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 bad habits // aksel

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♛ les hautes sphères


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in town since : 03/09/2018
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MessageSujet: bad habits // aksel   Dim 30 Sep - 0:22


bad habits
lukas & aksel

« j’arrive, attends-moi. » message que tu lui envois, à la hâte. parce que t’as du retard, beaucoup de retard même. parce que vous étiez supposé vous retrouver à 21h30, au circle room. pourtant, il est 22h06 et tu quittes à peine le bar où tu bosses pour aller rejoindre ton ami. gamine, qui n’est plus à l’aise dans un quelconque véhicule à roues. mais tu as pourtant accepté qu’on te reconduise, histoire d’éviter la vingtaine de minutes supplémentaire que ça t’aurait pris marcher jusqu’au bar. grand sourire que tu lances malgré la crise de panique qui te guette alors que tu descends de la voiture. remerciements qui s’en suivent, avant que tu ne t’éloignes du véhicule. prenant naturellement la direction de l’entrée du bar. ton regard qui se pose tout autour de toi. familiarité de ces lieux, comme si rien n’avait changé. toujours ces mêmes bancs vieillots pour s’accouder au bar. toujours cette ambiance tamisée, et ce brouhaha continu. mais surtout, le bruit de la section arcade en fond. celui dont tu ne pensais jamais te lasser. mais qui te fatiguais un peu à l’heure actuelle. lieu familier, oui, où tu avais pourtant l’impression de ne pas être venue depuis une éternité. et au final, c’était probablement le cas. parce que voilà bien plus d’un an que tu n’avais pas franchi le pas de cette porte. depuis l’accident, plus précisément.
puis ton regard finit par se poser sur sa silhouette, accoudée au bar. sourire qui se glisse sur tes lèvres, un bref instant, avant que tu ne prennes la direction de ton ami. toi qui prend place, sur le tabouret juste à côté du sien. et peut-être bien que la première chose que tu aurais dû lui dire, c’est que tu étais désolée. d’être arrivée avec près de trois quart d’heure de retard. parce qu’on t’avait demandé de dépanner au bar en début de soirée, et que tu n’avais pas eu le temps de l’aviser. mais non, ce n’est pas ce que tu lui as dit. « tu m’as pas attendu ? » que tu as demandé. en désignant cette bière à moitié vide qui trainait sur le comptoir. pas sérieuse pourtant, le sourire qui en témoigne d'ailleurs, car on ne va pas se mentir, tu étais surprise qu’il soit encore là. qu’il ne t’aie pas simplement dit de laisser tomber, que vous pouviez remettre ça à un autre jour. et tu n’aurais même pas pu lui en vouloir. mais clairement, tu es contentes de le voir, toi. « désolée de t’avoir fait attendre. » mais t’es là maintenant. dans un état d’esprit pas trop mal. juste assez pour espérer passer une bonne soirée. une comme celle que vous auriez pu passer tous les deux, avant l’accident. « bon, il me faut une bière, comme t’as déjà pris de l’avance. » et tu fais signe au serveur de t’apporter la même chose. comme si rien n’était. comme s’il n’y avait rien de plus normal que vous deux, assis devant ce bar. sauf que clairement, ça te faisait étrange toi. tu avais cet impression que ce n’était justement, pas très naturel. mais peut-être bien que c’était seulement parce que tu avais besoin d’un verre. // @aksel fox

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MessageSujet: Re: bad habits // aksel   Dim 30 Sep - 15:56


from lukas
j’arrive, attends-moi.

soupir qui s’extirpe d’entre tes lippes alors qu’tu ranges ton portable à sa place initiale. t’es pas en colère. t’pourras jamais être en colère contre lukas, t’manière.
t’as juste… p’t’être qu’t’as trop hâte d’la voir et qu’l’attente commence à t’saouler. p’t’être qu’c’est les bières qu’tu t’enfiles d’puis t’à l’heure qui t’rend impatient, aussi. va savoir !
tu t’cales davantage contre l’tabouret, la pulpe d’tes doigts l’vé au ciel pour signaler ta présence au barman. bière vide rapid’ment remplacé par une nouvelle, c’te dernière qu’tu t’empresses d’glisser ent’ tes lèvres.
une gorgée.
p’is une autre.
p’is une troisième.
iris braqués sur l’horloge qui t’fait face, tu t’mords l’intérieur d’la joue, hésitant à lui envoyer un sms pour lui dire d’laisser tomber, qu’vous aurez d’autres occasions d’vous voir.
tu t’doutes bien qu’c’rendez-vous est purement amical – m’fin, d’son côté. c’p’t’être pour c’te même raison qu’elle s’autorise d’être en r’tard… parce qu’elle n’en a rien à foutre. parce qu’t’es aksel, son pote. son meilleur pote.
pauvre fox qui sombre dans les méandres d’la complexité fraternelle, à défaut d’ingurgiter suffisamment d’litre d’alcool pour t’noyer. toi p’is tes putains d’lubies à deux balles.
t’aurais voulu plus.
tu t’contentes de peu.
là v’là, ta putain d’réalité.
tu m’as pas attendu ?
choc brutal, thermique.
t’passes du froid glacial à l’incendie dévastateur rien qu’entendre l’son d’sa voix, celle qu’est pleine d’fausses reproches.
t’veux qu’je meurs d’soif, c’est ça ?
sourire qu’tu lui rends en un coup d’vent, l’genre qu’arrache des frissons d’hésitation, n’sachant pas s’il est sincère ou forcé. même toi, tu l’sais pas.
p’is t’veux pas l’savoir.
désolée de t’avoir fait attendre.
hauss’ment d’épaule, comme si ça t’affectait pas.
comme si t’avais rien r’marqué.
c’rien, t’inquiètes.
mais t’envies d’gueuler tes tripes, aks’. t’envies d’lui dire qu’a pas rien, qu’tout à changé d’puis c’putain d’accident. qu’elle est plus là ou, du moins, pas autant qu’tu l’voudrais. pas d’la façon qu’tu l’veux.
tu rumines,  tu culpabilises.
vous êtes plus aussi proches, c’t’une vérité. y a c’putain d’truc ent’ vous deux… c’te putain d’barrière invisible qui vous maintient à distance, l’un d’l’autre. c’putain d’bordel d’secret d’MERDE !
bon, il me faut une bière, comme t’as déjà pris de l’avance.
lippes qui s’pincent, menton qu’tu lèves vers elle alors qu’elle fait signe au serveur d’lui apporter à boire.
j’espère qu’tu bois vite… c’ma troisième, d’jà.
opales qui la défient une fraction de s’conde alors qu’ta bière – presque – vide accapare, à nouveau, toute ton attention. l’horloge, aussi. la multitude d’bouteille qui jonche le mur d’vant toi, aussi. tout est étrangement plus intéressant qu’son r’gard… l’sien.
mais tu t’mens, fox.
p’is tu mens très mal.
c’rien qu’une excuse de plus pour éviter de t’perdre… d’perdre la face, ouais. sourcil qui s’arque suite à c’te réflexion silencieuse, t’appuies ta tête dans la paume d’ta main, l’bassin légèrement pivoté dans la direction de – juste – ton amie.
grosse soirée ?
tu d’mandes, à l’arrache, curieux d’savoir qu’est-ce qui la ret’nu aussi longtemps. l’taf, sans doute. traits tirés, elle semble fatigué et tu t’sens un tantinet mal, tout d’un coup. égoïste d’penser à toi et rien qu’à toi. p’t’être qu’elle aurait préféré aller s’pieuter, s’env’lopper dans ses couvertures et d’juste… dormir.
tu déglutis, prunelles scotchés sur tes doigts qu’emprisonnent la bouteille qu’tu lorgnes d’puis beaucoup trop longtemps à ton goût.
t’aurais dû… rentrer chez toi. pour t’reposer. t’sais qu’on aurait pu r’mettre ça, lukas…
bière qu’tu termines, une quatrième qui s’frotte contre ton épiderme, qui t’fait frémir. ou p’t’être bien qu’c’est la proximité d’avec lukas qu’est à l’origine de s’tressaillement. qu’importe !
c’pas comme si t’avais pas son putain d’blase d’tatoué sur l’bord des ’lèvres.
d’coincé dans ’gorge.
d’ancré su’ l’cœur.
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MessageSujet: Re: bad habits // aksel   Sam 13 Oct - 1:10


