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 (senny) help me make it through the night.

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♛ les hautes sphères


Kenny Harper


in town since : 07/09/2018
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years old : twenty-eight (04.07)
❀ chained to the rhythm
MessageSujet: (senny) help me make it through the night.   Mar 18 Sep - 14:57


help me make it through the night.
seven & kenny



21h47. l'heure du crime. salon fermé, t'as été manger chez tes parents. le besoin d'passer un peu d'temps avec tes vieux. le manque aussi. parce que t'as beau jouer les rebelles des bacs à sable, tu tiens à préserver la relation fusionnelle que t'entretiens avec tes géniteurs. franchement pas fière d'leur mentir à la gueule ou d'les mener en bateau, t'as pourtant fait ton choix en rejoignant les sons of harvey. parce que mener une p'tite vie bien ranger, c'est clairement pas pour toi. et d'ailleurs, tu penses qu'tes parents l'savent mais qu'ils préfèrent l'ignorer. t'en sais trop rien, t'en parles pas, c'est plus simple. sujets légers, banalité des échanges entre parents et enfant. mais peu importe, passer un peu d'temps dans la maison d'ton enfance, ça t'a fait du bien. retour chez toi, les mains chargées de restes soigneusement préparés par ta mère. elle doit avoir peur qu'tu n'te nourrisses pas quand t'es chez toi. ou alors c'est juste l'attention particulière d'une mère. ça t'fait toujours sourire d'la voir mettre d'la nourriture dans tes plats pour qu'tu les emportes, tout en précisant qu'il faudra qu'tu penses à les lui ramener la prochaine. oui maman, comme d'habitude. t'as l'sourire aux lèvres quand tu montes chez toi, parce que c'est toujours l'même délire et qu'toi, c'est c'qui t'plaît. l'fait que ça n'change pas entre vous. sentiment d'stabilité et d'sécurité. la seule que tu réussisses vraiment à garder intacte. les yeux qu'tu relèves vers ta porte et l'contenu d'tes mains qui s'échoue lamentablement sur le sol. 21h47. l'palpitant qui tambourine, mençant d'se barrer d'ta cage thoracique. mouvement de recul, téléphone dont tu t'saisis. message envoyer au premier contact que tu trouves. quoi qu'ce soit pas vraiment un hasard qu'ça tombe sur lui. c'est l'plus près. t'aurais pu appeler dany mais au fond t'sais pas vraiment si c'est une bonne idée. toi qui vient d'découvrir qu'il joue dans l'équipe adverse, t'as bien trop peur qu'il finisse par t'dire qu'si ta porte n'tient plus d'bout, c'est parce qu'les sharks sont passés par là. tu l'supporterais pas. t'sais pas vraiment pourquoi tu restes plantée là, d'vant chez toi, sans même y entrer pour vérifier qu'tout est en ordre. ça t'étonnerait d'ailleurs. on n'défonce pas une porte juste pour s'fendre la poire, en général, y a un but à c'genre d'action. p'tre bien qu'tu flippes à l'idée d'savoir c'qui a été dérobé. putain, l'placard. crise de panique, tétanie. tu penses à ton business en priorité. putain, si ça tombe à l'eau, faudra qu'tu préviennes les autres. et si ça vient bien de requins, ça va mal finir. et au fond, p'tre bien qu'il faudra qu't'en parles à dany. mais pas tout d'suite. et, pendant c'temps là, y a l'temps qui défile et des pas qui s'rapprochent à toute vitesse. et toi, t'sais pas si ça vient d'chez toi ou d'la cage d'escaliers. putain d'merde.

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- - celui qui a dit « je préfère la chance au talent » avait un regard pénétrant sur la vie. les gens n’osent pas admettre combien leur vie dépend de la chance. ça fait peur de penser que tant de choses échappent à notre contrôle.


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♛ les hautes sphères


Seven Blackburn


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MessageSujet: Re: (senny) help me make it through the night.   Dim 30 Sep - 1:47

