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 tesselate - anxy

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third ward


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in town since : 28/09/2018
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❀ chained to the rhythm
MessageSujet: tesselate - anxy    Sam 29 Sep - 20:10


TESSELATE


Il ne manquait que la pluie. Il ne manquait que la pluie pour arroser leurs rires dorés, et elles auraient pu être héroïnes d'un film
d'une série peut-être
un roman au moins
autre chose que les héroïnes de leur quartier, ivres ou défoncées, leurs yeux ne se le demandaient plus
ivres ou défoncées, qui s'en souciait ?
elles étaient belles, elles riaient et tanguaient doucement jusqu'à l'appartement de Blue.
Foxy Blue.
son nom qu'on aurait dit écrit par un enfant, au milieu des trois autres, sur la boite aux lettres, et elle repartait
un fou rire
un fou, dans son cœur qui plus que jamais ne battait
qu'il était doux de vivre, ce soir,
qu'il était calme de se retrouver, comme chaque semaine, avec cette semi-collègue semi-inconnue, cette sorcière qui la faisait éclater de joie.

En faisant glisser la clé dans la serrure, Foxy ne savait déjà plus si elles avaient déjà consommé ou si leur ivresse n'était due qu'à l'impatience du délire qui arrivait.
Et pourtant
- pourtant -
la vision qui suivait était celles de leurs deux corps avachis dans le canapé, ses doigts roulant habilement ce qui finirait de les faire monter.
jusqu'à avoir le cœur en nuage et les pensées en coton
la langue qui disparaît et la peau qui ne sait plus
la fumée, doucement, dans la bouche, jusque dans les poumons
et l'absence
un - deux - trois
il y avait la magicienne et la sorcière
il y avait l'innocente et la pêcheresse
et, dans quelques instants,
elles ne seraient plus que le gris
plus que l'instant perdu entre les deux
la nuance impossible à trouver.

Foxy lui tendit le joint et le briquet, ses lèvres dessinées en un sourire qui n'existait que pour elle. Leur amitié, improbable, leurs jeux, leurs délires,
tout ça
tout ce rien, entre elles

*

et la musique, au fond, qui emportait son esprit sur une autre galaxie

si elle fermait les yeux trop longtemps, des étoiles inconnues s'offriraient à elle - magicienne, elle danserait au milieu, dansait-elle déjà ?

*

assise dans ce canapé, elle souriait obstinément à Anthéa. Le joint avait déjà fait plusieurs tours, les chansons s'étaient enchaînées, peu de paroles avaient été échangées. Des rires surtout, et tous les regards -
- tous les silences -
La plus jeune glissa ses doigts autour de la mâchoire de son amie, encadrant son visage avec douceur.
- murmures -
je peux t'avouer quelque chose ?
- silence -
ses yeux bleus, ses yeux perçants, ses yeux brillants aux pupilles plus grandes que leurs rêves
plus grandes que leurs pudeurs
- silence -
- murmures -
je crève la dalle.
elle éclata de rire, perdant tout le faux sérieux qu'elle avait pu avoir jusque-là, balayant d'un coup de déni les frissons qui l'avaient parcourue.
tu fais une drôle de tronche depuis qu'on est arrivées. l'appart n'est pas au goût de madame ?
Foxy pencha légèrement la tête et lui sourit de nouveau, taquine, un sourcil un peu relevé vers les délires qui les perdraient.
Qu'elle était belle, pas tout à fait détendue, pas tout à faire libérée - qu'elle était belle, presque entière, presque à elle - sa sorcière.
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sixth ward


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MessageSujet: Re: tesselate - anxy    Dim 30 Sep - 9:32

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tesselate

@foxy blue




Putain. ses cheveux sentent encore la frite.
elle le quitterait bien ce taf parfois. pour les clients trop pressés qui oublient que c'est à des humains qu'ils sont en train de commander. pour le nettoyage des toilettes après le passage de gros dégoûtants. pour ses enfants qui crient, crient pour obtenir dieu sait quoi de leurs parents. ouais, elle le quitterait bien. mais elle le fera pas. déjà parce que faut pas s'mentir, même ce salaire de misère ça reste une bonne entrée d'argent. et aussi parce qu'elle est là, la demoiselle aux yeux océans.

comment savoir quand elles s'étaient rencontrées, qu'il y allait vraiment y avoir un truc pour les lier? une collègue, une gamine. puis un rire, un truc qui fait qu'on se retourne dans la sonorité. des yeux hypnotisant dont on a du mal à se décrocher. et voilà. sans savoir pourquoi là voilà recherchant l'amitié de cette drôle d'étoile brillante. au point d'y croire. qu'elle pouvait essayer. de comme les autres se brûler les ailes à l'excès. briller dans un ciel sans s'y voir aussitôt crever. avec foxy, qui s'trouvait être le soleil de son propre système stellaire.

là encore, la rousse la suivait. celle aux cheveux d'argent, au rire débordant. qui lui donnait de vivre encore un peu plus fort à l'instant, de rire plus intensément. dans les rues d'un harvey qui tangue au rythme de son cœur fragile, scintille sous le poids de ses songes futiles. théa n'a même pas encore bu qu'elle ne sait plus ce qu'elle dit, n'a pas encore fumé qu'elle compte déjà en profiter. de cette douce soirée qui promet tant de volupté. de cette ambiance seule qui suffit à la porter. mais les voilà déjà arrivées, devant la fameuse colocation. pas le sienne, non. alors pourquoi est ce qu'elle la connaît? un ventre qui se tord en se rappelant des cris. connexion. logique établi. c'est donc avec 'ça' qu'elle vit!