bad habits
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T’as cherché à dédramatiser un peu la situation. À faire passer tout ce retard pour presque rien. Même si clairement, c’est bien loin d’être la réalité. Non parce que toi, tu culpabilises d’avoir trois quart d’heure de retard. De l’avoir laissé poiroter ici pendant tout ce temps, seul. Quoi que peut-être ne l’avait-il pas été tout le temps. Et à quelque part, tu l’espérais presque, pour lui. Qu’il ne soit pas resté là tout ce temps, à t’attendre. Pourtant, il finit par te dire que ce n’est rien. Que tu n’as pas à t’inquiéter pour ça. Et y’a tes lèvres qui se pincent à cet instant. Parce que tu aimerais clairement pouvoir le croire, être convaincue par ses belles paroles. Mais à vrai dire… c’est loin d’être le cas. Mais, tu ne dis rien toi à ce sujet. Tu te contentes simplement de faire un petit signe au serveur pour qu’il t’apporte une bière. Parce que oui, t’as un peu de retard à rattraper. Pas qu’un peu même. « j’espère qu’tu bois vite… c’ma troisième, d’jà. » ton regard qui croise le sien. le temps d’une fraction de seconde. avant que le sien ne se pose un peu partout ailleurs. et peut-être bien que ça te dérange. qu’il n’ose même pas soutenir ton regard. « attends un peu. » que tu réponds. Dans l’espoir de capter de nouveau son attention.ton regard qui semble le questionner. le sien, qui continue de t’éviter. « c’est un défi ça fox ? » que tu lui demandes. Peut-être bien pour t’en assurer. Parce que c’est bien ce que tu as perçu dans son regard. le bref instant où tu l’as croisé. Une lueur de défi. Et si c’est le cas, très bien. Parce que ce qu’il ne sait pas, c’est cette facilité que tu as à ingurgité des litres et des litres d’alcool ces dernier temps.
« grosse soirée ? » poupée absente, un quart de seconde. qui était sur le point de se perdre dans des pensées bien trop profondes. Sa voix qui te ramène pourtant sur terre. Un peu de vie qui retrouve son chemin dans ton regard. et toi tu hausses les épaules en guise de réponse. Dans un premier temps. Pourtant tu finis rapidement par reprendre la parole, pour lui donner une réponse plus conséquente. « en quelque sorte. j’avais demandé congé, mais mon remplaçant a eu un petit contre-temps qui s’est éternisé. » tu ne donnes pas vraiment plus de détails. Parce que tu te doutes bien qu’ils ne sont pas nécessaires. « t’aurais dû… rentrer chez toi. pour t’reposer. t’sais qu’on aurait pu r’mettre ça, lukas… » Oui ça tu n’en doutes pas vraiment. Que vous auriez pu remettre ça. Qu’il t’aurait probablement dit que ce n’était pas grave, qu’il comprenait. Même si toi, tu savais bien qu’il aurait pensé probablement autrement. Parce qu’il est trop patient avec toi Aksel, il l’a toujours été. Et putain que ça t’énerve toi. « c’est quoi, t’essaies de t’débarrasser d’moi ? » Que tu lui lances, comme ça, sans prévenir. T’es pas sérieuse, c’est clair. Seulement tu cherches à le faire réagir. Peut-être bien à lui faire comprendre qu’il serait peut-être temps qu’il arrête de vouloir t’accommoder. « parce que tu sais, si c’que tu veux, c’est être en tête à tête avec ta bouteille, j’peux vous laisser, y’a pas de problème. » tu le taquines, gentiment. Avant de prendre une longue gorgée du liquide ombré qu’on venait de t’apporter. « non mais plus sérieusement, j’suis contente d’être là, d’te voir. » parce que tu m’manques. Pourtant, ça tu ne le dis pas à voix haute. Clairement, parce que tu as peur que ça paraisse étrange de le dire encore. D’insister une fois de plus. Même si, tu l’as bien ressenti, ce grand vide dans ta vie. Quand du jour au lendemain il a disparu. Il a simplement cessé de donner des nouvelles. Oh oui, t’as besoin de lui Lukas. Plus que ce que tu croyais. Plus qu’il est même raisonnable. « et j’suis désolée, encore. parce que non c’est pas rien, j’le sais. » et voilà qui est dit. et tu espères qu’il ne viendra pas te contredire. De toute manière, tu ne lui laisses pas vraiment le temps de le faire. « mais j’ai l’intention d’me faire pardonner. j’sais pas encore comment, mais j’vais bien trouver. » sourire, un brin joueur, qui s’étire sur tes lèvres à cet instant, avant que tu ne viennes à nouveau porter ta bouteille contre tes lèvres.

