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 (seven) if we meet again.

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♛ les hautes sphères


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in town since : 07/08/2018
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MessageSujet: (seven) if we meet again.   Sam 15 Sep - 6:28


if we meet again
cami & seven

tu t'es volontairement mise à l'écart. l'besoin d'être seule, l'envie de te faufiler dans une salle de cinéma à n'importe quel prix, y a rien d'mieux pour t'changer les idées. sombres pensées qui n'ont de cesse de tournoyer dans ta boîte crânienne depuis qu'tes potes se sont fait démasqués. t'as repris les cours et ouais, t'as décidé d'rentrer ce weekend, de n'pas rester à chicago et l'manque de la présence salvatrice d'ta bande de potes -aussi bancale soit-elle- t'files un sacré trou dans la poitrine. t'as c'manque de solitude qui s'empare d'toi de temps à autres. t'as déjà suivis deux projections, flanquée d'une veste à capuche, assise tout au fond d'la salle. une paire d'lunette sur l'bout du nez, qu'tu n'mets que rarement, souvent quand t'es cloîtrée chez toi ou qu'tu retrouves l'calme de ta chambre étudiante. t'as pas voulu t'niquer les rétines alors tu les as mise, ce s'ra plus confortable. bref. gamine qui pose ses soucis d'côté et qu'oublie tout, sauf de s'plonger dans les films à l'affiche. t'as profité d'la pause avant la prochaine séance pour aller t'chercher quelques sucreries. si ta mère voyait ça, elle taperait probablement une crise d'hystérie qui t'foutrait la honte jusqu'à la fin d'tes jours. déjà qu't'as jugé bon d'aller t'goinfrer dans un fast-food en compagnie d'lukas. t'as longtemps croisé les doigts pour qu'ta génitrice ne l'découvre pas sinon t'aurais probablement été privée d'sortie jusqu'à la fin d'tes jours. triste vie. bref². tu comptes bien r'tourner à ta place, t'vautrer dans ton fauteuil, munie d'un paquet d'bonbons et d'une boisson sucrée bourrée d'calories qui f'rait tomber les cheveux d'ta mère. un sourire satisfait sur tes lippes, comme si tu jubilais secrètement en imaginant la réaction d'la marâtre si elle te choppait en flagrant délit d'écart au règlement d'ton régime. perdue dans tes pensées machiavéliques, tu percutes un corps. parce que, clairement, tu r'gardais absolument pas où t'allais. merde, pardon, j'suis désolée. qu'tu balbuties, les joues rosées d'gêne à l'égard d'ta maladresse. pas d'chute de boisson, ni même d'sucreries. sauvée. t'as plus qu'à rel'ver la tête vers ta victime du soir. oh ... salut ... fin sourire qui étire tes lippes lorsqu'tes prunelles accrochent celles d'seven. ça pour une surprise, c'en est un bonne. t'sais pas trop pourquoi tu t'sens aussi étrange à son contact. sensations nouvelles inexpliquées et inexplicables.

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MessageSujet: Re: (seven) if we meet again.   Sam 15 Sep - 9:00