encore en train d’assimiler les données, elle réalise qu'elle est déjà rentrée. de toute manière, c'était pas cette info qui allait la faire reculer. au contraire, ici y avait moyen de trouver un moyen de le faire chier, ce connard qu'avait osé la virer. dans un silence retrouvée, ses pieds voguent dans cet endroit étrangement pas étranger. la vieille plante là-bas. la couleur moche de ce canapé. le dvd d'anastasia. mais elle se laisse pas emporter par la nostalgie non, elle rejoint celle toujours capable de lui donner ce regain d’énergie. drug chéri. ça la gène de penser ainsi, de passer de celle qu'osait pas à celle qui n'peut qu'apprécier. délicatement enrôlée dans le péché, quitte à laisser de côté les non-dits. la maladie.

son poids léger s'écrase à ses côtés, et déjà elle peut pas s'empêcher de rigoler. ça doit être la tête de la demoiselle. ça l'a fait marrer d'la voir aussi belle. attentivement ses yeux observent la préparation. dans l'attente de ne pas pouvoir résister à la tentation. afin de couvrir de ses doigts sa conscience qui hurle d'arrêter, pour oublier des reins prêts à la lâcher. stopper un froid capable de l'envahir. une petite mort prête l’ensevelir. ouais, sauf que tout ça c'est déjà envolé, grain de sable dans le sablier. une bouffée. deux. oublier.

anthéa, elle voit plus rien. elle sent tout. sa main fébrile repasse le joint. repasse le feu. repasse ses yeux. sur des traits qu'heureusement toujours elle reconnaît, lumière dans la nuit. qui de ses pétards partagent la magie. sa peau la picote, sa tête la transporte. reste assise. à moins qu'elle soit allongée? pas moyen de deviner, alors qu'un soupir de contentement s'échappe prudemment. ouais elle sent tout, elle voit rien. sentant ces petites mains contre elle, entendant à peine les voix qui l'appellent.

-"je peux t'avouer quelque chose ?"

c'est con, tu fais non. pas envie de se prendre la tête, pas envie de songer à l'impossible. merde, elle le fait déjà. un regard qui se détache pas, une joue qui se frotte délicatement contre des doigts. drôle de chat.

-"je crève la dalle."

avec la bleue, elle ri, ri à s'en décrocher la trachée. doucement pourtant, en se laissant simplement porter. d'une ambiance à une autre sans jamais chercher à s'y accrocher. visage qui se repose dans le canapé. pourtant, est ce qu'elle le voudrait? aucune idée, là c'est surtout que l'invitée serait pas contre un mayo-poulet. ou n'importe quoi à se foutre sous la dent, pour combler un petit trou dans l'estomac, et noyer des papillons.

-"tu fais une drôle de tronche depuis qu'on est arrivées. l'appart n'est pas au goût de madame ?"

c'est vrai que d'habitude autant de silence, c'est pas sa tasse de thé. néanmoins la jeune femme est étonnée que son étoile est remarqué, au lieu de se laisser gravitationer. une drôle de tronche qu'a plusieurs raisons d'exister: le retour d'art dans l'quartier, gabriel qui la fait sur les mains danser ou ce vélo qu'avait failli l'abandonner. pourtant toutes ses si bonnes raisons, elle avait eu du mal à s'en rappeler. juste parce qu'elle l'a regardait, cette astronaute d'harvey. celle qui a vu d'nez puait la pureté, celle qui transpirait l'innocence. celle qui pourtant en avait été lavé pour mieux à son tour la faire sombrer. une flamme bleue, puissante. briquet empoisonné, que toutes les secondes elle avait envie d'activer. foxy, regarde moi, regarde moi qu'ses yeux criaient. pour que dans tes pupilles à mon tour je scintille.

-"non. ça manque de bazar. on dirait que vous n'y vivez pas vraiment, c'est trooop bizarre."

à côté de chez elle, c'est clair que ça resplendissait le rangement. pourtant, ça l'était pas parfaitement mais ça suffisait pour faire genre que c'était la raison de son dérangement à elle. mais à son tour, la flamboyante rouge se rapproche de la scintillante bleue pour venir toucher les cheveux d'argent. c'était pas la première à le faire, certainement. comment résister à ces drôles de petites mèches?

-"moi aussi je peux t'avouer un truc?"

un sourire charmant, un sourire qui grille déjà ses mauvaises intentions. sa bouche qui se rapproche de l'oreille, son doigt qui pointe une chambre. une langue qui repasse sur une lèvre inférieure, un souffle qui se glisse dans les cheveux.

-"j'ai déjà dormi là-bas."

reculant pour rire sans lui broyer les tympans, ses yeux clairs attendent de voir quelque chose, délaisser par d'autres sens. comme les envies, qui étrangement viennent de temps à autre rappeler leur présence. mais aussitôt, l'intrépide les oublie les sommant de la laisser jouer avec ce feu. bleu.