heures supplémentaires, celles qu’t’accumules à défaut d’avoir une vie sociale palpitante. t’manière, t’aimes bien bosser ; ça t’empêche d’trop songer.
pensées obscures.
esprit désaxé.
t’es malade, blackburn. tu l’sais, tu l’sens. ça s’voit qu’t’es pas normal, qu’t’as l’cerveau qui part en vrille. t’as le r’gard vide, l’cœur aux batt’ments irréguliers.
pas stable émotionnellement, pas solide physiquement.
l’paternel en taule, la daronne six pieds sous terre, t’as pas l’étoffe d’un gosse assez fort pour survivre en solo. p’is, pourtant, on t’l’impose.
l’patron qui t’fout dehors – encore et toujours. marre d’ta gueule, marre de t’voir massacrer ta jeunesse derrière un putain d’comptoir à compter une caisse enregistreuse. marre de t’regarder t’ronger les ongles jusqu’au sang.
l’patron qui t’a offert un toît, aussi. c’lui juste en haut du disquaire, c’lui qu’il paie pour toi, d’ailleurs. parce qu’il t’aime. comme son propre fils, sa chair. parce qu’il a vu en toi un potentiel qu’personne a r’marqué, excepté lui. parce que, seven, t’es pas qu’un putain d’chiffre à ses yeux.
l’vent d’l’extérieur qui t’arrache une grimace, signe d’la main pour saluer l’patron qui t’abandonne. escalier qu’t’empruntes, sonnerie qui r’tentit lorsqu’t’ouvres la porte d’ton appart’.
sms d’kenny. l’genre d’sms qui t’fait froncer les sourcils. putain ! doigts qui pianotent l’écran d’ton portable, c’dernier qu’tu fourres dans la poche d’ton jean alors qu’tu franchis – à nouveau – la porte d’entrée.
la s’melle d’tes baskets s’effrite contre l’bitume, trop perturbé pour plier davantage les g’noux. t’y penses pas, en fait. la tête ailleurs, ent’ deux mondes. ent’ ta pote qu’semble avoir des ennuis, p’is la blonde qu’obsède tes pensées.
y a pas d’milieu.
pas d’repos.
rien qu’des songes dévastateurs qui t’traversent l’esprit, épris ent’ deux réalités qu’après t’rendent cinglé. mais tu deal avec, seven. exactement comme tu l’as toujours fait.
l’manque d’sommeil qui prolonge tes nuits, mais rétrécit ta durée d’vie.
la vengeance qui s’transforme en raison d’vivre, mais qui t’rend malade quand ton r’gard croise le sien.
t’avales d’travers, mots qui s’coincent dans ton gosier. t’aimerais pouvoir hurler, pouvoir gueuler les maux qui t’étouffent un peu plus chaque jour, mais, au lieu d’ça, c’dans un silence suffoquant qu’tu t’enfermes.
t’as pas compris, toi.
tu comprends pas qu’c’est pire.
qu’plus tu t’tais, plus l’temps t’serre la gorge. non ! t’espère rien qu’en arrêtant d’y croire, c’souvenir amer finira par s’éclipser, s’volatiliser avec tes vieux rêves d’enfants. ceux qu’t’as fini par oublier, ceux qu’ont plus d’importance maint’nant qu’t’as souillé une âme.
maint’nant qu’t’as enlevé une vie.
celle d’ta propre mère.
goût amer sur ta langue, les traits qui s’déforment lorsqu’t’arrives d’vant chez kenny. t’presses le pas, escaliers qu’tu grimpes à coup d’deux. l’visage qui s’décompose.
kenny…
bras qui s’ouvrent machinalement pour accueillir sa frêle carcasse, celle qu’t’emprisonnes contre ton pitoyable squelette. le r’gard toujours rivé sur sa porte défoncée, t’as perdu l’usage d’la parole, soudain’ment muet comme une tombe.
s’il lui était arrivé que’que chose…
s’il lui était arrivé du mal…
p’tain, kenny… qu’est-ce qui s’est passé ?
ça s’voit, c’flagrant.
la question s’pose même pas !
t’vas bien ? t’sais qui a fait ça ?
tu d’vras bien entrer pour voir si tout est en ordre, si kenny n’risque rien. tu d’vras forcément analyser les lieux, toi, l’homme d’la situation. alors tu t’informes, seven. pas envie de t’frotter à un fou furieux, pas envie d’revivre la scène horrible qui t’hante tous les jours d’ta putain d’existence.
p’is pourtant, tu l’ref’rais.
t’appuierais encore sur c’te foutue détente.
pour kenny, pour la protéger. comme tu l’as fait avec ton père.
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Kenny Harper


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MessageSujet: Re: (senny) help me make it through the night.   Dim 30 Sep - 12:53


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dans l'doute, tu n'bouges pas. et puis, d'toute façon, t'en es pas capable. poupée figée, les restes du r'pas chez tes parents gisant sur l'sol. dommage, c'était bon, ça t'aurait fait une superbe douceur pour un d'ces soirs ou l'une d'ces nuits où t'as la dalle à cause d'la fumette. tant pis, faudra qu'tu t'contentes d'chips et d'sandwichs fait à l'arrache. ta spécialité. et pendant qu'tu t'morfonds sur le décès d'ta bouffe, tu n'penses plus à c'que tu pourrais avoir perdu dans ton loft. l'placard qui prend trop d'place et plein d'pieds d'weed, beaucoup trop pour qu'ce soit légal. c'lui-là, t'sais même pas s'il t'reste quelque chose dedans. et si y a plus rien, t'es dans la merde. y a l'temps qui défile et du bruit qui vient jusque tes tympans mais t'es pas capable d'discerner sa provenance. si ça s'trouve, y a encore quelqu'un chez toi. remarque, si c'était l'cas, avec l'vacarme d'tes plats éparpillés sur l'sol, t'aurais eu l'temps d'voir venir. c'quand y a la silhouette d'seven qui s'dessine devant tes prunelles qu't'as l'impression d'pouvoir respirer d'nouveau. kenny … sa voix comme un souffle salvateur. ta cage thoracique qui s'lève alors qu'tu prends une grande inspiration. l'corps qui s'laisse aller dans son étreinte sans pour autant bouger. pas la force d'lever ne s'rait-ce qu'un peu les bras, rien qu'pour emprisonner sa taille, histoire d'montrer qu't'es soulagée d'savoir qu'c'est lui. mais même ça, t'en es pas capable. le r'gard toujours rivé sur la porte qu'en est plus vraiment une. perte d'parole évidente. p’tain, kenny … qu’est-ce qui s’est passé ? tu l'entends d'loin, comme s'il était à des bornes d'toi. la question aussi banale qu'bancale. c'était pas la peine d'la poser et pourtant, ça fait parti du système humain. d'balancer des réponses connes quand on s'retrouve face à l'évidence. impasse. je ... mais même ça, t'arrives pas. finir une phrase, ni même vraiment la commencer. faut qu'tu sortes d'ta léthargie, ce s'rait bien. au moins essayer, ça pourrait aider. t’vas bien ? t’sais qui a fait ça ? sortie d'l'ombre, carcasse tirée hors d'l'eau. tu r'viens douc'ment à toi. il le faut d'toute façon, t'vas pas rester plantée là pendant des plombes, ça chang'ra rien. j'sais pas, j'en sais rien ... je ... désemparée. poupée qu'avait l'assurance et la bonne étoile d'son côté. y a tout l'monde qu'a foutu l'camp. en même temps. l'soupir trop lourd, l'karma qui t'fout un grand coup d'pied dans la face. ça t'apprendra à t'croire sur un p'tit nuage alors qu't'es qu'un insecte comme les autres. j'viens d'rentrer et je ... merde, faudra qu'j'rachète des plats à ma mère. tes prunelles qui s'baissent sur l'carnage culinaire. et les larmes qui s'bousculent au bord d'tes paupières. putain, et maintenant quoi ? t'vas chialer pour des plats cuisinés alors qu'ta porte est défoncée. nice. trouve autre chose, ça l'fait pas là. je ... hm ... pardon ... c'est ... je ... merde. les sourcils froncés. putain, fais un phrase, genre comme d'habitude. t'es capable d'aligner des milliers d'mots les uns après les autres, pourquoi ça veut pas, là ? tes deux mains qu'tu passes nerveus'ment dans tes ch'veux. j'ai pas été voir d'dans. j'suis restée plantée là. et j'sais même pas pourquoi j't'ai d'mander d'venir en fait. décousue, bancale. ouais, voilà. encore plus à l'ouest qu'd'ordinaire. t'es pas rendue à ce stade-là. et lui, t'vas l'embrouiller en plus. bra-vo.