l’patron t’a foutu dehors alors qu’tu l’aidais à réorganiser un peu la boutique. il a sous-entendu qu’t’avais besoin d’sortir un peu, mais t’as étiré l’temps aussi longtemps qu’tu pouvais jusqu’à c’qu’il s’fâche et t’oblige à déguerpir. c’dernier qui t’a claqué la porte au nez avant qu’tu tournes les talons pour affronter l’obscurité d’la ville.
au final, t’étais heureux d’obtenir c’passe-droit et t’en as profité pour t’rendre au cinéma. t’es pas uniquement un grand fan de musique, t’adores tout autant les films – les classiques d’épouvantes sont ceux qu’tu préfères. c’donc les mains dans les poches qu’tu t’élances vers l’endroit assigné, l’menton incliné vers la droite alors qu’tu dévisages un couple qui s’témoignent un peu trop d’affection. tell’ment qu’ça t’gêne presque, mais, curiosité malsaine, t’es incapable d’détacher tes yeux des amoureux qui s’embrassent avec passion.
c’uniquement quand on t’rentre dedans – littéralement – qu’tu r’trouves tes esprits.
merde, pardon, j'suis désolée.
je… non, ça va! c’moi qui re--
gardais pas.
c’toi qui regardais pas, seven.
phrase simple et qui, pourtant, s’retrouvera avec celles qu’ont pas eu la chance d’voir le jour. ça t’arrive souvent, d’pas terminer c’que tu dis, mais, là, c’plutôt la surprise qui t’a cloué l’bec.
tu t’attendais pas à LA voir ici. en fait, tu pensais pas la r’voir ailleurs qu’chez l’disquaire – du moins, pas de suite. t’avais prévu lui envoyer un sms lorsqu’ton patron dégoterait d’nouvelles trouvailles, histoire d’avoir un prétexte pour t’rapprocher d’elle, mais t’as pas imaginé la possibilité d’la croiser, par hasard, à harvey. d’ailleurs, elle semble tout aussi étonné qu’toi lorsqu’vos iris s’accrochent, ses joues rosés par la gêne d’avoir percuté quelqu’un, sans doute.
oh ... salut ...
cami…
prénom qu’t’as d’imprégné dans l’crâne d’puis bien trop longtemps, d’jà. t’sais même pas si elle s’rappelle du tien !
sourire qu’étire ses lippes alors que, toi, t’es encore sous l’choc. tu déglutis, cherchant un truc pas trop dégueulasse à lui dire alors qu’tu t’demandes si elle est accompagné.
p’is y a tes pensées qui s’fracassent, les mots qui s’coincent dans ton gosier. trop d’questions qui t’martèle le crâne alors qu’t’ouvres la bouche, impulsivement et sans prendre l’temps d’analyser tout tes songes.
t’es v’nu toute seule ? euh… j’veux dire… désolé. comment tu vas ?
maigre sourire qui déforme les traits d’ton visage alors qu’tu jettes un coup d’œil discret par d’ssus son épaule, balayant les environs d’un batt’ment d’cil avant d’reporter ton attention sur la blonde. main qui s’glissent derrière ta nuque, doigts qui s’crispent contre ton épiderme…
respire, seven !
t’persuadé qu’elle peut entendre les coups d’ton palpitant contre ta cage thoracique tell’ment il s’met à déconner. elle aurait pas pu être moins… belle et gentille, aussi ? ça t’aurait évité d’devoir t’battre entre ton envie d’vengeance.
p’is c’lui d’goûter ses lèvres aguicheuses.
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MessageSujet: Re: (seven) if we meet again.   Sam 15 Sep - 9:37


if we meet again
cami & seven

tu devais simplement te faufiler à travers la foule pour prendre quelques conneries à grignoter et un truc à boire. ça devait être simple comme bonjour. pas d’embûche sur ton parcours. un aller et retour sans problème. mais non. l'destin en avait décidé autrement. tu percutes un corps, manquant d'renverser ta boisson. heureusement, rien n't'échappe. p'tre bien parce que t'as trop l'habitude de t'rattraper. déformation professionnelle que l'on pourrait dire. tu t'confonds en excuses maladroites dans la foulée. je … non, ça va ! c’moi qui re -- silence. tes prunelles qu'accrochent la silhouette d'l'homme qui a fait barrage. seven. bah merde alors. tes joues rosissent immédiatement et t'en viendrais même à balbutier un salut peu assuré. plus gourde que toi à c'moment là, ça n'doit pas exister. cami … à l'entente d'ton prénom, tu t'mords la lippe inférieure et baisses la tête. comme si ça pouvait t'rendre invisible. étonnée quelque part qu'il se souvienne d'ton prénom. tu n't'attendais pas à c'qu'il te contacte comme il l'avait dit pour les prochains arrivages à la boutique, tu t'attendais encore moins à c'qu'il s'rappelle comment tu t'prénommes. t'sais pas vraiment pourquoi tu lui as filé ton numéro au départ d'ailleurs. tu l'fais jamais pourtant. p'tre poussée par son sourire ou la gêne dont il avait fait preuve. t'sais pas trop. t'es pourtant plus qu'sociable mais c'pas pour autant qu'tu lâches ton contact à tout va. tu r'lèves les yeux vers les siens et un sourire illumine ton visage. la princesse qu'a l'habitude d'tout dédramatiser, quitte à oublier. comme avec l'accident. à cette pensée, un voile s'pose sur tes iris et tu t'emploies à l'chasser d'un battement d'cils. t’es v’nu toute seule ? euh … j’veux dire … désolé. comment tu vas ? la question t'échappe un faible rire. que tu r'tiens au dernier moment. l'gamin est p'tre bien aussi maladroit qu'toi. si c'n'est plus. t'sais pas trop c'qui s'passe, tu n'préfères pas analyser, c'pas bon pour tes neurones déjà trop occupés à occulter un événement d'ton passé. j'vais bien et toi ? l'échange de banalités. facilité d'parole quand il s'agit d'parler d'la pluie et du beau temps. et puis, t'façon, ça t'intéresse toi, sincèrement, d'savoir comment les autres s'portent. ça t'arrange aussi, en un sens. parce que, d'cette manière, tu cesses de t'soucier de comment tu t'sens, toi. et oui, j'suis v'nue seule. qu'tu poursuis, la chaleur qui s'propage en toi, redoublant l'intensité d'la zone rougissante sur tes pommettes. j'suis installée dans l'fond d'ailleurs ... s'tu veux t'asseoir cinq minutes. mais pourquoi ? la question à un milliard d'dollars. tu t'racles la gorge aussitôt. ou pas hein. c'pas ... 'fin ... bref. mais c'quoi ton problème au juste ? va savoir. ou p'tre que c'est mieux qu'ça reste une donnée inconnue. c'est ta première séance ? qu'tu demandes comme si t'voulais changer d'sujet l'plus rapidement possible pour éviter qu'il ne s'attarde sur ta proposition p'tre bien prématurée. et puis, tu t'mordilles l'intérieure d'la joue, à défaut d'pouvoir t'gratter l'arrière d'la tête. mains pleines.