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third ward


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MessageSujet: Re: tesselate - anxy    Dim 30 Sep - 18:13

(plus grandes que leurs pudeurs)
(leurs pupilles)
(plus grandes que leurs rêves)
(leurs regards)
et dans le silence (celui de la musique, en fond, des danses, des transes)
elles se regardèrent,
calmement,
doucement,
ses doigts fins, ses doigts joueurs maintenant glissant sur le bras de la rousse.
la lourdeur de l'atmosphère, les couleurs douces des murs et les lumières qui fusaient d'un peu partout, d'une façon un peu inattendue, un peu comme elles,
un peu comme ça.
Anthéa essaya de lui raconter des cracks, ce genre de crack que la jeune avait plutôt l'habitude de fumer, ce genre de cracks qui fonctionnent avec le monde peut-être, mais pas avec elle
même pas depuis son étoile
même pas sur sa (leur) galaxie

malgré tout, elle lui sourit,
parce que parfois - souvent - les silences sont moins douloureux que les questions, parce que son esprit embrumé craignait ne pas assumer le sérieux d'une réponse
parce qu'elle se défilait, un peu aussi, se contentant de lui sourire de façon facile
elles se noyaient - un peu - lentement - elles disparaissaient dans silence tendresse - dans le multicolore aveugle des non-dits
(tant pis)
son sourire lâche une vanne, une connerie, un truc pour faire passer, pour oublier
bah vas-y, fous le bordel, fais comme chez toi
(et dans la légèreté, dans le coton de leur amitié, elles s'envolèrent le temps d'un rire)

la main de la rousse s'éleva à hauteur du visage de Foxy et elle crut s'évanouir, elle crut défaillir, là comme ça,
comme un coup du sort, un coup de l'herbe mal coupée, un coup noir, derrière la tête, au fond du cœur
(proximité)
ses doigts glissèrent doucement le long de ses cheveux, alors la gamine reprit son souffle - sa vie
elle s'approcha même un peu, complice, amusée, curieuse des mots qui suivraient,
curieuse de sentir son souffle contre sa peau
dans le chaud, dans le moite, le volé
- l'instant -

Les rires d'Anthéa ne suffirent pas à la faire redescendre. Le sérieux avait déjà repris trop de terrain sur son visage, son sourire perdu entre le canapé et la chambre du roi. Qu'est-ce qu'elle racontait ? Qu'est-ce qu'elle avait ? Où ? Pourquoi ?
Les questions défoncèrent son cerveau déjà trop déconnecté. Elle s'écarta légèrement, fit mine de s'occuper du joint, le ralluma même avant de reposer son regard empli de doutes sur sa sorcière. Kingsley ? T'es sérieuse ? Un sourcil haussé, elle ne la quitta plus des yeux
-
presque
-
(respirer, enfin, les murs verts, avaler l'atmosphère)
et rire de nouveau
haussant les épaules
terrant la déception
terrant l'amertume d'un secret, d'un sentiment murmure (jalousie)
j'savais pas que c'était ton genre de mec.

le dos posé contre l'accoudoir pour faire face à la rousse - distance - elle lui sourit, un peu plus sincèrement, surtout aidée par la brûlure au creux de ses lèvres qu'elle lui tendit juste après
j'te voyais plus… j'sais pas. pas avec un con comme lui.
(jaune, le rire)
(silence, silence - amertume)
sa poitrine hurlait
(déception)
(de l'air)
elle chercha la fenêtre des yeux, déjà ouverte
(de l'air)
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sixth ward


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MessageSujet: Re: tesselate - anxy    Mar 2 Oct - 15:45

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tesselate

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-"bah vas-y, fous le bordel, fais comme chez toi"

hein? qu'avait-elle dit déjà? bulles de savon de réflexion. déjà envolées, peut-être même éclatées. mais ça ne fait rien, non. car à ses côtés se trouve ce fidèle compagnon: une étoile filante, qui le temps d'une soirée s'arrête. présente. pourtant, la rousse à beau la regarder, tous ses vœux ne sont pas non plus exaucés. mais ça ne fait rien, oui. tout simplement parce que ce n'est que le début de la nuit. chemin de pensée. voilà ce qu'elle doit retrouver, au lieu de se noyer dans l'océan de ses prunelles. on lui demande donc de foutre du bordel? considérez que c'est chose faite.

ce pourquoi, avant de toucher ces cheveux si tentants, sa main lui offre une occasion toute trouvée de s'en approcher. du bazar hein... c'est un coussin qui vient donc être lancé proche du visage de la tentatrice. sourire coupable, sourire capable. un rire léger qui de nouveau se laisse porter. putain, elle a déjà oublié qu'elle devait songer à penser. à la place, elle s'avance, s'approche. devance l'imagination, fait glisser les fils argentés entre ses doigts. lâche une part de vérité, attendant que la suite on vienne lui réclamer. toujours aussi amusée, toujours aussi proche de ce qu'on appelle communément la liberté. pourtant, n'est t-elle pas plutôt en train d'être emprisonnée?

toutes deux s'éloignent. pourquoi? parce que. y a qu'un sourire qui flâne, le sien. pourquoi? ça par contre elle ne sait pas.

-"Kingsley ? T'es sérieuse ?"

kingquoi? silencieuse, un regard qui se perd dans ses yeux. hypothèse: c'est le nom de ce qu'elles sont en train de fumer? est-ce cette chose qu'elle doit remercier pour ses ailes actuelles? aucune idée. aucune putain d'idées. non, la seule chose qui l'obsède c'est de ne plus voir un sourire marqué ses fines lèvres. par sa faute? improbable. illogique. irréparable. sauf que ça revient, si vite si bien. de nouveau à rire l'une à l'autre, l'une pour l'autre.