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Seven Blackburn


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MessageSujet: Re: (senny) help me make it through the night.   Mar 23 Oct - 21:17

ses bras qui s’accrochent faiblement à ta taille alors qu’vos r’gards sont braqués sur la porte d’son appart’, carrément défoncé. et tu r’ssens la peur d’kenny dans sa voix, quand elle bafouille suite à ton p’tit interrogatoire. même toi, t’as l’sang qui s’fige, souv’nirs qui r’font surface, ceux qu’tu tentes, en vain, d’balayer d’ton esprit.
t’as pas assez dormi, seven, encore une énième nuit blanche qu’t’ajoutes à la liste interminable des heures qu’tu passes éveillé.
à penser.
trop penser.
à planifier une vengeance qu’est en train d’te glisser ent’ les doigts. à r’voir la scène, la balle argenté qui traverse la défroque d’la daronne. aux flics qui menottent ton père, à ton reflet qu’t’affrontes tous les jours dans l’putain d’miroir.
t’as peur, toi aussi, blackburn.
t’as peur de t’retrouver face à une situation similaire, celle qu’t’arriveras pas à gérer. encore une fois. l’manque de sommeil qui t’rend fou, l’manque d’amour parental qui t’empêche d’fermer l’œil.
cercle vicieux.
la roue qui tourne.
tourne et tourne encore.
qui s’arrête pas… comme les mots qui déferlent d’ent’ tes lèvres. un océan d’sonorités qui n’veulent rien dire, au final. incapable d’entendre ta propre voix qui s’extirpe d’ta carcasse.
comme un rêve.
un cauch’mar.
une réalité qu’t’embrasses bien trop souvent.
j'sais pas, j'en sais rien ... je ...
évidemment qu’elle l’sait pas.
étreinte machinale dont elle s’défait, toi qui demeure immobile, presque paralysé alors qu’c’est même pas d’ta piaule qu’il s’agit.
j'viens d'rentrer et je ... merde, faudra qu'j'rachète des plats à ma mère.
ton r’gard qui suit celui d’kenny, toi qu’avait même pas r’marqué où tu mettais les pieds jusqu’à maint’nant. trop occupé à tenter d’chasser tes propres démons avant d’affronter ceux d’ton amie. parce qu’t’arriveras à rien avec un cadavre à la place d’un corps fonctionnel, ton cerveau qui répond plus aux commandes qu’tu lui ordonnes.
t’inquiètes pas… j’m’occupe de ça !
ta voix, pourtant, elle s’veut confiante, courageuse, rassurante. la vérité c’est qu’t’as l’impression d’tenir un gun chargé dans ta main, prêt à tirer sur la première ombre qui surgira d’la pénombre d’son appart’.
p’is, ça, ça t’terrifie.
de t’dire qu’tu s’rais capable d’recommencer… s’il le fallait.
je ... hm ... pardon ... c'est ... je ... merde.
opales qu’accrochent les mouv’ments nerveux d’kenny, elle qui s’extirpe lent’ment d’sa léthargie alors que, toi, tu nages encore dans l’imaginaire d’cette sombre fantaisie. et tu t’dis qui faudrait p’t’être bien qu’tu t’magnes, toi aussi… qu’tu t’dépêches d’mettre un terme à c’putain d’mauvais rêve une bonne fois pour toute.
j'ai pas été voir d'dans. j'suis restée plantée là. et j'sais même pas pourquoi j't'ai d'mander d'venir en fait.
t’sais pas si t’dois être vexé ou pas. vexé qu’elle sache pas pourquoi elle t’a téléphoné… ou flatté qu’elle l’ait fait, inconsciemment. et, à vrai dire, c’est l’cadet d’tes soucis en c’moment. parce qu’a plus urgent.
p’is, comme pour t’motiver mentalement, t’ouvres la bouche pour dire l’premier truc intelligent d’la soirée.
j’vais aller j’ter un coup d’œil… reste là.
et, oui, t’iras.
oui, tu l’feras.
pour elle. pour kenny. pour pas qu’elle r’ssente, un jour, la culpabilité d’avoir enlevé la vie à un être humain. parce que tu sais pas, toi, s’il y a encore quelqu’un, là d’dans. parce que tu sais pas, toi, si t’vas devoir t’défendre, la défendre, elle.
tu sais pas… comment ton cerveau malade va réagir.
tu sais pas… comment tu vas réagir.
en attendant, ça s’rait bien qu’tu téléphones à la police.
oui, ça s’rait bien. histoire d’t’empêcher d’faire une conn’rie, si l’cambrioleur n’a toujours pas quitté les lieux. histoire qu’ils puissent protéger ton amie… de toi-même, pas rien qu’du mec qu’a défoncé sa porte d’entrée.
p’is tu tournes enfin les talons, seven.
premier pas qu’t’oses faire d’puis ton arrivée. premier geste sensé, contrôlé, planifié. dos qu’tu tournes à la blonde avant d’pivoter l’menton vers elle.
oh et… hors d’question qu’tu dormes ici, c’soir ! quand bien même y a plus personne, m’en fou ! t’viens à l’appart’. avec moi. ok ?
sourcils qui s’haussent, prunelles qu’insistent.
t’lui serviras d’bouclier, s’il le faut. maint’nant qu’t’as r’trouvé la capacité d’te déplacer, plus rien n’va t’arrêter… hein, blackburn ?
c’est c’que tu t’répètes, en boucle, dans ton crâne. phrase qui t’sert d’béquille, à défaut d’pouvoir garder ton équilibre.
p’is t’es d’jà à l’intérieur, avant même qu’l’information puisse s’rendre jusqu’à ta matière grise.
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Kenny Harper