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MessageSujet: Re: bad habits // aksel   Lun 22 Oct - 20:45

prunelles qui captent tout. tout excepté elle. parce qu’t’as du mal à t’y faire… au r’gard qu’elle porte sur toi d’puis l’accident. et p’t’être qu’tu t’fais des idées, p’t’être que, au fond, y a rien qu’a changé, dans sa façon de t’regarder. mais, pourtant, t’es persuadé du contraire.
alors, tu l’évites.
trop longtemps.
trop souvent.
peur d’y percevoir un truc qui t’blessera, peur d’y lire un truc qui t’anéantira. et c’pour ça qu’il s’perd, ton r’gard. ailleurs et partout à la fois. parce qu’t’encaisses plus. rien.
attends un peu. c’est un défi ça fox ?
qu’est-ce tu crois ?
sourire qu’illumine tes traits. pas longtemps, rien qu’assez pour changer d’sujet, histoire d’calmer tes pensées… penser à aut’ chose, ouais.
même si, au final, tu r’viens toujours au point d’départ.
sa journée, elle était épuisante ?
parce qu’ça t’intéresse réellement, ask’ ? l’pire, c’est qu’oui, ça t’intéresse.
en quelque sorte. j’avais demandé congé, mais mon remplaçant a eu un petit contre-temps qui s’est éternisé.
et tu t’mets à éprouver c’te culpabilité. la même. toujours. celle où tu t’dis qu’tout est d’ta faute, qu’elle aurait dû rentrer chez elle, s’reposer… au lieu d’courir jusqu’à toi.
parce que, toi, tu peux attendre.
jusqu’à l’infini.
p’is tu s’rais resté là une éternité si elle t’l’avait d’mandé. à l’attendre. patience qu’t’as pu, pourtant. faut croire qu’a des exceptions à tout.
elle, c’la tienne. ton exception.
c’est quoi, t’essaies de t’débarrasser d’moi ? parce que tu sais, si c’que tu veux, c’est être en tête à tête avec ta bouteille, j’peux vous laisser, y’a pas de problème.
« t’es pas remplaçable, dis pas d’conn’ries. »
non, elle l’est pas, remplaçable. pas faute d’avoir essayé, pourtant. toi qui s’est perdu, toi qu’a cherché du réconfort entre d’aut’ cuisses qu’les siennes.
toi, aks’, qu’a un peu trop abusé d’ton sourire séducteur pour charmer des d’moiselles. toutes blondes, pour changer. changer l’mal de place. pour oublier, aussi. oublier la vraie chev’lure dans laquelle t’aimerais y glisser tes doigts.
ouais, t’as essayé. un peu trop souvent, même. la vérité, c’est qu’tes pensées r’viennent toujours vers elle. tes sentiments aussi. comme s’tu pouvais t’en débarrasser, t’façon.
c’un putain d’boomerang.
p’is, plus tu t’acharnes à l’lancer, plus il r’vient vite. et fort.
t’aimerais ça, toi, lui dire tout ça. t’aimerais ça, toi, t’vider les tripes. une fois. rien qu’une. mais, au lieu d’ça, t’attends.
p’is l’temps c’une pute. et tu finiras par perdre la seule chance qu’t’as… ou qu’t’aurais pu avoir. mais, aks’, tu s’rais prêt à accepter n’importe qui qu’elle osera t’présenter. et à l’envier. en silence… cette personne qu’aura eu les couilles que, toi, t’as pas.
j’osais pas l’dire, mais… maint’nant qu’t’en parles…
et chaque vérité est masquée, cachée derrière une facétie. parce qu’il t’reste qu’ça, un maigre sourire qu’étire tes lippes, un air moqueur qu’avive tes opales ombrageuses.
r’gard éteint, presque vide. y a pourtant ces brefs éclats qui scintillent dans l’fond d’tes iris quand t’entends sa voix.
non mais plus sérieusement, j’suis contente d’être là, d’te voir.
cœur qui s’serre, toi qui pivote enfin l’menton vers elle. et tu t’dis ; si seulement…
si seulement elle savait c’que tu penses. là, de suite. à quel point ses paroles t’font mal. à quel point tu r’ssens l’même truc, mais d’un point d’vu complètement différent.
mais t’as pas l’droit, toi, d’lui dire ça.
t’as pas l’droit.
alors t’restes muet, lippes scellées, cousues d’un fil transparent.
et j’suis désolée, encore. parce que non c’est pas rien, j’le sais. mais j’ai l’intention d’me faire pardonner. j’sais pas encore comment, mais j’vais bien trouver.
t’hausses les épaules.
y a des trucs pires qu’ça, lu’…
ouais, y a pire.
y aura toujours pire.
pire qu’un simple retard à un rendez-vous amical. pire qu’vot’ situation, p’t’être, même. et y a c’léger rire qu’tu laisses s’échapper. trop lâche pour l’ret’nir… ou p’t’être pour détendre l’atmosphère, apaiser son sentiment d’culpabilité.
la culpabilité… ou ta vie en un mot.
mais j’curieux d’voir comment t’vas t’y prendre pour t’faire pardonner, j’avoue.
comme si elle l’était pas d’jà, pardonné. elle l’était avant même d’s’être excusé. mais tu joues l’jeu, fox. p’t’être pour r’trouvé la complicité qui s’est volatilisé en même temps qu’t’as foutu l’camps.
parce que c’toi qu’a d’quoi t’faire pardonner… pas elle. non, pas elle.
gorgée d’éthanol pour avaler la prise d’conscience, pour t’empêcher de t’mettre à gueuler.
bouteille qui r’trouve rapid’ment l’comptoir, contraste d’avec ton corps qui s’penche lent’ment vers celui d’lukas. ton visage qui s’approche dangereus’ment du sien et, pourtant, c’pas contre ses lèvres qu’les tiennes s’effleurent.
même si t’en meurs d’envie.
d’puis toujours.
non. c’dans l’creux d’son oreille qu’elles s’mouvent.
alors… montre-moi.
p’is tu t’redresses, sourire en coin qui creuse une d’tes joues. fossette qui met que’ques s’condes avant d’disparaître. d’s’effacer.
néanmoins, y a encore ton r’gard qui brille d’mille feux. pour elle.
elle qu’arrive encore à raviver l’tas d’cendres qu’t’es dev’nu.
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MessageSujet: Re: bad habits // aksel   Sam 27 Oct - 1:38