-"j'savais pas que c'était ton genre de mec."

anthéa penche la tête sur le côté. le sujet lui échappe, tout comme l'envie de penser qui trépasse. habituellement, elles en parlent pas de ça. des gars. habituellement. son habituel moment qu'elle aime tant. alors pourquoi maintenant?

-"mon genre hein..."

son genre à elle, il a un prénom. gabriel. sauf que là c'est con, elle presque envie d'éviter le sujet. voyant pas ce que ça vient faire là. sur ce canapé pourri, dans la fumée des à côtés. de c'qui est leur nuit, adossé à ce vieux dossier. ouais, vas t'en qu'elle lui dit. si j'suis en train de fumer, c'est peut-être pour t'oublier. simples pensées, terribles pensées. mentalement adressée, physiquement égarée.

-"j'te voyais plus… j'sais pas. pas avec un con comme lui."

de qui on parle déjà? le joint qui tourne dans sa main, s'offre à ses lèvres. encore un peu plus de lointain, encore un peu moins d'appréhension. s'en va, s'en va loin la pression.

-"tu me connais peut-être pas aussi bien que tu ne le crois."

et ça lui va parfaitement bien comme ça. ce qui se cache dans le fond, ça fait bien de rester là-bas. faut pas que ça éloigne la lumière bleue, que ça éteigne ce si doux feu. celle qui la regarde pas, qui la regarde plus. théa n'aime pas ça. son bras s'étend, tend l'objet du lien. attraper l'attention, attraper l'absente. qu'elle revienne la filante. qu'elle brille, rit vraiment.

-"quoi, y a un truc qui va pas? tu me vois peut-être plus avec une conne comme toi?"

prenant la pose, elle veut la revoir sourire. back-flip capillaire, vieux clin d’œil. même si étrangement, ça fout un coup à son orgueil. oui, foxy devrait être là. rien que pour elle, rien pour ça. pas le droit de penser à quelque kingsley que ce soit. tiens, mais oui, ça lui revient. un nom sur une boîte aux lettres. oh. ah. rire nerveux, maintenant c'est à elle de regarder ailleurs, une télé éteinte.

-"ahah, j'viens de comprendre. c'est pas du tout ce que tu crois..."



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third ward


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MessageSujet: Re: tesselate - anxy    Ven 12 Oct - 15:30

le regard suspendu à la fenêtre - son esprit avait déjà sauté, loin, dans le vide, dans la vie
loin du King et de ses bras qui réchauffaient son cœur, loin de la sorcière et de ses mots qui brisaient
ses mots qui tuaient
(ne pas la connaître)
la magicienne sourit, toujours un peu loin, toujours un peu perdue, luttant pour ne pas revenir à l'amertume de la vérité
ça doit être ça, jolie inconnue
la rousse s'agita, attrapa ses yeux bleus au passage (et merde)
(une conne comme moi)
un sourire taquin, un sourire con
pourquoi pas ? ce serait plus digne de toi, déjà.
elle rit, se rapprocha de sa sorcière pour remettre ses cheveux en place et lui fit mine d'arrêter de faire la star - et lui promit en silence qu'elle n'avait pas besoin de ça pour être - pour plaire.
elle rit, doucement,
elle rit, effaçant le mal qu'elles pouvaient se faire, effaçant les espoirs qu'elle pouvait avoir, leur tendresse, leur amitié -
rien ne devait y nuire.
mais rapidement, Anthéa détourna le regard et se referma, étrange, nerveuse.

alors,
Foxy glissa de nouveau les doigts sur sa mâchoire et attira son visage vers le sien.
je m'en fiche.
sourire contre sourire, souffle contre souffle
ses doigts glissèrent jusqu'à ceux de l'autre, jusqu'au joint presque fini
(du délire, encore)
leurs regards croisés, la musique entre elles, la musique comme un nuage
la musique autour d'elles
la fumée dans sa bouche
puis
lentement
entre ses mains
contre ses lèvres
puis contre les siennes, à elle, à l'autre,
sorcière aspirant son souffle
sorcière jouant avec son cœur
- inhalation -
fin du soupir de fumée - léger baiser

la bleue sourit, la bleue rit un peu, peut-être, se recula, fuma de nouveau
gardant cette fois pour elle son inspiration narcotique
elle aurait aimé parler mais rien ne vient
son esprit dansait
son esprit divaguait
par la fenêtre avait-elle sauté ?
*
elle rit encore, la regarda, ne la vit plus, lui sourit - regarde-moi, regarde-moi
elle l'appela, en silence - ressens-moi, ressens-moi
*
t'es trop belle pour cet appart, t'es trop belle pour les gens qui y vivent.
*
(sorcière, sorcière)
(sorcière, ne sens-tu pas mon regard si fort posé sur toi ?)
(sorcière, ne vois-tu pas briller ces yeux qui ne savent te fuir ?)
*
elle s'entendait rire, elle s'entendait râler de ne plus avoir de quoi fumer,
des bières, peut-être, j'sais plus, j'sais pas - rire en encore
sinon
elle sourit, pause,
- silence -
sinon, j'ai autre chose.
(ecstasy)
(toujours plus, toujours trop)
déjà les basses vibraient sous sa peau, déjà son corps dansait une musique qu'elle n'entendait qu'étrangement
qu'à travers ce nuage - qu'au-delà cette fumée
(elle cria, en silence - ressens-moi, ressens-moi)
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sixth ward


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MessageSujet: Re: tesselate - anxy    Ven 12 Oct - 21:29

Soutenir et aider.

tesselate

@foxy blue



-"ça doit être ça, jolie inconnue."

distance, séparation. jeu de l'oie, retour à la case départ. perdu dans le présent et le passé, sans pouvoir pointer du doigt l'instant où ça a commencé à merder. cerveau en pétard. ou est-il, lui d'ailleurs? ses poumons réclament un peu plus du produit miracle, d'un peu plus de fumée dans l'abîmée. inconnue. c'est vrai, que ce n'est peut-être que ça. mais pourquoi ses lèvres retenues, rêvent de souffler que ça ne l'est pas?