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MessageSujet: Re: (seven) if we meet again.   Dim 30 Sep - 0:43

perdu dans tes pensées, tu déambules dans la foule, les mains dans les poches, le r’gard vagabond alors qu’on t’rentre dedans. carcasses qui s’entrechoquent, qui s’froissent, qui s’affrontent. elle s’confond en excuse et tu fais pareil… jusqu’à c’que tu la reconnaisses.
cami.
là, juste devant toi.
parmi toutes les silhouettes qu’a ici, fallait qu’ce soit celle-ci qu’tu percutes maladroitement, trop occupé à envier l’couple qui s’léchait les amygdales que’ques s’condes auparavant. maint’nant, c’sont ses lèvres qu’tu lorgnes, sa pulpe rosée qu’elle mord lorsqu’tu prononces son prénom alors que, toi, tu t’figes, l’cœur qui menace d’imploser dans ta cage thoracique.
question qu’t’enchaînes d’une autre, ayant complètement égaré ton self-control au moment où vos corps sont entrés en collision. son rire qui t’arrache un frisson, c’dernier qu’tu sens sous l’bout d’tes doigts qui s’crispent contre ta nuque.
t’es faible, seven. bien trop faible.
j'vais bien et toi ?
je… ça va. merci.
tu réponds aussitôt, pour maquiller l’malaise, p’t’être… ou pour t’empêcher d’avoir l’air complètement débile. vas savoir ! y a rien qu’tu fais d’logique quand elle est dans les parages, t’façon. et, putain, t’dois pas perdre ton objectif de vue, blackburn !
la seule et unique raison qui t’pousse à aller vers elle.
t’venger.
point barre !
et oui, j'suis v'nue seule.
c’bien.
c’très bien, même.
tu déglutis, abandonnant enfin ta nuque pour laisser tomber tes bras d’chaque côté d’ton corps. tu réfléchis à une façon subtile d’t’imposer à elle, d’lui demander s’tu peux lui tenir compagnie. t’es pas doué avec c’genre de trucs, seven. toi qui préfère la solitude, rester en retrait du reste du monde.
t'effacer.
carrément.
j'suis installée dans l'fond d'ailleurs ... s'tu veux t'asseoir cinq minutes.
ou p’t’être qu’t’auras pas b’soin d’te casser la tête pour trouver une excuse, finalement. léger sourire qu’étire tes lippes alors qu’elle s’racle la gorge, probablement inconfortable d’t’avoir proposé d’t’installer avec elle.
ou pas hein. c'pas ... 'fin ... bref.
toi qu’a l’mot marginal d’étampé dans l’front… c’p’t’être ça qui la rebute au point d’changer d’avis.
t’sais pas.
mais tu laisseras pas passer une telle chance d’te rapprocher d’la blonde, même s’tu dois t’esbroufer à elle ! t’ouvres enfin la bouche pour--
c'est ta première séance ?
merde ! pas l’temps.
t’fais mine d’réfléchir en massant une d’tes tempes, les joues gonflés d’air qu’tu laisses s’extirper lentement d’entre tes lèvres.
euh… ouais. ouais, c’ma première séance.
qu’tu réponds à l’arrache, prunelles qu’t’évites d’poser sur elle. t’as toujours l’cerveau qui r’passe sa d’mi d’mande en boucle, dans ton crâne. faut qu’tu t’magnes à réagir, putain ! grande respiration qu’tu prends, ton corps qui s’penche légèrement vers l’avant pour qu’elle t’entende bien, refusant catégoriquement d’t’humilier une s’conde fois.
p’is, euh… j’veux bien, oui. j’veux dire… si t’as pas envie d’regarder l’film toute seule, je… m’fin, j’peux p’t’être m’asseoir avec toi… s’tu veux.
une phrase.
sujet, verbe, complément.
c’pourtant pas difficile à retenir ! t’as tellement hésité qu’elle va t’prendre pour un demeuré. et, encore, tu s’rais chanceux qu’ce soit rien qu’ça !
tu soupires avant d’pincer les lèvres, paupières qu’tu fermes, espérant les ouvrir et t’rendre compte qu’c’était qu’un rêve.
et ba na. try again.
p’is sinon, euh… t’es là d’puis un moment, toi ?
tu poursuis, une miette plus confiant. lippes qui s’retroussent futilement, opales qu’osent affronter celles d’west.
ça va.
détends toi, mec.
c’pas une déesse grecque, c’qu’une putain d’gosse de riche !
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MessageSujet: Re: (seven) if we meet again.   Dim 30 Sep - 10:24