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Tu le remarques toi. Ça te saute presque au visage. Son sourire qui vient et qui va. Qui ne reste pas plus que quelques secondes sur son visage. L’impression qu’il se force presque, à te l’offrir. À l’offrir au monde. L’air de dire je vais bien ou plutôt croyez-moi quand je dis que je vais bien. Mais toi, tu savais bien que justement, ça n’allait pas. Que ce n’était qu’une facette. Et ça te tuait. De savoir que tu étais complètement impuissante dans cette situation. De ne pas savoir quoi faire pour apaiser les choses. Pire encore, de ne même pas être en mesure de dire si un jour, il le retrouvera vraiment son sourire. Ce même sourire, qui avait cet effet salvateur sur ton palpitant. Et ça aussi, ça te manquait. « y a des trucs pires qu’ça, lu’… » Peut-être avait-il raison. Mais ça n’effaçait tout de même pas la culpabilité que tu ressentais. L’impression que tu avais merdé pour le coup. Que tu l’avais blessé plus qu’il ne le laissait paraitre. Alors oui, clairement tu ressentais ce besoin de te faire pardonner. Ne serait-ce que par un simple geste qui lui redonnerait le sourire. Le temps d’une soirée, juste oublier. « mais j’curieux d’voir comment t’vas t’y prendre pour t’faire pardonner, j’avoue. » Il faut dire que toi aussi, tu es curieuse de savoir comment tu parviendras à te faire pardonner. Idée lancée comme ça, alors que tu n’y avais même pas réellement réfléchi. Peut-être bien que tu aurais dû. Mais oui tu finiras bien par trouver. Lèvres entrouvertes, comme si tu allais reprendre la parole. Pourtant tu n’en fais rien. Puis qu’il y a son visage qui s’approche du tien. Son souffle, contre ton tympan. Décharge électrique qui te traverse tout le corps. Simples mots qu’il lui aura fallu prononcer pour que tu ne t’embrasses. « alors… montre-moi. » Tes lèvres se pincent. Et d’un seul coup tu es prise de cette chaleur, presque étouffante. Lumière du bar, tamisée, qui vient masquer tes joues qui ont probablement prises cette teinte rosée. Alors tu prends une grande inspiration. Pour te redonner un semblant de contenance. Ton regard pourtant, qui ne l’a pas quitté. Qui a bel et bien remarqué ce mince sourire en coin s’estomper de nouveau. Deuxième pincement, que ça te fait au cœur. Alors tu prends une gorgée. Puis une deuxième. Et une troisième, juste pour la chance. Avant de finir la bouteille. Voilà, pari tenu. « tu sais, j’pensais que tu me simplifierais la tâche en m’disant carrément comment j’peux me faire pardonner. » mine boudeuse qui s’accroche à ton visage un instant. Pourtant tu ne parviens pas à rester sérieuse plus que quelques secondes. Mince sourire qui se greffe à ton tour sur ton visage. Comme si les derniers instants s’étaient envolés, comme s’ils ne s’étaient jamais passés. pourtant y’a bel et bien ton palpitant, qui bat à deux milles à l’heure, ton rythme cardiaque qui ne semble même pas près de s’estomper. « mais du coup, très bien, j’vais improviser. » que tu annonces. Gamine qui n’a jamais eu aucun mal avec l’improvisation. Ou plutôt qui n’avait aucun mal. L’impression que les choses étaient d’un seul coup bien moins naturelles. Et oui. Tu rejetais toute la faute sur cette nuit qui vous avait divisé. Qui vous avait laissé avec un tas de morceaux à recoller. Pourtant, tu ne montres pas à quel point ça te fait mal. De l’avoir perdu. D’avoir cette impression de ne pas tout à fait l’avoir retrouvé non plus. Mais il manque à ta vie. Un peu trop. « j’vais commencer en te confisquant ça. » Et tu ne lui laisses même pas le temps de réagir. Sa bouteille que tu tires vers toi. Presque vide déjà. Sa quatrième, et encore ça, c’est s’il t’a dit la vérité. Après, tu es tellement mal placée pour lui faire la morale à ce sujet. Parce qu’à côté, tu fais pareil. Parce que quand tu ne te noies pas dans le travail, c’est dans l’alcool que tu le fais. Mais justement, t’es bien placée pour comprendre. Parce que si tu le fais, c’est pour atténuer un peu la douleur. Celle qui te pourrie la vie, qui te met à l’envers. Et dans un sens, tu n’as pas de mal à te dire qu’il fait probablement ça pour la même raison que toi. Mais ça, ça te tue. Le liquide de sa bouteille que tu laisses couler le long de ton œsophage. « tu me remercieras plus tard. » Parce que tu te doutes bien qu’à cet instant, il pourrait t’en vouloir. Mais oui, t’es certaine qu’il te sera reconnaissant. Ou peut-être bien que tu l’espère. Parce que y’a bel et bien cette idée qui te trotte dans un coin de ta tête. Celle selon laquelle, peut-être bien qu’il pourrait faire une connerie. la connerie de trop. « et ensuite, j’pense que j’vais me donner la mission d’accrocher ce sourire à ton visage. » Et à cet instant, tu ne sais pas si tu le fais pour lui, ou pour toi. Peut-être bien que oui, y’a une part d’égoïsme dans tout ça. Peut-être bien que tu le fais parce que c’est toi qui en a besoin. Mais au final, ça ne peut pas lui faire de mal, non ? « ça m’manque, ça aussi. » aveu fait, à voix basse. Sans même savoir s’il t’entendra. D’autant plus que tu ne t’y attardes pas. Tes doigts qui se glissent entre les siens. Élan que tu te donnes, quittant ainsi le tabouret du bar, dont tu ne lui laisses même pas le choix de suivre. Prenant ainsi la direction de l’autre côté de la pièce, de l’autre univers du bar. les arcades. Puis tu t’arrêtes, presque brusquement. Pour te retourner vers lui, sourire sur tes lèvres. « Alors, t’as envie de quoi ? »

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MessageSujet: Re: bad habits // aksel   Lun 3 Déc - 20:07