-"pourquoi pas ? ce serait plus digne de toi, déjà."

rire. encore, encore avec elle. théa se demande, est ce dans sa tête que sa filante bleue s'est rapprochée? faire un vœu. que ce ne soit pas illusion.
digne. être digne. faut faire quoi pour ça? rien, parce que jamais elle ne le sera. elle l'a compris, la gamine. attention. oui, attention. ça la rattrape, les questions, la réalisation. faut maintenant laisser place à la justification. qui était déjà?

-"je m'en fiche."

vraiment? sûrement. de toute manière, elle préfère s'en foutre, encore un instant. se noyer dans l'océan, oui, plonger tête baissée dedans. où va t-elle l'emporter, la déferlante? vagues instables, sagement déchaînées. foxy, comment savoir avec toi de quel côté nager? sans doute, vaut-il mieux se laisser couler.

sauf que. couler, couler. que signifie ce baisé salé? cosmique. aucune idée. tout ce qu'elle peut faire, la rousse, c'est sentir son cœur s'affoler. putain, peut-être que si c'était pour un moment comme ça, crever serait un projet qui viendrait moins continuellement la gêner. dans la fumée. dans la musicalité. dans ces deux ciels bleus étoilés. en attendant le palpitant rebondi. là. et ici. au loin aussi.
et théa, elle, encore elle rit. elle rit d'apprécier, elle rit d'avoir consommé. elle rit de la connaître, elle rit de vouloir recommencer. une blague. un baisé. un des deux venaient de se passer. choisissez.

-"t'es trop belle pour cet appart, t'es trop belle pour les gens qui y vivent."

ailleurs, elle ne l'entend plus. foxy, l'a propulsé sur une autre galaxie. des yeux plus fermés, des cils qui ne cessent de battre. volupté. dans ses cheveux gris. trop longtemps qu'elle ne dit rien, peut-être. bel univers. se contentant de la regarder, sourire léger. comment s'en lasser? hochant la tête ici, et là. mais la belle ne comprend pas. si. ce qu'elle voit, autrement que celle qui l'éblouit, ce qu'il y a plus de ce qui l'étourdit. dommage, elle veut pas redescendre, non. trop tôt pour le scaphandre. trop tôt pour la laisser non. sur sa peau, ses doigts n'auront jamais assez glissé.

-"sinon... sinon, j'ai autre chose."

-"fais gaffe. je suis amie avec un policier."

rire revenu, parole aussi. langue de nouveau déliée, comme du sort libéré. mais, la cause n'est pas apprécié, non. début d'anxiété. a u t r e   c h o s e. la conscience qui pointe le bout de son nez. anthéa. t'es certaine que c'est pour toi? parce que, la sûreté elle croit pas.

-"tu crois? tu sais.. je m'y connais pas. d'habitude, j'essaye pas. y a qu'avec toi. enfin. je sais pas quoi."

besoin d'être rassurée. foutu bébé, comme un chaton éloigné de la portée, qui semble soudainement s'en rappeler. à cause du système stellaire, elle ne se sent pas seule malgré que le club des six ne soit pas là. non, elle ne sent pas ce qu'elle n'est pas. alors lumière, va falloir de nouveau éclairer la voie. faudrait encore de la fumée. faudrait un baisé. faudrait être de nouveau emportée.



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MessageSujet: Re: tesselate - anxy    Sam 13 Oct - 17:53

elle lui dit qu'elle ne sait pas, elle lui dit qu'elle n'est pas sûre, elle lui dit qu'elle a peur - elle lui dit qu'elle a peur mais foxy ne fait que danser, mais foxy ne fait que planer, déjà un peu partie, déjà un peu perchée
sorcière oh ma sorcière danseras-tu avec moi ?
elle lui sourit, elle rit peut-être, quelle heure était-il ? quel jour était-on ? elle ne le savait plus, elle ne se le demandait plus, elle ne voulait que rêver, elle ne voulait que jouer
jouer avec l'interdit, jouer avec le danger
coller son front contre le sien, plonger dans ses yeux, lui vendre ses rêves, ses fantasmes, ses pensées, son sourire, chuchoter
tu me fais confiance, non ?
ses doigts sur ses joues dessinaient des nuages, qu'il était bon de délirer, qu'il était bon de voler, loin de tout, loin du monde, loin des angoisses
*
au ralenti
*
rire contre ses lèvres, se reculer, fouiller une boîte pas même cachée
elle planta de nouveau son regard au fond du sien
sorcière oh ma sorcière voleras-tu avec moi ?
quelques pilules roulaient au creux de sa main
un bonbon entre son pouce et son index
un peu de rêve sur sa langue, un sourire vers la rousse, plusieurs gorgées d'eau
noyer le poison
noyer les rêves
l'océan de délires
les vagues d'amour
au ralenti
et compter à rebours
(3-2-1)
à toi
sa voix était douce, ses gestes décalés, une nouvelle bille rose entre ses doigts qui volèrent jusqu'aux lèvres d'anthéa
de l'eau, un chewing-gum, beaucoup de musique
ses pupilles ancrées dans les siennes
je serai là, je suis là, avec toi
bientôt, tout l'amour sera plus fort, bientôt, la musique sera en elles, bientôt, elles se perdraient, dans la chaleur d'un bonheur chimique - la chaleur de sensations nouvelles, inédites, interdites
(prendre les règles et les briser)
*
sorcière oh ma sorcière aimeras-tu avec moi ?