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MessageSujet: Re: (senny) help me make it through the night.   Sam 3 Nov - 20:22


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t'sais pas vraiment quoi dire. t'sais pas non plus quoi faire. corps figé pendant bien trop longtemps. c'est à peine si tu t'souviens d'comment on s'y prend pour parler. articuler quelques mots. faire avancer les choses. tu restes plantée là, kenny. alors qu'tu devrais paniquer plus clairement, qu'tu devrais t'engouffrer dans ton appartement, sans perdre une minute de plus. voir si tes chats y sont toujours. c'est d'ailleurs la priorité que tu te fixes, que tu t'es fixée quand t'as constaté qu'la porte de ton loft était dans un piteux état. et puis, après, faudra qu't'ailles jeter un coup d’œil dans la chambre du fond. celle qu'tu fermes toujours à clé. celle qu'est hermétique et insonorisée. pièce élaborée sur mesure, dans le plus grand des secrets. la pièce la plus importante d'ton cocon, celle où y a jamais personne qui y entre, celle dont on n'parle pas. la pièce dérobée qui renferme tellement de secrets et pour laquelle tu es la seule à y avoir un accès illimité. normal, c'est ton appartement. et surtout, c'est ton business. la léthargie dont tu t'défais, les choses qui commencent à r'venir, la situation qui t'explose à la figure. et la première chose à laquelle tu penses, ce sont les plats d'ta mère, étendus sur le sol, morceaux de verres éparpillés et nourriture exposée au monde extérieur. rip. t’inquiètes pas … j’m’occupe de ça ! l'faible sourire en coin pour seule réponse. la présence du gamin qu't'as jugée nécessaire quand t'as pianoté quelques mots sur l'écran fêlé d'ton smartphone. tu t'rends compte d'l'absurdité d'ton intervention. tu t'en excuses même, princesse tremblante, probablement au bord du malaise. toi qu'es pourtant si forte d'ordinaire, la nervosité de c'que tu pourrais découvrir te submerge. sans qu'tu n'puisses rien y faire. tu bafouilles, tu cherches à répondre correctement, d'la façon la plus compréhensible qu'il soit. mais c'est clairement pas l'effet qu'ça donne, au final. poupée pas rassurée, désordonnée, désorientée. au point qu'tu t'demandes c'qu'il vient foutre là. pourquoi tu lui as d'mandé d'venir. à lui. parce qu'il est l'plus proche. parce que t'as confiance en lui, sans vraiment trop savoir pourquoi. p'tre bien qu'c'est son histoire qui t'a touché, quand tu l'as rencontré. toi qui n'faisait pas attention à c'que l'monde disait d'lui. parce que l'gamin, il n'a rien fait pour qu'on l'regarde d'travers. enfin, ça, c'est c'que tu crois. enfin, peu importe. c'est lui qu't'as contacté, en premier. doit bien y avoir une raison d'ailleurs. c'la dit, t'es incapable d'la fournir pour l'instant et ça s'ressent probablement dans tes propos maladroits. j’vais aller j’ter un coup d’œil … reste là. t'acquiesces machinalement. et c'tout aussi machinalement qu'tu fais un pas derrière lui. parce que c'pas ton genre de rester en arrière, de n'pas affronter les problèmes d'plein fouet. ouais mais pourquoi tu l'as appelé alors ? pas vraiment très courageuse si on analyse la situation avec plus de profondeur. alors tu t'ravises après être arrivée à hauteur de tes plats fracassés sur le sol. en attendant, ça s’rait bien qu’tu téléphones à la police. billes azurées écarquillées. non. qu'tu lâches. sans appel. hors de question qu'les flics se pointent. hors de question qu'dany se pointe. y aurait trop d'trucs qu'il faudrait qu't'explique et t'en as pas l'intention. déjà qu'tu sens qu'il va falloir qu't'en dises plus à seven, faudrait p'tre pas rameuter tout l'quartier non plus. autrement, c'est toi qui finira dans la merde kenny. c'pas négociable seven. pas d'keufs. point barre. la première phrase qu'ait du sens depuis qu't'es rentrée. la première phrase qui r'ssemble vraiment à quelque chose et qu'tu sors du fond d'tes tripes. hors d'question d'voir plein d'bonhommes en uniforme fouiller ta baraque d'fond en comble ou prendre une quelconque déposition. faut qu'ça passe sous silence. faut qu'ce soit un secret d'polichinelle. comme toi. oh et … hors d’question qu’tu dormes ici, c’soir ! quand bien même y a plus personne, m’en fous ! t’viens à l’appart’. avec moi. ok ? l'maigre sourire qu'étire tes lippes rosées. un brin désolée, un brin d'gratitude. t'as pas b'soin de répondre quoi qu'ce soit, d'toute façon, il ne te laissera pas le choix. jolie poupée pleine d'indépendance, faut bien avouer qu'là, t'as b'soin d'un p'tit coup d'main. et puis, tu l'vois plus. silhouette qui s'est glissée dans l'loft sans plus d'attente. un frisson court l'long d'ta colonne vertébrale. mauvais pressentiment. tu n'mets pas longtemps avant d'le r'joindre. t'as pas attendu qu'il t'dise que c'était bon. t'avais juste pas envie d'rester toute seule. avant qu'tu m'regardes d'travers, j'pense qu's'il y avait encore quelqu'un, ça fait bien longtemps qu'il aurait pu m'rentrer d'dans. et t'as pas foncièrement tord princesse bancale. conclusion hâtive pour justifier l'fait qu'tu t'retrouves à presser sa main dans la tienne. parce que t'as beau faire comme si c'était une évidence, tu n'en restes pas plus sereine. différence d'jugement entre tes paroles et tes gestes. y a rien qui s'accorde et y a ton r'gard qui s'balade dans l'salon r'tourné. putain ... l'souffle court, sous l'choc d'une effraction qui n'c'est pas spécialement passé dans l'plus grand des calmes. visiblement, y avait quelque chose à chercher, un truc à trouver.  y a un bruit dans ta piaule. un bruit d'sac. enfin, on dirait. tu t'figes l'espace d'deux s'condes. et puis, y a ton cerveau qui s'fait plus alerte. comme si t'avais trouvé la réponse à la question la plus chère d'un jeu télévisé. merde. tu lâches la main sauveuse du gamin et t'précipites dans ta piaule. il n'en faudra pas longtemps pour t'retrouver, genoux à terre, à scruter sous ton lit. mes bébés ... l'soulagement d'voir les deux paires d'yeux félins qui t'scrutent. peur panique d'l'animal. les chats qui s'rapprochent d'toi à pas feutrés. tout va bien ... maman est là ... qu'tu murmures, la femme aux chats, complètement gaga d'kit et kat. il s'passe p'tre une minute ou deux, l'temps qu'les bestioles sortent d'leur planque et viennent s'frotter contre toi. l'miaulement mêlé des mâles qu'ont r'trouvé leur maîtresse après une tornade. et toi d'les prendre dans tes bras. besoin d'te rassurer, d'les rassurer. et, l'espace d'un instant, t'en as oublié qu't'étais pas toute seule. tu prendrais deux pensionnaires d'plus, c'soir ? l'regard suppliant. tu n'peux pas les laisser ici et c'hors d'question qu'tu r'tournes chez tes parents. pas maint'nant, pas c'soir. pis t'as pas encore fait tout l'tour du propriétaire. y a la piaule du fond à vérifier. celle qu't'as peur d'retrouver vide.