et tu tentes, ask’.
d’être intéressant, d’être attirant.
et ça fonctionne avec toutes les autres, mais jamais avec celle qu’tu veux vraiment.
et ça fonctionne uniqu’ment quand t’en as rien à branler.
et si t’avais été un peu plus à l’écoute, et si t’avais pas tes sales songes qu’arrêtent pas de t’marteler l’crâne… p’t’être qu’t’aurais pu l’entendre.
les batt’ments d’son cœur.
ceux qui s’accordent avec les tiens.
c’pas d’sa faute, ni d’la tienne.
c’la faute au karma. au temps. au passé. à l’alcool. aux souv’nirs. à la douleur. aux cicatrices. à la culpabilité. aux sentiments. à l’amour.
c’pas d’votre faute si vous êtes incapable d’vous comprendre.
tu sais, j’pensais que tu me simplifierais la tâche en m’disant carrément comment j’peux me faire pardonner. mais du coup, très bien, j’vais improviser.
normalement, t’aurais affiché un sourire satisfait, fier.
fier d’avoir réussi à la provoquer, qu’elle embarque dans tes délires, ta folie.
mais t’as rien qu’mal.
mal d’appréhender, d’te planter, d’réaliser qu’elle t’connait trop bien ou pas assez.
qu’elle sache comment s’faire pardonner.
ou qu’elle ait oublié.
soupir discret, silencieux… le b’soin d’évacuer la boule qui s’coince dans ta gorge.
d’la cracher, d’la vomir.
et tu l’observes. et t’implores son aide.
ses doigts qu’tu veux qu’elle glisse dans ton œsophage pour enfin pouvoir l’accuser d’être responsable d’tes hauts l’cœur.
d’être responsable d’ton mal de vivre.
j’vais commencer en te confisquant ça.
et elle s’empare d’ta bouteille d’jà presque vide.
tu n’bronches pas, n’sourcilles pas. t’réagis à peine alors qu’t’aurais très bien pu t’en accaparer d’nouveau.
pa’ce t’en as b’soin, d’ce liquide qui t’engourdie.
qui t’empêche d’trop réfléchir.
mais, au lieu d’ça, tu la r’gardes, elle… tu la r’gardes s’empoisonner, sans un mot.
rien qu’une douleur au niveau d’ta cage thoracique.
comme un hurlement dans la nuit, c’lui qui t’réveille, qui t’torture l’esprit.
tu la r’gardes prendre une nouvelle fois l’poids du monde sur ses frêles épaules, prendre l’poids d’ta culpabilité.
et comment tu s’rais rien sans elle.
tu me remercieras plus tard.
bien sûr.
la r’mercier d’n’pas t’faire déraper.
r’gretter.
la r’mercier d’t’avoir stoppé dans ton élan, d’sentir finalement ta langue accroché au fond d’la gorge.
d’t’empêcher d’gaffer, d’merder.
oh, mais, aks’… t’as pas b’soin d’alcool pour faire le con.
et ensuite, j’pense que j’vais me donner la mission d’accrocher ce sourire à ton visage.
et t’réagis enfin.
sourcil arqué, l’air d’lui dire d’poursuivre, d’continuer sur sa pensée.
et, au fond, t’veux p’t’être pas savoir, connaître la suite.
p’t’être qu’ça t’coûterait trop cher.
p’t’être qu’tu perdrais trop.
ça m’manque, ça aussi.
ouais, ça t’manque aussi.
pourtant tu restes muet, les yeux rivés sur ses doigts qui cherchent les tiens.
et tu la suis.
pa’ce tu la suivrais jusqu’au bout du monde, lukas.
et y a l’espace qui change radicalement, l’bruit des machines qui caressent tes oreilles, les lumières qui t’éclatent la rétine.
et, elle.
y a elle, qui s’retourne, toi qui s’arrête pour contempler son visage, ses traits qui s’enflamment.
elle est belle, lukas.
et tu la suivrais jusqu’au bout du monde pour n’jamais t’priver d’ça.
d’son éclat.
alors, t’as envie de quoi ?
« de toi.
d’t’embrasser. là, de suite. »
un space invaders !
qu’tu mens.
tes iris accrochés aux siennes, t’en démords pas. lèvres qui s’pincent avant d’s’étirer en un sourire.
un sourire d’gamin, c’lui qui fait briller tes yeux.
c’pas les arcades qui t’charme, c’est les souv’nirs qui vont avec. c’est lukas. c’est vous deux, avant.
c’est sa main dans la tienne, ses lippes retroussées.
ou un mortal kombat… oh, non je sais ! street fighter !
et t’en rajoutes, tes opales qu’abandonnent les siennes, celles qui vagabondent dans la grand’ pièce.
tes doigts qui quittent son épiderme, le lien qu’tu brises. l’fil transparent qu’tu coupes. encore.
pas prêt ?
jamais prêt.
pa’ce t’es faible, aks’. pa’ce t’as trop bu, aks’. pa’ce t’es con quand t’abuses. pa’ce t’es con même quand t’abuses pas.
y a trop d’choix, tu m’prends par les sentiments, là.
et, tout l’temps, y a ces sentiments qui r’viennent, qui t’donnent le vertige.
comme une prise de conscience qui t’force à réfléchir, à t’remettre en question, à palper toutes les possibilités qui s’offrent à toi.
et y a ton r’gard qui s’pose d’nouveau vers elle.
et y a ton palpitant qui t’rappelle qu’elle est là. qu’elle est toujours là. qu’elle s’ra toujours là.
toi ? t’envie d’quoi, toi ?
plus importante qu’une partie d’jeu vidéo, qu’une bière de trop.
plus importante qu’toi-même, qu’tes propres envies, qu’tes propres désirs.
un ddr ? pour m’foutre une raclée et la honte ? j’ai jamais été capable d’faire un combo d’plus d’trois d’affilés ! j’dois être trop grand…
et t’as une raison à tout, ask’.
une raison pour boire, une raison pour agir en con, une raison pour n’pas lui dire tout ça.
une raison pour chacune d’tes erreurs, chacun d’tes déboires.
mais, au fond, tu l’sais.
tu l’sais très bien qu’t’es rien qu’pas doué.
ou… juste mauvais !
et t’as c’sourire qui t’pend aux lèvres.
c’sourire d’gamin, pur et innocent, c’lui qu’illumine ton r’gard.
et y a lukas.
la seule qu’arrive encore à l’voir… si elle l’voit.
si elle t’voit.
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MessageSujet: Re: bad habits // aksel   Ven 21 Déc - 22:22


