accostant ? - jamais elle n'avait encore fait cet effet - jamais on n'avait réagi de la sorte
c'était il y a plusieurs minutes, peut-être quelques heures, elle ne savait plus (la drogue dans son corps comme seul horloge)
(tic, toc, encore - encore)
et pourtant elle ne pouvait oublier, elle ne pouvait effacer cette réaction
ce silence - ces paroles
ce visage
vide
que lui avait-elle dit ? elle ne le savait plus - l'avait-elle un jour vraiment su ? des mots, simplement pour parler, pour draguer, pour conclure, passer la nuit - une nuit de plus dans les bras d'un inconnu
un peu sombre, un peu étrange
un peu perdu
c'est comme ça qu'elle les aimait
ceux qui n'avaient plus rien à offrir, ce qui ne voulaient qu'aspirer
c'est comme ça qu'elle les choisissait

*

son visage
ce visage
cette silhouette
déjà, cette ombre
elle se mit à courir, à lui courir après, dans un harvey sombre, dans un harvey qu'elle connaissait par cœur
hey
sa main autour de son poignet, il fallait qu'il se retourne, qu'il la regarde
- encore -
(plus fort)
vraiment
je suis pas un fantôme
ses mots manquaient de sens, dans sa tête, la musique battait encore son plein et pourtant elle était si loin
je suis pas… elle
(elle frémit)
(elle ne veut pas y penser)
Foxy, enchantée. Foxy Blue.
il devait comprendre, il devait la voir. elle refusait d'exister en tant que son autre, en tant que ce passé. elle refusait qu'il la voit comme elle se voyait - comme cette sœur
(silence)
(silence)
- cette sœur qui n'existait plus, ni pour elle, ni pour personne. elles s'étaient décrochées, séparées. elles s'étaient faites uniques, plus rien ne les liait. ou presque. il y avait lui, maintenant, lui qui savait le prénom de celle avec qui elle était née, lui qui savait leur ressemblance, assez pour les confondre, assez pour ne pas savoir son existence.
(silence)
(silence)
évidemment, elle n'en avait jamais parlé. évidemment, après sa fugue, son double l'avait effacée.
le retour de flammes lui brûlait la poitrine, la transperçait, et pourtant, elle se sentait obligée d'éclaircir l'ignorance qui enveloppait le jeune brun.
anciennement Blewis.

*

dans ses yeux, se perdre, sans attendre la réponse, sans attendre de retour. que pouvait-on dire à ça ? que pouvait-on faire de cette vérité ? leur ADN commun ne pourrait jamais s'effacer et elle savait que dans ses yeux elle n'existait pas encore vraiment - elle n'était qu'un reflet raté, un sosie, une copie un peu froissée
un peu bleutée
-
dans ses yeux, se perdre, l'implorer de la croire, de la comprendre, sans plus de mot, de la voir, de la reconnaître - lui dire, d'accord, inconnue, tu es une inconnue, ok, très bien, continuons, pas de souci -
elle voulait lui crier  - recommençons, à zéro, comme si tu ne m'avais jamais vue (ni moi, ni elle) - comme si tout était normal
elle voulait savoir qui il était - pour elle - ce qu'elle devenait, qui elle était - pourquoi avait-il eu si peur de la voir - pourquoi ne réagissait-il pas plus normalement
elle voulait fuir, l'effacer - l'assommer et lui faire oublier, ne plus jamais le voir, ne plus jamais le croiser, l'oublier en retour et surtout
surtout
faire taire cet incendie au creux de sa poitrine, cet incendie qui voulait la tuer, cet incendie, ce désespoir qu'elle appelait - passé -
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third ward