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MessageSujet: Re: (senny) help me make it through the night.   Ven 28 Déc - 11:30

tout ton corps en alerte, malgré la peur qui t’paralyse. qui t’cloue au sol, les pieds encrés dans l’béton.
l’fil barbelé qui t’déchire les lippes chaque fois qu’tu les ouvres, à chaque mots qu’tu prononces.
mais, seven, il est trop tard pour r’culer, trop tard pour faire marche arrière. trop tard pour la planter, là… elle, kenny.
ta seule amie.
et c’est l’seul truc t’avais b’soin pour t’donner suffisamment d’courage, pour t’raisonner. t’obliger à faire face à une réalité qu’t’aurais préféré éviter.
celle d’devoir tuer. à nouveau. si l’karma est assez chien pour s’jouer d’toi. encore.
une première phrase, intelligente. un premier ordre, sensé.
comme si tu v’nais tout juste d’te réveiller, d’t’extirper d’une léthargie bien trop profonde, bien trop creuse.
non. c'pas négociable seven. pas d'keufs. point barre.
tu n’l’interroges pas, toi. tu t’contentes d’acquiescer dans un soupir. les mains d’vant ton ombre, comme pour tenter d’la calmer, ta belle amie qui semble soudain’ment agité.
et tu n’te poses pas d’question, toi. tu t’contentes d’hausser les sourcils, comme si t’avais pas vraiment envie d’connaître la vérité.
ok, ok ! pas d’keufs…
et tu l’obliges à t’accompagner, quand l’calme reviendra enfin caresser vos esprits. quand t’auras fouillé son foutu appart’ment. quand elle aura l’cœur net, quand elle saura – enfin – si son secret en est toujours un.
mais toi, seven, tu n’demandes pas. à l’savoir.
mais toi, seven, tu l’effleures. à défaut d’y mettre là main d’sus.
et t’avances sans t’retourner. tes prunelles qui butent l’carnage, les objets cassés au sol, les meubles couchés. et, sous ton torse, t’sens ton cœur qui s’affole. ton cœur qui s’serre, aussi. désolé pour elle, pour kenny.
et tu la revois, la tristesse dans ses iris. les plats d’sa daronne, éparpillés. comme sa propre lucidité quand elle décide d’te r’joindre à l’intérieur.
avant qu'tu m'regardes d'travers, j'pense qu's'il y avait encore quelqu'un, ça fait bien longtemps qu'il aurait pu m'rentrer d'dans.
et tu r’tiens un blasphème, les lèvres qui s’pincent machinal’ment pour t’éviter d’jurer. parce qu’elle a pas tort, seven. parce qu’t’aurais fait pareil… pour protéger ton secret.
putain ...
mais c’est elle qui prononce le mot qu’t’avais sur l’bout d’la langue en apercevant l’état d’sa piaule. et tu n’peux qu’soupirer lorsqu’sa main glisse dans la tienne, et tu n’peux qu’la serrer davantage pour tenter d’la rassurer.
et y a c’bruit.
c’bruit qu’indique qu’vous êtes pas seuls, finalement.
celui qui t’arrache un frisson, qui raidit tout ton corps, stop tes mouv’ments déjà pourtant si lents… et la chaleur d’sa peau contre la tienne qui disparaît, trop ankylosé pour tenter d’la ret’nir.
merde.
kenny ! putain, attends !
un murmure étouffé, comme si t’avais avalé d’travers. l’poids qui t’maint’nait stoïque qui s’envole, s’volatilise.
et tes pas – bien trop rapides – qui la suit, elle. la blonde qui s’accroupie par terre, qu’ose r’garder sous son pieu. et tu t’arrêtes au niveau d’la porte d’sa chambre, les paupières qui s’ferment. automatiqu’ment.
les images de toi, gosse qui t’martèlent le crâne. quand tu croyais qu’il y avait des monstres sous ton lit. ceux qui semblaient si réels, leurs souffles qu’t’arrivais presqu’à entendre. à sentir.
toutes ces hallucinations… qui t’ont pétrifiés au point d’plus être capable d’dormir.
mes bébés ... tout va bien ... maman est là ...
tes yeux, ouverts. ton dos qui percute l’mur derrière toi lorsqu’tu réalises, qu’les monstres… n’sont qu’des chats.
ta tête qu’tu s’coues, brutalement. tes pensées qui s’entrechoquent, violemment.
« ressaisies toi, putain ! »
tu prendrais deux pensionnaires d'plus, c'soir ?
sa question qui t’ramène à la réalité. l’demi sourire qui t’fend les lèvres, déshydratées. celles qu’tu lèches avant d’ouvrir la bouche.
bien sûr.
et tu poursuis ta ronde.
vide. personne. excepté deux chats, leur maîtresse et un garçon maladroit. et tu r’viens vers elle pour lui faire l’bilan d’la situation actuelle… comme quoi, elle peut maint’nant vérifier si son secret est toujours bien gardé.
c’bon… y a plus personne. du coup, j’te laisse… prendre tes trucs, tout ça. j’t’attend à l’extérieur.
et tu n’lui d’mandes pas d’explications, seven. tu n’lui d’mandes pas pour quelle – véritable – raison son appart’ s’est fait défoncé. y a qu’un mince sourire qu’étire tes lippes fendillées, l’sourire d’un ami.
d’un simple ami.
si y a quoi qu’ce soit, hurle.
et tu t’éclipses à l’extérieur. là où l’air est moins suffocante. et tu profites du silence d’la lune et d’ses milliers d’amantes pour vider ton esprit, laisser r’tomber la pression.
cigarette au bec pour t’donner l’impression qu’t’es toujours en vie.
pour t’brûler les lèvres.
t’intoxiquer.
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Kenny Harper