bad habits
lukas & aksel

Et voilà que tu t’arrêtes un instant, que tu te retournes que tu le regardes. Toujours la chaleur de sa main qui pèse la tienne. Vos regards qui s’accrochent, et toi tu souris, comme une gamine. Parce que t’es bien, toi. Bien pour la première fois depuis tellement longtemps. L’impression de goûter à une parcelle de ce que vous étiez avant, de ce que tu voudrais que vous redeveniez. Ne sachant pourtant pas à cet instant si c’est même possible de l’envisager. Car il y a tant de choses qui vous ont séparés, qui vous ont brisés. Mais est-ce que ce soir, seulement ce soir, ça peut redevenir comme avant ? « un space invaders ! » Son enthousiasme qui te décroche un faible rire. La chaleur de sa main, qui réchauffe toujours un peu la tienne. un peu ton cœur aussi. « ou un mortal kombat… oh, non je sais ! street fighter ! » puis, que le froid. Son regard qui se pose un peu partout, dans la pièce. Ses doigts qui finissent par lâcher les tiens. Pourquoi est-ce que ça te fait si mal ? Pourquoi est-ce que ça te donne presque envie de gueuler toi. Et pourtant, tu n’en fais rien. Tu restes simplement là, immobile, sans dire quoi que ce soit. Ton sourire qui s’estompe pourtant, un bref instant. « y a trop d’choix, tu m’prends par les sentiments, là. » Avant qu’il ne retrouve tout naturellement le chemin de tes lèvres à l’entente de ces quelques mots. Vos regards qui s’accrochent un bref instant. Ton cœur, qui manque bien de rater un battement. Qu’est-ce qui t’arrive Lukas ? « toi ? t’envie d’quoi, toi ? » hein, qu’est-ce que tu veux, lukas ? toi qui ne sait même pas ce dont elle a envie. ou peut-être bien que tu sais, seulement… tu ne veux même pas l’envisager. « un ddr ? pour m’foutre une raclée et la honte ? j’ai jamais été capable d’faire un combo d’plus d’trois d’affilés ! j’dois être trop grand… » oui, tu te souviens toi. tu te souviens de l’avoir entrainé à jouer à ce jeu. tu te souviens aussi de ses piètres performances. Gamine plongée au cœur de ses souvenirs. Un peu perdu entre ici et ailleurs. Silencieux un instant, regard qui se perd ailleurs, avant qu’il ne te ramène sur terre. « ou… juste mauvais ! » Commentaire que tu ne relèves qu’à peine. Parce qu’à cet instant, la seule chose que tu vois c’est lui. C’est ce sourire. Celui que t’as l’impression de ne pas avoir vu depuis une éternité. Alors tu fais un pas vers l’avant, un pas en sa direction. « j’veux pas t’foutre une raclée… » Que tu souffles, en un soupire. Gamine qui ne sait même pas trop ce qu’elle veut à cet instant. Alors tu ne fais que te laisser porter, sans même réfléchir, sans prendre le temps d’y penser. Alors que tu aurais certainement dû le faire. Gamine, qui continue de s’approcher. Qui finit par poser ses doigts contre sa joue. Tes doigts, qui dessinent doucement les traits de son visage. Ceux que tu connais que trop bien. Puis, tu finis par effleurer ses lèvres, ce sourire. Avant que tes doigts ne finissent par laisser place à tes lèvres, sur les siennes. Tes lèvres qui se posent, doucement, peut-être même un peu trop. Juste pour goûter à ce sourire, juste pour qu’il reste gravé à quelque part d’autre que dans ton esprit, dans ton cœur. Cette peur qu’il finisse par disparaitre pour de bon. Son sourire oui, mais lui aussi. Parce que t’as peur qu’il te file entre les doigts, qu’il finisse par disparaitre complétement de ta vie. Et t’as besoin de lui. Oui gamine, t’a peur de le perdre. Alors tu t’y accroches, un moment. Alors que ta main se pose sur sa joue, alors que l’autre agrippe sa nuque. Les secondes qui s’écoulent, sans que tu ne le réalises vraiment. Parce que tu ne sais même pas ce que tu fais, gamine. Et tu finis par te reculer. Sans trop savoir quoi dire. S’il y a vraiment quelque chose à dire de toute façon. Non, il y a seulement ton cœur, qui se met à battre un peu plus rapidement. un peu trop vite même. et ça te frappe d’un coup. Ce que tu viens de faire. ce qui ne se fait pas. Et tu te mets à culpabiliser, à t’en donner mal au ventre. Et tu regrettes, un peu. Tu regrettes de lui avoir imposé, de ne pas avoir demandé. Mais est-ce que tu regrettes de l’avoir fait ? tu ne sais même pas, tu ne sais plus. Alors que tu devrais pourtant… pas vrai ? « pardon. » que tu arrives finalement à articuler. Quelques secondes à peine après que tes lèvres n’aient touché les siennes. Ces quelques secondes qui t’ont pourtant parues comme une éternité. « j’suis vraiment désolée… » Que tu finis par souffler. Le regard qui se perd, sur le premier jeu qui se dessine sous tes yeux. Jeu qui à cet instant semble te fasciner. Et toi, t’es tout simplement incapable de le regarder. Incapable de lui faire face. Parce que t’as peur de ce que tu pourrais y lire. Parce que tu n’es pas encore prête à affronter son regard, et tout de ce qu’il peut habiter. « parait que la première idée est toujours la meilleure, j’vote pour un space invaders. » Sourire qui retrouve peu à peu tes lèvres, comme s’il ne s’était rien passé, comme si tu n’avais pas fauté. Ta voix, qui démontre pourtant bien moi d’assurance. Parce que t’as bel et bien l’impression qu’à partir de cet instant, rien ne sera plus jamais comme avant. Fosset que tu viens de creuser entre vous deux. Gamine, à ce moment, convaincue d’avoir fait s’effondrer des années d’amitié. Et toi, qui tentait de t’accrocher à lui, tu réalises que tu n’as agi que comme si tu cherchais à le perdre. Et cette fois, pour de bon.

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MessageSujet: Re: bad habits // aksel   Mer 9 Jan - 20:33