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in town since : 07/10/2018
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❀ chained to the rhythm
MessageSujet: Re: copycat - floxy   Dim 21 Oct - 19:26



copycat

@FOXY BLUE





lui, sa clope au bec. ses voix dans sa tête. rien d’inhabituel, juste lui contre l'univers. lui qui avance dans les rues d'harvey, lui qui s'adosse à un lampadaire pour se moquer des gens, leur cracher des insultes aux visages. avant de se mettre à chanter l'hymne national. lui qui tourne, tourne encore, la musique dans le cœur pour effacer ses peurs. lui qui rit, rit encore parce qu'il veut se convaincre qu'il n'a pas peur de la mort. "qu'elle vienne me chercher!" qu'il hurle aux passants. "que je lui foute une droite avant de clamser!" cesse de beugler qu'on lui dit. on le bouscule, carcasse alcoolisée plus bon qu'à se marrer.

mais voilà, les nuits les plus douces ne peuvent jamais bien se terminer. y a une, dans la foule qu'à pas soupiré, qui lui a pas demandé de se la fermer. ça arrive souvent, ces drôles de gens qui viennent le draguer. aussi fou que lui, aussi fou qu'elle dans son esprit. ceux qui veulent s'endormir après avoir sauvagement baisé, dans la rue ou dans un lit. avec lui. et elle, ce mirage d'autrefois le veut lui.
fuir. courir. vite. ça se bouscule dans sa tête, alors qu'un rire sort des abysses. pas de soutien familial chez les décédés, c'est à son tour de se marrer. y a qu'elle pour savoir à quel point il craint de devoir l'épouser, ne serait-ce que de faire semblant de prendre ses responsabilités. ça se bouscule, ça se bouscule. rien à lui donner, rien à lui offrir. à cette écervelée, même pas un soupir. juste, statufié. enfant qui se dit qu'il vaut mieux attendre que ça se passe: sans rien dire, rien faire. sans respirer.

et ça passe. l'air s'allège, quand enfin le mirage s'évanouit. oui, illusion d'un couillon sans fond. rien que ça. sa fiancée ne pouvait pas être là. pas déjà. alors, quand enfin il se souvient de comment fonctionne le corps humain, à pas de loup il reprend son chemin. mais, les minutes défilent trop vite, car déjà on l'attrape, l'attaque. le force à faire face. chimère de paix qui à sa place s'enfuit, une main qui l'enserre. la sienne. celle que lui offre son père. un coup sec, un coup violent. politesse exige, mon cul. de sa santé il se fiche au moins autant que de celle de sa mère.

-"Ne me touche pas. jamais. je me répéterais pas."

croire être cassant, croire être terrifiant. être pourtant juste tremblant.

-"je suis pas un fantôme. je suis pas… elle. Foxy, enchantée. Foxy Blue."

alors elle peut revenir du passé, mais pas moi hein? faut pas déconner... je veux être là, avec toi. je l'ai jamais aimé en plus, tellement coincé, tellement cucul. pas une fille pour toi. tu m'écoutes ou pas? flynn. écoute moi.

-"Tais-toi."

ordre adressé, au deux. à la seule en vie, à la seule imaginaire. priant pour que les deux ne soient que fruit de sa folie. que les deux se noient dans une mer. la mer de ses larmes. désarmé.

-"anciennement Blewis."

aucun sens. on lui glisse à l'oreille toutes les potentielles hypothèses, mais aucune ne le comble. il veut oublier, boire. oublier pour boire, oui, tout à la fois. faire comme si elle n'était pas là. mais, il ne pouvait pas. sinon, il savait qu'elle continuerait à être ce qu'elle est déjà. o b s e s s i o n.

-"c'est n'importe quoi... t-tu racontes n'importe quoi. t'as changé d'identité? qu'est ce que tu fous là? tes parents le savent? compte pas sur moi pour quoi que ce soit. je comprends pas. blue mon cul, c'est pas avec tes conneries que tu m'auras. non. tu m'auras pas."

éclairs dans ses yeux, foudre dans ses poings. il doit pas s'énerver, pas se démarquer. pas se laisse posséder par les démons contre sa peau. trop de choses qu'il ne doit pas. oui mais pourquoi... pourquoi devant lui le modèle du passé ne concorde pas. pas parfaitement, pas vraiment. y a un truc qui va pas, oui. rien ne va. toute cassée, encore plus qu'avant. même si il se fout de savoir qui l'a pété, et pourquoi. tout ce qu'il veut, là, c'est qu'on le noie.