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MessageSujet: Re: (senny) help me make it through the night.   Mer 30 Jan - 17:59


help me make it through the night.
seven & kenny




ok, ok ! pas d’keufs … comme si tu pouvais respirer à nouveau. et t'apprécies, qu'y ait pas d'questions qui suivent. parce que t'sais pas c'que t'aurais pu lui inventer, comme salade, pour qu'il capitule et qu'les flics n'finissent pas par débouler. parce que t'aurais pas l'temps d'trouver une explication pour c'qui s'planque dans ton loft. t'aurais pas l'temps d'cacher tes crimes. et il est hors de question qu'tu sois mise hors course. et quand tu vois l'état d'ton foyer, tu crains d'être déjà sur la touche kenny. c'est pas bon pour toi, pour les affaires, pour l'gang. tu manquerais presque d'défaillir, les jambes lourdes, un brin d'étourdissement. ta main qui s'raccroche à la sienne, dans un effort d'survie. une volonté d'rester d'bout malgré la tempête. du bruit dans ta chambre. ta respiration qui s'bloque. deux s'condes, p'tre trois. éclair d'lucidité. tu t'précipites kenny. kenny ! putain, attends ! mais tu n'l'entends pas, blondie. tes g'noux qui heurtent l'sol, trop fort. t'hésites pas une seule secondes, parce que tu sais qu'y a pas d'homme là-d'ssous. y a qu'des boules d'poils qu'ont probablement eu la peur d'leur vie. parce que faut pas croire, c'fragile ces p'tites bêtes là. et l'soulagement d'les entendre ronronner et s'blottir dans tes bras. les miaulements qui t'rassurent et la supplique adressée au gamin. pour qu'il les accueille, eux aussi. bien sûr. l'sourire retrouvé. soulagée, rassurée. alors qu'il disparaît d'ton champ d'vision. et toi, tu t'avachis sur l'sol, kit et kat qui n'te lâchent pas. traumatisme. pour tout l'monde. tu r'gardes ta piaule, d'en bas. c'est l'bordel. toi qu'est pas maniaque pour un sous, là, quand même, faut pas pousser. c’bon … y a plus personne. du coup, j’te laisse … prendre tes trucs, tout ça. j’t’attend à l’extérieur. t'acquiesces et t'relèves kenny. faut pas qu'tu traînes ici, c'pas raisonnable. si y a quoi qu’ce soit, hurle. sourire pincé, signe d'tête. remerciement silencieux. l'gamin qui disparaît. encore. et toi, tu soupires lourdement en r'gardant encore autour d'toi. t'sais même pas par où commencer kenny. sonnée, déboussolée, désorientée. tu souffles, tu farfouilles à la recherche d'quelques affaires à embarquer. des fringues de r'change. pas grand chose, juste d'quoi t'nir deux ou trois jours. d'toute façon, faudra qu'tu passes chez tes vieux. t'as encore des vêt'ments là-bas. t'as j'té l'tout dans un sac de sport qui t'sert pas à grand chose. t'es pas la sportive d'l'année, clairement. il est juste là, au cas où. à croire qu'il n'attendait qu'une occasion similaire pour trouver son utilité. t'as casé les chats dans leur boite d'transport, t'as même préparé un sac avec leurs croquettes, un bac, d'la litière. on dirait qu'tu t'barres en vacances. d'la connerie. tu t'arrêtes en plein milieu d'ton salon. en vrac. les larmes qui montent, brouillent ta vue, menacent d'couler. et la porte, au fond du couloir, qui semble t'appeler. le r'vers d'ta main qu'tu passes sur tes paupières, closes. grande inspiration. et toi, qui t'déplaces, jusqu'à la fameuse, porte. t'as juste à la pousser pour qu'elle s'ouvre. parce que l'verrou a sauté, parce que c'était couru d'avance. néant. pièce vide. presque aseptisée. comme si y avait jamais rien eu. tes mains, tremblantes, qu'tu passes sur ton visage. comme si ça allait changer quelque chose. tête d'weed, unique, qui gît sur l'sol. comme si elle avait été laissée là, exprès. comme pour t'dire qu'ce s'rait ta seule consolation. délicate attention. ton cellulaire, qu'tu t'empresses d'tirer d'la poche arrière d'ton jean. message envoyé. fusée d'détresse propulsée dans les airs. la réponse est immédiate. presque. faut qu'tu décampes. vite. les restes d'bouffe d'ta mère qu't'as pris la peine d'ramasser, quand même. comme si t'étais pas rentrée chez toi. pas encore. sac de sport sur l'épaule, chats dans une main, sac dans l'autre. poupée chargée qui r'trouve l'soutien tant nécessaire. gamin à l'odeur d'nicotine. hey ... qu'tu souffles, quand tu l'rejoins. l'sourire désolée pendu à tes lippes. ton r'gard qui coule vers ton appartement. avant qu'il n'change d'visage. plus tard. dans la nuit noire. merci seven. parce que t'sais pas si t'aurais été capable, toute seule. j't'offre un verre, pour l'dérangement ? tentative d'humour. foireuse. puisque, d'toute façon, tu vas squatter son canapé. c'est con kenny, putain qu'c'est con. je ... c'est super gênant en vrai. ouais, et y a d'quoi. tout l'monde a des secrets kenny. tu d'vrais même pas t'sentir mal d'lui avoir mal parlé. on f'rait n'importe quoi pour protéger ses propres intérêts, n'est-ce pas ? mais voilà, toi, tu finis toujours par r'gretter. j't'expliqu'rai, un jour, quand ça se s'ra tassé, tout ça. parce que t'penses qu'tu lui dois une explication. et même s'il en veut pas, tu lui diras. t'sais pas pourquoi, il t'plait bien c'gamin. l'feeling qui passe bien, un attach'ment certain. basé sur rien, qu'du vent. mais pourtant, c'là. bien présent.