if we meet again
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c'est con, hein ? de n'pas savoir comment agir, de t'trouver totalement impuissante face à son r'gard ancré dans l'tien. les joues qui s'empourprent, la chaleur qui s'diffuse dans chaque cellule qui t'compose. la maladresse attendrissante d'ses paroles, ça déclenche ton rire, c'lui qu'est tout doux et qui passe partout. échange d'politesse, question bateau, réponse banale. je … ça va. merci. l'sourire qu'étire tes lippes, c'est bien. tu peux donc continuer à répondre à la ribambelle d'questions qu'il t'a posé. d'une traite, comme ça, pas d'pause. ouais, t'es v'nue toute seule. besoin d'air, besoin d't'échapper aussi. besoin de t'retrouver, toi et toi seule. 'fin là, c'un peu compromis pour la solitude. surtout qu'tu lui proposes de t'tenir compagnie. bah oui, bien sûr, pourquoi pas ? tu t'ravises presque aussitôt. t'sais pas vraiment, c'est sorti tout seul. et pourtant, ça n'te ressemble pas. t'es pas du genre à partager tes moments d'solitude. t'es pas du genre à mettre tes plans d'côté pour quelqu'un d'autre qu'ces potes qui t'suivent d'puis presque toujours. ou du moins, c'l'impression qu'ça t'donne. y a qu'pour eux qu'tu t'plierais en quatre, qu'tu foutrais tout en l'air. même après c'putain d'accident. y en a qu'pour eux. toujours. et là, toi, t'es prête à laisser une âme d'plus pénétrer dans ta bulle. wait. non. probablement pour ça d'ailleurs qu'tu pars sur autre chose. changement d'sujet, p'tre bien pour éviter d'avoir à entendre qu'il n'veut pas squatter avec toi. ou alors c'est p'tre bien l'fait qu'il puisse vouloir te t'nir compagnie qu'tu redoutes le plus. t'sais pas putain, et t'veux pas savoir. et tout c'que tu trouves à lui d'mander, c'est si c'la première séance qu'il visionne aujourd'hui. toujours plus débile. p a t h é t i q u e. l'intérieur d'la joue qu'tu déchiquettes lentement entre tes dents trop blanches. euh … ouais. ouais, c’ma première séance. tes lippes qui s'pincent pendant qu'tu hoches lentement la tête. ouais, c'bien. mais à part ça, t'sais pas trop quoi dire. putain, c'con, d'habitude, tu n'manques pas d'verbe. alors pourquoi tu t'retrouves muette tout d'un coup ? pis l'fait qu'il n'te regarde pas, t'sais pas vraiment si ça t'aide ou si ça t'met encore plus mal à l'aise. toi, tout c'que tu veux, c'est r'trouver la sécurité d'ton siège. et finalement, tu t'dis que c'serait p'tre pas plus mal si tu l'rejoignais. genre maint'nant. tu lui diras qu't'y r'tournes, qu'ça va bientôt commencer. ouais, c'une bonne stratégie d'repli. enfin, pour ça, faudrait encore qu't'ais l'temps d'en placer une. t'aurais p'tre dû réagir plus tôt aussi, au lieu d'laisser un semblant d'silence s'installer entre vous. p’is, euh … j’veux bien, oui. j’veux dire … si t’as pas envie d’regarder l’film toute seule, je … m’fin, j’peux p’t’être m’asseoir avec toi … s’tu veux. les lippes entrouvertes, l'regard noisette qui s'pose sur son visage. bah merde alors. euh ... ouais. carrément. je ... ouais. waw. best phrase ever. t'es clairement pas rendue au bout d'tes peines et va p'tre falloir qu'tu songes à redev'nir la cami qu'le monde connait. parce que là, t'commences sérieusement à t'faire peur. euh, c'parti alors. l'sourire qui r'vient en même temps qu'tu retrouves un brin d'emprise sur ton propre corps. un pas après l'autre, tu peux l'faire, c'pas compliqué. p’is sinon, euh … t’es là d’puis un moment, toi ? les r'gards qui s'croisent et toi qui baisses la tête. la vision d'tes pieds te semble soudainement bien plus intéressante. allez donc savoir pourquoi. oh moi, t'sais ... c'comme une seconde maison alors ... t'hausses les épaules, l'visage qui r'prend des couleurs. ce s'ra mon troisième film d'la journée. qu'tu balances en r'levant la tête. l'voile d'confiance et d'sérénité remis en place. aller blondie, tu peux l'faire. et puis, tu r'gagnes ta place. plus d'solitude. et voilà, l'p'tit coin d'paradis. soupir d'aise quand tu t'laisses tomber sur ton fauteuil. l'coin l'plus au fond d'la salle. y a jamais personne qui s'y met. ou alors c'juste qu'tu l'remarques pas vu qu'quand t'es là, y a personne qui peut s'mettre à cette place. bref. c'est l'coin l'plus froid d'la pièce. y a l'projecteur au d'ssus d'ta tête, ça fait des reflets qu'tes prunelles captent et t'as l'impression qu'ça donne une toute autre dimension à ton visionnage. des p'tits détails mis les uns au bout des autres. c'est con, pour la plupart, c'est qu'des conneries, mais pour toi, ça a tellement d'importance.