tu parles trop.
trop pour n’rien dire d’très intéressant.
c’un peu ta manière pour n’pas t’perdre trop longtemps dans tes pensées, pour t’éviter d’t’enliser davantage dans les méandres d’ton esprit torturé.
parce que tout est propice à c’que tu perdes la tête, aks’.
les arcades, les souv’nirs…
lukas, surtout.
lukas et sa putain d’manie d’t’attirer comme un aimant.
lukas et sa putain d’manie d’te rendre complètement fou.
et son sourire.
qui vient et qui part.
qui s’esquisse et s’efface.
c’boomerang qu’tu t’prends toujours dans la gueule et t’apprends pas, jamais.
parce qu’tu r’commences, sans arrêt.
ses lèvres qu’tu n’veux jamais voir tomber… parce qu’toi tu pourrais tomber pour qu’jamais elle cesse d’sourire.
j’veux pas t’foutre une raclée…
et elle s’approche, ta belle.
et elle s’approche un peu trop près.
mais tu n’bouges pas, aks’, malgré ton envie surdimensionnée d’avaler la distance qui reste entre vos deux corps.
tu t’contentes d’sourire un peu plus lorsqu’elle pose sa main contre ta joue.
parce qu’ça t’fait du bien, c’contact.
parce qu’ça f’sait longtemps, aussi… qu’elle t’avait pas touché.
qu’tu n’t’étais pas laissé approcher.
et tu t’saoulerais à cette caresse – pourtant banale.
l’est-elle ?
ses doigts qui glissent contre ton visage et qu’effleurent finalement tes lèvres.
et ton cœur qui hurle trop fort.
et ton cœur qui t’défonce la cage thoracique.
t’as mal.
nulle part et partout à la fois.
tes iris qui restent néanmoins scotchés à ceux d’lukas.
et, aks’, si on t’demandait quel est l’plus beau jour d’ta vie, t’aurais probablement répondu aujourd’hui.
parce qu’a ses lèvres qui finissent par remplacer la douceur d’ses doigts.
parce qu’a c’baiser dont tu fantasmes d’puis toujours, d’puis qu’elle est entrée dans ta vie.
celui qu’t’espérais, mais qu’t’as jamais réussi à t’imaginer.
parce qu’t’aurais jamais pu rêver à un truc aussi parfait qu’ça.
mais, aks’…
tu fabules.
parce que, pendant les quelques s’condes où t’étais ailleurs, t’as oublié la réalité.
celle qui t’fait l’effet d’une gifle lorsqu’ses lèvres quittent les tiennes.
lorsqu’tes paupières s’ouvrent d’nouveau pour affronter les lumières agressantes des arcades.
lorsqu’tu r’marques…
à quel point elle r’grette déjà.
pardon. j’suis vraiment désolée…
et ton cœur qu’a toujours pas cessé d’déconner.
et la salive dans ta bouche qu’t’arrives pas à avaler.
t’as envie d’gueuler.
t’as envie d’partir.
mais, surtout, t’as envie d’crever.
quoi ? je… non, t’excuses pas.
parait que la première idée est toujours la meilleure, j’vote pour un space invaders.
elle t’évite.
toi et ton r’gard.
tout est étrangement plus intéressant qu’toi et t’supportes pas.
et… si tu l’avais perdu, ask’ ?
pour toujours ?
lukas…
c’murmure.
tu tentes d’la ram’ner vers toi, qu’elle t’regarde d’nouveau.
parce qu’tu peux pas…
tu peux pas t’faire à l’idée qu’elle puisse volontairement t’tourner l’dos.
pas elle.
et t’as peur, aussi.
qu’elle t’ait embrassé par pitié plus qu’par envie.
par amitié plus qu’par amour…
et tu t’imposes.
à elle.
pour la première fois d’ta vie.
tes mains qui s’emparent d’son visage, tu l’obliges à t’faire face.
parce qu’tu supportes pas putain !!!
tu supportes pas qu’elle t’regarde pas, pas après ça.
les mots qu’tu cherches.
pas longtemps, juste assez pour qu’elle percute enfin tes prunelles des siennes.
je… ok ! j’dois faire quoi ? fermer ma gueule et faire comme si rien n’était ? non parce qu’j’en ai marre… du silence, lukas. ça m’épuise !
tu craches.
vomis.
pourtant d’une douceur presque agaçante.
parce qu’tu n’veux pas qu’elle détourne le r’gard.
tu n’veux pas l’effrayer.
tu veux juste… qu’elle sache.
et j’attends ça d’puis… tellement longtemps, s’tu savais…
tu veux juste qu’elle connaisse enfin la vérité.
celle qu’tu lui caches d’puis bien trop longtemps, qu’tu gardes pour toi d’puis des années.
parce qu’si t’as jamais osé faire l’premier pas, c’était surtout parce qu’t’avais peur d’la perdre, ta belle amie.
mais, maint’nant, c’trop tard…
tu l’as d’jà perdu, non ?
à quel point j’suis fou d’toi.
libération ?
ça soulage, un peu, ouais.
mais c’pas suffisant, fox !
l’air qu’t’as d’la misère à aspirer tellement ton organe vital n’coopère plus.
et, merde, comment t’aurais aimé qu’elle t’foute une claque sur la gueule pour t’empêcher d’poursuivre…
et d’prononcer ces sales mots qui t’brûlent la langue d’puis la première fois où t’as vu son stupide sourire.
à quel point… putain, j’t’aime.
et l’poids d’une vie en moins.
et l’impression d’voler, tellement tu t’sens léger.
et les batt’ments d’ton cœur, toujours aussi irrégulier mais, pourtant, beaucoup moins meurtrier.
aksel, t’aurais pas pu t’nir plus longtemps, t’façon.
jayden ou junior auraient fini par ouvrir leur clapet, elle l’aurait appris d’la pire des manières possibles.
soulagé qu’ça vienne de toi, qu’ça sorte d’entre tes lèvres, mais toujours aussi triste d’voir l’regret qui noit ses yeux.
et tu lâches enfin son visage.
liberté qu’tu lui rends maint’nant qu’elle compte s’éclipser.
parce qu’c’est c’qu’elle veut, non ?
partir… t’fuir.
et tu voudrais tenir sa main pour n’jamais la quitter.
mais, aks’, t’accepterai n’importe laquelle d’ses décisions, par amour.
parce qu’tu l’aimes, purement et simplement.
et, à défaut d’pouvoir changer quoi qu’ce soit, tu peux au moins tenter…
n’pars pas, s’te plait.
et malgré la paix intérieur qu’tu r’ssens, malgré ton cœur plus gros qu’l’everest, tu n’peux pas empêcher ta gorge de s’serrer.
tes iris d’se noyer dans la crainte d’un départ, d’un deuil, carrément.
parce qu’t’as pas envie d’la r’garder s’éloigner, impuissant.
parce qu’t’as envie qu’elle s’blottisse dans tes bras et qu’elle t’dise qu’elle t’pardonne, qu’elle est là.
même si elle t’aime pas comme tu l’aimes, t’encaisseras.
t’encaisses toujours, aks’.
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MessageSujet: Re: bad habits // aksel   Jeu 10 Jan - 12:19