*
lui faire avaler la pilule, lui faire avaler un peu d'eau, sceller le pacte
- lèvres contre lèvres -
goûter sa peau sucrée, un peu plus cette fois,
sourire à son baiser
sourire à sa peau, à ses doutes
encore, lui murmurer
je suis là
brûler les secondes, brûler les instants
*
puis, lentement, la jeune recula et augmenta le son de la musique qui tapait déjà contre les murs plus que de raison
elle prit la main de la rousse, serra ses doigts et l'entraîna au milieu du salon
(danser)
(ressentir)
(l'amour, la vie, la musique, l'océan, la drogue, monter)
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MessageSujet: Re: tesselate - anxy    Sam 27 Oct - 20:02

Soutenir et aider.

tesselate

@foxy blue



-"tu me fais confiance, non ?"

arrête, arrête toi théa. ne la suit pas, ne l'entend plus. tu sais que ça te tue. pourtant, foxy c'est tout ce qu'elle voit, phare dans les vagues de ces yeux, lumière de son esprit tumultueux. la serveuse de frites, est ce qu'elle la croit? y a plus vraiment choix. car si ce n'est pas le cas, faudrait s'éloigner, alors que la rousse tout ce dont elle peut rêver n'est que d'encore un peu se rapprocher. hypnotisée. tout est ralenti, des pupilles qui croient filmer un plan bien singulier d'un saut, d'une envolée. de la prise, prête à tout risquer. et pourtant, encore au creux de ses doigts, y a le sourire au fond de son estomac. des yeux témoins, du jeu enfantin. avaler, pour mieux se noyer. si simple, si serein. sublimer les merveilles, si elle la suit, à ses yeux foxy pourra t-elle être encore plus jolie?

-"à toi"

déjà? déjà enfouis sont les souvenirs de comment procéder, et de nouveau la jeune femme semble prête à paniquer. alors, faut s'ancrer, sa main qui s'accroche au tee-shirt de l'étoile, guide, guide la.

-"de l'eau, un chewing-gum, beaucoup de musique."

recette du début, comme de la fin. voilà qui est malin, car la demoiselle ne sait déjà plus quand était demain.

-"je serai là, je suis là, avec toi"

-"promet le, promet le moi."

et
ainsi
soit
il

le palpitant qui croit se décrocher. sa voix, sa voix elle en a besoin. ses mains. sa bouche. ses yeux. ses cils. son nez. son rire. y a la peur nichée, que la filante seule sait torpiller. qui de ses baisés l'envoient ailleurs, galaxie lointaine hors des pensées. alors théa, théa se noie dans sa bouche, boit à ses lèvres et frisonne à ses murmures. l'embrasse, l'embrasse encore. parce qu'être en vie aussi fort, ça fait forcément fuir la mort.

-"je suis là"

-"dis le encore. ne pars pas, sinon.. sinon je comprends pas."


l'esprit en mousse, le corps électrique. le courant, passant partout, dans chacun de ses petits bouts. rire qui s'échappe encore, coup de foudre du sort. ça résonne, ça fonctionne. comment est-ce possible, de voir la musique? elle veut la rejoindre, et sa filante comme toujours sait réaliser les souhaits secrets. main tendue vers l'inconnu, qu'elle attrape, l'ingénue.

les mouvements en traversée, la musique en marée. flotte, flotte, virevolte. seule ou accompagnée, à ne plus savoir. si la pilule peut combiner.

-"qui es tu?"

puis, sans savoir, elle est sur le canapé. ou peut-être, qu'elle est un canapé... même si dans le fond, théa doute que ce soit ainsi qu'elle soit née. admiration devant ses doigts qui vibrent, admiration devant la transe de la sublime. envie de la rejoindre, envie d'autre chose. ou peut-être de rien, car elle est si bien, si bien. dans le lointain.

-"est ce que tu danses pour moi? j'espère que c'est ça."


regarde moi, fais le pour moi. vis, meurs. que comme tu le fais pour moi, je te rende sans peur. à moi, dans la nuit qui te fait briller. incapable, incapable de se détourner. centre de gravité. chaque seconde la rend plus lunaire, chaque seconde qu'anthéa veut graver, ici et là. à moi.