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Seven Blackburn


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MessageSujet: Re: (senny) help me make it through the night.   Jeu 14 Fév - 6:09

la clope qui s’consume entre tes doigts. c’à peine si t’as pris trois bouffées d’ssus. trop concentré à tenter d’chasser les pensées qui s’percutent dans ton crâne, à étouffer certains souvenirs qu’t’aimerais enterrer. à tout jamais.
et une deuxième cigarette qu’tu portes machinalement à tes lèvres, espérant qu’celle-ci suffise à faire chuter ton rythme cardiaque qui n’s’est toujours pas calmé. l’adrénaline qui r’fuse d’s’évaporer d’ton sang. comme un poison mortel qui coule dans tes veines.
tu t’accroches au bâton d’nicotine qu’encrasse tes poumons et t’oublies tout autour. kenny, son appart’, son secret… tu n’fais qu’respirer la fumée, l’avaler et la r’cracher comme un forcené. et tu r’marques la présence d’la blonde uniquement lorsqu’elle ouvre la bouche.
hey ...
tu pivotes l’menton vers elle et la détailles. elle et toute son artillerie. et tu n’peux t’empêcher d’froncer les sourcils, un brin dégoûté d’penser à tes propres problèmes au lieu d’t’inquiéter d’l’état d’ton amie.
hey… attends, j’t’aide !
l’mégôt qu’t’envoies valser avant d’t’élancer vers elle. son sac de sport qu’t’empoignes, préférant laisser ses boules de poils avec sa maîtresse.
merci seven.
sourire qu’t’esquisses dans sa direction pour répondre à sa politesse. elle a pas à t’remercier. elle aurait fait pareil pour toi, non ?
j't'offre un verre, pour l'dérangement ?
l’rictus qui s’amplifie. t’aurais volontiers accepter si t’étais un fervent amateur d’alcool, mais c’pas trop l’cas. t’as jamais été l’genre de type à boire pour dev’nir volontaire saoul – et con. t’as d’jà suffisamment l’air éclaté en étant complètement sobre, gamin.
eh ba j’dirais pas non pour un café, par contre !
parce qu’tu préfères l’goût corsé du café qu’celui d’l’alcool. parce qu’t’as b’soin d’rester éveillé, toi. pour éviter d’te perdre dans l’monde des rêves, là où les cauch’mars semblent si réels.
parce que, seven, t’as peur de n’plus jamais t’réveiller si tu t’endors trop profondément.
alors il t’faut un truc pour maint’nir tes paupières ouvertes. la caféine comme perfusion, histoire de n’jamais vraiment quitter l’vrai monde. la musique comme distraction, pour n’pas laisser l’silence t’absorber. les sonneries programmées toutes les vingts minutes, pour éviter qu’tu t’perdes trop longtemps.
et, tout ça, tu d’vras lui expliquer, à kenny.
je ... c'est super gênant en vrai.
pas aussi gênant qu’d’avoir tué sa propre mère…
tes lèvres qui s’pincent, toi qu’aimerait bien lui dire qu’elle n’a pas à s’en faire, qu’t’as sûrement fait bien pire que c’qu’elle manigance. tu t’imagines bien qu’avait un truc dans sa piaule, t’es pas débile, blackburn. mais tu t’en tapes d’savoir c’quoi.
j't'expliqu'rai, un jour, quand ça se s'ra tassé, tout ça.
t’hoches la tête d’gauche à droite pour lui signaler qu’t’es pas d’accord.
t’en fais pas, kenny. tu m’dois rien.
absolument rien, d’ailleurs.
t’as fait c’qu’un ami f’rait pour une copine, c’tout. t’as rien d’un héros. tu t’es pas pointé chez elle en espérant avoir quoi qu’ce soit en retour.
t’as simplement répondu à son appel. exact’ment comme un ami l’aurait fait. et tu n’veux rien. excepté un café noir. bien noir. et un très grand, si possible.
et l’plus important c’est qu’vous soyez ok, toi et tes… chats.
coup d’menton vers la cage d’transport qu’elle tient entre ses mains avant d’rel’ver les yeux vers kenny.
léger sourire d’compassion qu’étire tes lippes.
t’dois être… épuisé. du coup, si t’es prête, on peut y aller.
parce qu’elle a b’soin d’repos.
parce qu’t’imagines même pas l’choc qu’elle a dû subir. quand elle a su… qu’son secret, n’en était plus un.

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Kenny Harper


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MessageSujet: Re: (senny) help me make it through the night.   Jeu 21 Fév - 17:48