bad habits
lukas & aksel

Et tu crois que tu l’as perdu toi. Parce que tu sais que tu as fauté, que tu n’aurais pas dû le faire. Impulsion, d’un moment. Que oui, tu viens à regretter. Regretter que ça se soit passé comme ça. Alors, tu t’excuses, faute de ne pas savoir quoi faire d’autre. L’impression que tu ne pourras pas te racheter de toute façon. Alors, tu n’oses pas lui faire face, tu n’oses pas affronter son regard. Malgré ses paroles, malgré qu’il t’ait dit que tu n’avais pas à t’excuser. Et toi, tu fais ce que tu fais de mieux. Changer de sujet. Pour ne surtout pas voir. Cette vérité qui devrait pourtant maintenant être si claire. Et pourtant, tu restes incapable de la voir. lukas… et tu la sens, la détresse, dans le ton de sa voix. Sa voix, qui te supplie de te retourner vers lui, de lui faire face, d’assumer aussi ce que tu viens de faire. Oui, tu devrais faire ça, mais le problème, c’est que tu n’y arrives pas. Le regard, toujours planté droit devant toi, alors que tu lui fais dos. Pourtant, y’a sa silhouette qui se dessine devant toi. Toi, qui détourne machinalement le regard. Et pourtant, y’a ses mains qui se posent contre tes joues. Et si bien que tu luttes, un bref instant, y’a ton regard qui finit par retrouver le sien. Et t’as peur toi. De ce qui va suivre, de ce qu’il va te dire. « je… ok ! j’dois faire quoi ? fermer ma gueule et faire comme si rien n’était ? non parce qu’j’en ai marre… du silence, lukas. ça m’épuise ! » oui… non ? toi qui te dit que ça aurait été tellement plus simple si oui, vous faisiez si rien. si vous prétendiez qu’il ne s’était rien passé. ça aurait été encore plus simple si ça avait été justement le cas… et pourtant, tu ne savais pas si c’est ce que tu voulais vraiment. oublier. « et j’attends ça d’puis… tellement longtemps, s’tu savais… » que… quoi ? gamine, sous le choc. Parce qu’aussi évident que ça aurait pu l’être… Tu n’avais jamais voulu le voir toi, encore moins y croire. Gamine, qui se voilait la face, toutes ces années… Pourtant le pourrais-tu encore bien longtemps après un tel aveu ? y avait-il encore des doutes qui soient possibles ? pas vraiment, si bien que ça te dérangeait toi, de ne pas l’avoir vu, de ne pas l’avoir compris. alors qu’il est ton meilleur ami… « à quel point j’suis fou d’toi. » Ta gorge qui se serre. Tes lèvres qui se pincent. Et tu aurais voulu qu’il s’arrête là. Cette impression que toute la pièce tournait autour de toi. L’impression que le sol se dérobait sous tes pieds. Non, tu n’étais pas prête, pour un tel aveu. Cette impression, qu’il se sentait peut-être un peu mieux. Pourtant, toi, tu n’avais que mal. Mal, d’avoir été aussi aveugle. Mal, d’avoir été une si piètre amie. « à quel point… putain, j’t’aime. » Et pourtant le coup de grâce. Ton cœur qui se serre, au creux de ta poitrine. Et tu ne comprends pas toi, pourquoi il t’a ainsi caché ça tout ce temps… Puis, ses mains, qui retombent le long de son corps. Et toi. Toi qui fais quelques pas vers l’arrière. Et si bien que tu restes là, immobile, muette, y’a une tempête qui fait rage dans ta tête, dans ton cœur. Et tu le regardes, encore. Et la raison, qui te crie de partir, de fuir. comme tu sais si bien le faire. Mais pourquoi, t’y arrives pas cette fois ? Pourquoi, t’es incapable de partir ? « n’pars pas, s’te plait. » Et tes yeux, qui se ferment, un instant. Pas longtemps, justement le temps de prendre une grande inspiration. Comme si c’était suffisant pour te calmer, comme si ça allait t’aider. Et tu rouvres tes yeux. Ton regard qui se pose à nouveau sur lui. Un bref instant. Avant que le bruit ambiant ne finisse par vous engouffrer, que tu finisses par remarquer que vous n’êtes pas seul. Que ça en vient même dérangeant. Ta main qui s’empare de la sienne. Alors que tu ne lui laisses pas le choix de te suivre. Quittant ainsi les arcades, quittant le bar aussi. Afin qu’il ne reste que la nuit et le silence. Et ce n’est qu’à ce moment-là que tu t’arrêtes, qu’à ce moment-là que tu te tournes vers lui pour lui faire face. Gamine, qui se croit prête à l’affronter, enfin. Pourtant, tu te trompes. « pourquoi ? » que tu lui demandes. Comme s’il pouvait avoir la réponse à cette question bien trop large. Non, il te faudrait être plus précise toi, tu t’en rendais bel et bien compte. « pourquoi tu m’l’as jamais dit, pourquoi tu m’le dis que maintenant ? » les reproches, qui te pendent aux lèvres. et pourtant… ce n’Est pas à lui que tu en veux vraiment, c’est à toi. et tu aurais voulu lui demander depuis combien de temps, depuis combien de temps as-tu été ainsi complètement aveugle… mais tu n’oses pas. non, parce que la réponse t’effraie. Grandes inspirations que tu prends, avant d’hocher la tête de gauche à droite. Parce que ce n’est pas réellement la question que tu souhaitais lui poser. Enfin, c’était bien l’une des nombreuses qui t’avaient passé par l’esprit, mais ce n’était pas la plus importante. « pourquoi… pourquoi t’es parti aksel ? » alors que j’avais besoin de toi ? gamine, qui a souffert de son absence, de ce grand vide qu’il avait laissé dans sa vie. et oui, tu avais tu mal à comprendre. Pourquoi il avait juste cessé de faire parti de ta vie, si tout ce qu’il t’avait dit était vrai… toi qui avait si mal à cet instant. cette impression que rien ne changerait jamais, que tu étais prise dans cette roue où tous les gens qui avaient de l’importance à tes yeux finiraient tôt ou tard par te décevoir. Et peut-être bien que tu étais prédestiner à finir seule au monde, princesse. « j’ai besoin d’air, je… » tu ne sais plus vraiment ce que tu dis. mais oui, t’as cette impression d’asphyxier. Que l’air commence à manquer. Tandis que que tu sentais ces larmes, sur le point remonter jusqu’à tes prunelles. et au final, même pas tu n’avais cherché à les retenir. Gamine, qui ne se mettait que très rarement à nue ainsi. Parce que tu avais du mal à admettre que tu pouvais ressentir, que tu pouvais être blessée. Mais cette fois tu n’avais même plus la force de lutter. Et pourtant, tu as l’impression que dernière, tu n’as plus la force de lutter, plus la force de combattre. Et peut-être que tu aurais dû t’éloigner, partir même. Pour retrouver ce souffle qui te manquais. Pour tenter de calmer cette tempête qui faisait rage en toi. Pourtant, c’était dans ses bras que tu avais fini par chercher une échappatoire. Gamine qui s’y glisse, sans même lui laisser le choix. Puis son souffle, contre sa peau. Ces quelques mots que tu prononces, sur ce ton à peine audible, et pourtant tellement sincère. « j’pense pas que tu t’rends compte… à quel point j’ai besoin d’toi… » et pourtant, il t’aura fallu qu’il parte pour que tu réalises à quel point il t’était nécessaire. Que sans lui, ça ne faisait pas de sens. mais tu avais peur, gamine. Peur que malgré tout, tu finisses par le perdre.

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