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third ward


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MessageSujet: Re: tesselate - anxy    Sam 27 Oct - 20:59

elle était rousse, elle était blonde, elles étaient belles, elles étaient musique, danse, transe
- transcende-moi -
la montée était intense, interminable
elle riait, les yeux perdus, les yeux sur sa sorcière,
elle riait, la musique comme une boule dans son ventre qui explosait et la gagnait - l'envahissait -
murmures
je suis là, je suis là
leurs pupilles s'écartaient, doucement, grignotant chaque recoin de lucidité
(adieu)
*
leurs corps comme des vibrations, leurs corps comme abandonnés
possédés
(sorcière, sorcière)
(libère-moi)
elles dansaient, à ne plus savoir, à ne plus entendre, à ne plus voir - ne plus se voir, ne plus sentir - et tout, tout ressentir
la présence
l'amour
l'envie
l'absence quand elle s'éloigna
et de ses yeux la blonde ne la quitta pas
*
la regarder, l'observer, l'entendre
la danser
lui sourire, un peu
(hypnotisée)
tout est pour toi
(rire)
(sorcière, sorcière, regarde-moi)
le poids de ses yeux, chasseurs, affamés, le poids de cette rousse sur le corps
et toujours
danser
vivre
ressentir
flotter
- les explosions dans la tête, dans les doigts, dans le corps tout entier -
*
le cœur à mille facettes, la peau moite, l'esprit perdu
quelque part
entre elle et le sol
le sol et le canapé
- elle et elle -
*
j'ai chaud, j'ai beaucoup trop chaud
et elle rit
elle rit
comme une première fois,
comme une toute dernière fois,
sans jamais s'arrêter de danser, sans jamais arrêter de la regarder
(sorcière, sorcière)
(aimes-tu ça ?)
elle voulait la rejoindre, elle voulait s'allonger, elle voulait l'embrasser, elle voulait la serrer dans ses bras et murmure contre sa peau; l'aimer aussi fort qu'en elle tout battait - mais elle voulait danser, elle voulait bouger, elle voulait courir, elle voulait sentir
le vent
le froid
la moiteur du salon
l'air de l'extérieur
le regard de sa sorcière, sur elle, nulle part ailleurs
(elle dansait, encore, toujours)
(toujours plus proche de l'autre, presque à
-
portée de main)
(ses mains
son visage se tourna, juste assez pour disparaitre derrière ses cheveux blonds, bleus, batailles
et ses doigts relevèrent le haut qui l'emprisonnait, laissant apparaître ce corps qu'elle ne montrait jamais
ce corps combat
ce corps dansant
toujours
inexorablement
vivant au rythme de la musique
du sol
des murs
de tout ce qui vibrait avec elle
avec elles
*
elle s'amusait, riant,
juste pour sa sorcière,
se déshabillant,
doucement
(de l'air)
(son air)
*
sous sa peau alors seulement recouverte d'un soutien-gorge, ses veines battaient un tempo endiablé
un tempo ensorcelé
un tempo qu'elle devait suivre
le souffle court
le cœur explosé
les yeux défoncée
et les mains sur celles de théa puis, douces, sur son ventre
sur ses guerres,
un frôlement, à peine - peut-être
un millier de frissons
un souffle, encore
je suis là


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sixth ward


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MessageSujet: Re: tesselate - anxy    Ven 2 Nov - 22:21

Soutenir et aider.

tesselate

@foxy blue




-"tout est pour toi."

ah oui? les promesses en l'air, l'envolée n'y croit pas, non. mais ça la fait sourire, tout de même. ça l'a fait rêver, un peu. alors qu'elle se tasse plus encore dans le canapé, alors qu'elle aimerait qu'une autre pair d'yeux lui pousse sur le front, pour davantage l'admirer. alors que tout vibre, alors que son corps n'est plus vraiment le sien. alors que tant de choses se passent, sans que le temps lui ne s'efface. tout est pour toi, qui résonne dans sa tête. apparemment, tout n'est pas assez. rien ne suffit à la combler. peut-être parce qu'elle sait que ça ne va pas durer.

-"j'ai chaud, j'ai beaucoup trop chaud"

le regard clair qui les perçoit, les gouttes salées qui coulent sur sa peau. l'étrange envie d'y goûter, en la voyant lentement se rapprocher. tendre la main, espérer la toucher, encore la réchauffer. pourrait-elle exploser? de toute manière, pas moyen de savoir. l'étoile si proche, et pourtant toujours trop loin. trop belle, et pourtant trop brûlante. faudrait un philtre pour mieux la regarder, faudrait l'univers pour l'aimer. c'est là, là que l'idée vient s'insinuer. putain, anthéa la sent monter, la terrible idée. monter, monter, alors qu'une seconde son regard se détache de la lumière, pour rejoindre l'ombre de son sac, posé juste à côté du canapé. si simple, si simple à attraper.

mais y a du mouvement, qui rattrape vite ses yeux. y a des bleus, qu'attirent son âme. y a tant de beauté, l'impression d'être transportée. jamais, jamais elle n'a été aussi déchirée: par la poussière d'étoile, et par les constellations de tâches. les sourcils qui froncent, la tête qui se penche. la bouche qui s'ouvre, les yeux qui refusent de se fermer. la main qui tend, tend mais pas vers sa peau. qu'attrape, mais pas son haut. qui se referme, mais pas sur ses lèvres. qu'attire, mais pas son corps. qui relâche finalement, mais pas son regard. abandonnant son élan, et son appareil photo contre sa cuisse.

et ses doigts, à anthéa qui sont si froids, qui tremblent contre la chaleur de celles de foxy. qui viennent suivre des tracées, enfant admirative, enfant interrogée. y a l'adulte assoupi qui hurle à l'enfant de réagir, d'être dégoûté. d'être bouleversé.

-"je suis là."

y a sa bouche qui s'approche, y a son cœur qui se décroche. ses lèvres contre la palette, du violet abusé, au jaune usé. embrassant le rose ambré, respirant le bleu ancré. reculant, reculant d'autant plus décidée. ne veut, ne veut oublier.

-"danse, à en perdre la tête, à en perdre pied. danse pour moi, encore."

la sorcière qui lance sa malédiction: attrapant la caméra. appuyant sur le bouton. a c t i o n.