-"explique moi. dépêches toi."



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third ward


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in town since : 28/09/2018
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❀ chained to the rhythm
MessageSujet: Re: copycat - floxy   Sam 10 Nov - 20:23

elle aurait dû fuir, elle aurait dû s'effacer.
se cacher derrière ses cheveux bleus, derrière ses yeux invisibles, dans la foule, entre deux silhouettes, juste sous cette ombre
disparaître -
ne pas demander, de pas vouloir, ne pas réparer, laisser planer le doute et son goût d'inachevé, laisser au brun la nuit pour ruminer le mystère et ne jamais, jamais, le retrouver
elle aurait dû rester cette gamine étrange, cette ressemblance incroyable, ce sosie, ce fantôme, sans explications, sans suite
sans but

mais l'hiver n'avait pas suffi à la retenir, et les mots assassins du gamin un peu perdu n'en firent pas plus
elle ne voulait pas rester le mirage amer
celui qui se faisait insulter
celui qui se faisait menacer

elle crevait de comprendre le pourquoi, elle crevait de se rappeler cette entité qu'elle avait été, une fois, un jour, avec elle,
son double, sa jumelle
qu'avait-elle fait ? pourquoi méritait-elle la haine de ce garçon qui pourtant ne semblait même plus savoir son nom ? quelle peine lui avait-elle infligé pour qu'il se souvienne d'elle lorsqu'il ne voyait plus rien ?

les mots qui sortaient de sa bouche étaient durs, froids, plus encore que l'air qui les entourait - à un tel point que, l'espace d'un instant, foxy oublia
pourquoi
comment
qui

elle hésita, crut bon de se faire passer pour autre, pour celle qu'il voulait, pour celle qu'il vomissait
(tellement)
(de ses yeux, de sa bouche, de ses lèvres)
le dégoût
et,
soudain,
ça l'assomma

le secret


elle l'était


elle qui avait caché sa sœur, sa famille, elle qui trainait son clone comme on traine le pire de ses actes, le plus gros de ses non-dits, jamais elle n'avait pensé
jamais elle n'avait songé
(et les miroirs, à l'infini, jusqu'à en perdre l'esprit)
à ce que sa famille puisse faire d'elle
leur propre secret
leur propre non-dit
leur propre boulet
elle était leur poids
leur culpabilité
et quand ils se présentaient, sa sœur était fille unique, ils n'avaient eu qu'un enfant à élever
elle, elle n'avait jamais
(dans son ventre, l'infini résonnait)
(jamais)
(jamais)
existé.

la nausée l'envahit et elle se retint de vomir sur les vêtements du gamin à la peau claire. ses propres couleurs avaient disparu avec sa dernière pensée
- livide
- cadavre
et les mots qu'elle devrait construire n'auraient aucun sens
et les pensées qu'elle devrait chasser la hanteraient

elle était
leur
fantôme

elle régurgita des paroles comme des armes
comme des menaces
comme des
prières

maintenant moi c'est foxy mais j'étais avec elle, j'suis née avec elle, en même temps, on était deux, et j'suis partie regarde, regarde
elle n'avait de sens
elle n'avait de clarté
et pourtant elle chercha son regard, ses yeux, sa main
elle a une tâche là, et moi j'ai rien
elle brandit son poignet comme dernier argument, lui montrant un carré de peau immaculé
moi, elle est là
au creux de son ventre, perdue juste avant la ceinture, une tâche de naissance mordait sa peau
seule erreur de leur génome
i-den-ti-que

crois-moi

elle le suppliait, sans savoir pourquoi

sans savoir

plus rien

elle murmurait

qu'est-ce qu'elle t'a fait ?

ses yeux comme deux étoiles perdues, cherchant leur phare; un port où s'amarrer, où finir la nuit
et ses doigts, comme des ancres désespérées, de ne plus trouver de fond, de ne plus pouvoir se coucher
et s'accrocher
à ce jeune
le serrer, doucement, lui, ses vêtements, s'agripper

espérer

supplier



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❀ chained to the rhythm
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