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t'sais pas comment ça a pu arriver. personne ne d'vait être au courant. à part le gang, personne ne savait. t'as toujours fait attention kenny. prendre tes précautions, tout le temps. personne ne savait. et pourtant, vu l'état de ton loft, quelqu'un a su. ta chambre forte dépouillée de son contenu est la preuve que c'était bien ça que l'on venait chercher. la porte dérobée a été forcée, c'était la cible. tu n'peux pas avoir de doute là-dessus. quoi qu'il en soit, tu préfères laisser la meute gérer la suite. p'tre qu'eux, ils trouveront un indice qui t'aurait échappé. d'toute façon, t'es pas dans un état assez stable pour mener toi-même l'enquête. et puis, t'as rien d'un détective non plus, on n'va pas s'mentir. tu comprends vite kenny, mais faut t'expliquer longtemps. souvent. trop souvent. y a qu'à voir c'pauvre milo qui t'tourne autour d'puis des années. et toi, tu n'vois rien. que dalle. pas même ses yeux brillants d'te voir entrer dans son champ d'vision. rien qu'pour ça, t'es pas un bon détective kenny. tu r'trouves le gamin, en bas. l'odeur d'nicotine qui t'prend aux tripes. l'immensité d'l'air extérieur devrait pourtant l'estomper. mais non. hey … attends, j’t’aide ! léger rictus quand il récupère ton sac de sport. un peu d'poids en moins, ça n'peut pas t'faire de mal. toi qu'as déjà l'impression d'porter l'poids du monde sur tes épaules. et tu l'remercies. pour tout. pour rien à la fois. t'aurais fait la même chose si les rôles avaient été inversés. mais tu r'ssens l'besoin d'lui dire merci. de n'pas poser d'questions aussi. de n'pas chercher à savoir à tout prix, en contrepartie. l'offre d'un verre pour le dérangement. entre toi qui n'tiens pas l'alcool et lui qui n'boit jamais, c'est une proposition faite en l'air. eh ba j’dirais pas non pour un café, par contre ! les lippes qui s'étirent. sourire. un café alors, vendu ! t'en f'ras couler des litres, et t'en rachèteras par la suite. parce que t'es comme ça. tu grappilles quelques avantages que tu finis par rembourser quand tu peux te le permettre. et toute cette histoire commence sérieusement à t'ronger d'l'intérieur. tu lui promets qu'tu lui raconteras tout, plus tard. quand t'auras la force de l'faire, probablement. quand daniel sera au courant, surtout. parce que lui, plus qu'les autres, mérite de savoir. t’en fais pas, kenny. tu m’dois rien. c'est vrai ça, tu ne lui dois rien. pas même un mensonge. tu n'lui en sers pas. jamais. tu n'parles pas de ce sur quoi tu pourrais mentir, c'est différent. les banalités d'usage, bien trop souvent. le reste, tu l'gardes pour toi, pour ne pas avoir à en dire trop. ou pas assez. la limite est si fine, si facilement franchissable. alors tu passes sous silence les détails compromettants. pour toi. pour lui. pour ne pas ruiner une amitié aussi pure et fragile. les nuits sans sommeil passées à divaguer sur tout, sur rien. c'est joli, c'est doux. mais c'est qu'du vent. enfin, c'est c'que tu t'dis. pour t'convaincre qu'ça sert à rien d'tout balancer. t'convaincre qu'tu peux garder des secrets sans avoir à en rougir. pour une fois. mais tu t'trompes kenny. si fort. la prise de conscience fait mal. toujours. et l’plus important c’est qu’vous soyez ok, toi et tes … chats. ton r'gard s'abaisse sur la cage et le silence qui y règne. comme si les boules de poils avaient compris. tu soupires blondie. tu soupires. j'sais bien mais c'est juste ... laisse moi t'expliquer ... quand j'pourrais, quand ce s'ra l'moment ... d'accord ? pur égoïsme que de savoir, qu'un jour, tu pourras t'libérer de tout c'que t'as jamais dit jusque là. tu tires des plans sur la comète sans pour autant être sûre de pouvoir tout déballer. parce que c'est bien beau d'prendre rendez-vous pour une confession qui n'finira p'tre jamais par arriver. t'espères, en un sens. autant qu'ça arrive que ça reste un mystère. la confiance qu'tu placeras en lui, l'jour où tu lui diras. faut qu'tu sois certaine d'ton coup avant ça kenny. plus qu'tu t'laisses guider par un palpitant trop guimauve pour s'soucier du danger. est-ce que t'es vraiment capable d'penser seul'ment avec ton esprit et non plus en accord avec ton cœur ? t’dois être … épuisée. du coup, si t’es prête, on peut y aller. maigre consolation que le sourire qui s'dessine, si faible, sur ton visage. la fatigue que t'as mis d'côté pour te concentrer sur le reste. et tu t'dis qu'ce s'rait bien, effectivement, que tu t'reposes. mais t'sais juste pas si t'en s'ras vraiment capable. ouais, allons-y. qu'tu affirmes. dernière œillade, par d'ssus ton épaule, vers la f'nêtre d'ton loft. faut bouger, de toute façon. faudrait pas qu'le gamin voit la suite des choses. pas maint'nant. c'trop tôt. ou p'tre bien trop tard, après tout. notion du temps qui d'vient bien trop floue pour qu't'y fasses vraiment attention. j'roul'rai bien un truc énorme, rien qu'pour m'calmer les nerfs. qu'tu souffles. tête d'weed enfouie au fond d'ta poche. seule rescapée du drame. maigre butin sans doute laissé intentionnellement. comme un message. un avertiss'ment. pour toi ou pour l'gang ? les méninges qui s'agitent et les théories qui s'enchaînent. faudrait qu'tu dormes kenny, mais tu sais déjà qu't'en s'ras pas capable. t'as même pas vu l'temps du trajet passer. à deux pas, sans doute, de chez toi. mais assez loin pour te perdre des millions de fois dans des songes illégaux. c'est con, tu goût'ras même pas à la bouffe d'ma mère. j'suis déçue. qu'tu balances, l'air de rien. les plats t'ont échappé des mains, quand t'es rentrée. t'aurais pu les partager, ces putains d'restes. bah non. enfin ... première tournée d'café, c'moi qui régale ! comme si tout était normal. visage rayonnant. les soucis évaporés, en apparence. la masque d'celle qui tient l'coup, qu'a encaissé. que dalle. tu t'donnes bonne figure. un style de vie, n'importe quoi. quelque chose qui chasse les nuages pour empêcher l'tonnerre d'gronder une fois d'plus. du jazz. tu dois bien avoir du jazz quelqu'part ? j'ai envie d'écouter du jazz ? ça t'tente ? ô kenny, jolie kenny. tu crois duper qui en agissant de la sorte ? y a qu'toi qui croit qu'le monde est beau. t'arriv'ras pas à lui faire avaler des couleuvres, au môme. il est pas con kenny. y a plus qu'à toi qu'tu mens maint'nant. et l'réveil s'ra sans doute brutal.

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