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third ward


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MessageSujet: Re: tesselate - anxy    Jeu 15 Nov - 0:58

(dis-moi que tu es là)
(dis-moi que tu me vois)
(dis-moi que je suis belle)
(dis-moi que tu souris)
(dis-moi que je danse, encore, sans m'arrêter)
(dis-moi que je souris)
(dis-moi que tu ne vois pas mon visage, jamais vraiment, jamais entièrement)
(dis-moi que la musique ne s'arrête pas)
(dis-moi que la musique ne s'arrêtera jamais)
(dis-moi que je bouge comme si je volais, dis-moi que je bouge comme si je ne sentais plus ni le sol ni mon corps, ni le son, ni la lumière)
(dis-moi que tu ressens tout comme je le ressens, anthéa, sorcière, dis-moi)
(dis-moi que l'explosion est massive, dis-moi que tout est si intense que ça nous dépasse, que ça nous tuera)
(dis-moi)
(dis-moi que la danse)
(dis-moi que je ne comprends pas)
(dis-moi que mon corps a besoin de toi)
(dis-moi que je t'appelle, que mon corps a froid si loin de toi)
(dis-moi que tu me vois)
(dis-moi que tu n'as pas peur)
(dis-moi que je ne t'effraie pas)
(dis-moi que tu ne vois que moi)
(dis-moi que les guerres sur mon corps, dis-moi leurs couleurs, dis-moi leurs chemins, dis-moi tes lèvres contre elles, dis-moi ton souffle, dis-moi la douleur)
(dis-moi que tu ne crains rien)
(dis-moi que mes implosions sont aussi belles que moi)
(dis-moi que tu les vois)
(dis-moi que je danse, encore, que je ne danse que pour toi)
(dis-moi que j'étouffe, dis-moi la chaleur au fond de mon ventre, partout dans mon corps, et mon cœur qui bat, qui ne s'arrête pas)
(dis-moi que tu l'entends)
(dis-moi que tu le vois)
(dis-moi que tu frissonnes avec moi)
(dis-moi que tu es là, plus proche qu'avant, quand je danse pour toi)
(dis-moi que tu aimes)
(dis-moi que tu aimes)
(dis-moi que je ris, dos à toi, que je te regarde par-dessus mon épaule mais ne te vois pas)
mais qu'est-ce que tu fais ?
(dis-moi que tu souris en me voyant me cacher derrière mes cheveux puis mes mains)
(dis-moi que je rougis mais n'arrête rien)
(dis-moi que je n'ai pas peur)
(dis-moi que je ne crains rien, avec toi, avec ça, avec le sang en explosion et le cœur perdu pour toi)
(dis-moi que tu es ma sorcière, pour toujours, pour ce soir, dis-moi que tu es là, anthéa, anthéa, dis-moi que tu sens comme j'ai envie, comme j'ai besoin de toi)
(dis-moi que je t'aime, que je te vois, que mes yeux se ferment, que je supplie tes mains, que je supplie ton souffle, tes baisers, et que je danse, encore)
(dis-moi que ma voix)
(dis-moi que ton regard)
(dis-moi qu'il n'y a plus que toi, pour moi, pour tout)
(dis-moi qu'il n'y a plus que toi qui me vois)
(dis-moi que je n'arrête pas, que je m'offre, entièrement, que je me donne, que je fais ce grand saut, que je plane, avec toi)
(dis-moi que je ris encore un peu quand mes doigts détachent mon soutien-gorge et que je me retrouve le corps à vif - le corps à toi)
(dis-moi que les bleus sur mes côtes, dis-moi le violet le long de mon cou, dis-moi les traces de doigts, les traces de poings, les traces de mains)
(dis-moi que tu vois)
(dis-moi que tu ressens)
(dis-moi que tu es là)
(dis-moi que j'ai froid)
(dis-moi que je te souris, que je me cache, que je te regarde encore un peu mais que je ne veux pas que tu me vois)
(dis-moi que mes mains posées sur ma poitrine frissonnent de toi)
(dis-moi que je frissonne de toi)
(dis-moi que tu n'es pas si loin, que ce n'est qu'un mauvais rêve, une impression, un bad trip, dis-moi que tu arrives, que tu cours, que ce n'est rien)
(dis-moi que je n'ai peur de rien quand tu es là)
(dis-moi que tu vois)
(dis-moi que nous sommes libres)
(dis-moi que nous sommes là)
(dis-moi que nous sommes plus fortes, que tout, que ça, que moi, que le monde qui crève sous nos pas)
(dis-moi que je suis fragile et que je tremble, dis-moi que ça n'enlève rien, dis-moi que tu me fais confiance malgré ça)
(dis-moi que toi)
(dis-moi que toi)
(dis-moi que j'ai peur)
(dis-moi que tu es là)
(dis-moi que je ne sais plus)
(dis-moi que tu es là)
(dis-moi que j'arrête de danser, dis-moi que ce n'est pas grave, dis-moi que je t'attends, immobile, les lèvres rougies par mes dents, les yeux perdus entre le sol et toi)
(dis-moi que tu arrives)
(dis-moi que mon dos abimé)
(dis-moi que ma nuque aux aurores boréales)
(dis-moi que ça ne t'effraie pas)
(dis-moi que je suis belle)
(dis-moi que tu me trouves belle)
(dis-moi que tu me vois)
(dis-moi que tu es là)
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MessageSujet: Re: tesselate - anxy    

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