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MessageSujet: Re: (seven) if we meet again.   Lun 8 Oct - 14:22

les mots qui s’amalgament, s’entrechoquent. rien qui s’harmonisent, lexies déstructurées.
pourtant, ça n’t’arrête pas, seven. t’insistes, même... subtilement. parce qu’t’as du mal à imaginer une autre opportunité d’ce calibre là qui t’permettra d’passer un peu d’temps avec elle.
et, pour être franc, y a rien d’mieux qu’un film ; tu s’ras pas obligé d’parler et, par l’même fait, d’te ridiculiser – encore. alors t’sautes sur l’occasion qui s’présente à toi, même si elle s’rétracte pour une raison qu’t’ignores.
probablement parce que, aux yeux d’tous les habitants d’harvey, t’es l’p’tit blackburn qu’a un patronyme maudit. c’lui au paternel qu’a supprimé sa daronne, l’gosse d’un putain d’tueur.
s’ils savaient...
ils éviteraient pas uniqu’ment ton r’gard lorsqu’ils t’crois’raient sur l’trottoir... ils changeraient carrément d’côté d’rue.
p’is c’p’t’être même pour ça qu’la blonde semble, à présent, hésitante. parce qu’t’as l’drame familial étampé dans l’front, à tout jamais. par sa faute... en partie. alors t’abandonnes pas, seven !
p’is tu t’imposes.
maladroit’ment.
euh ... ouais. carrément. je ... ouais.
l’palpitant qui s’emballe, soupir d’soulagement qu’est vite remplacé par un maigre sourire. sa réponse à été rapide et, pourtant, une éternité a semblé s’être écoulé avant qu’elle daigne ouvrir la bouche.
t’as les mains moites, la gorge sèche. ton corps qu’est en parfaite contradiction, exact’ment comme tes pensées et tes ressentis. c’pas la première fois qu’ça t’arrive lorsqu’tu t’retrouves d’vant cami – et surement pas la dernière, non plus !
t’avales d’travers, langue qu’tu passes sur tes lèvres alors qu’vous restez figé là, comme deux imbéciles.
euh, c'parti alors.
sourire qu’tu lui rends en imitant ses mouv’ments, elle qui s’dirige vers la salle d’cinéma. t’en profites pour lui d’mander d’puis quand elle est là... parce que, forcément, dans moins d’cinq minutes, tu d’vras t’taire pendant presque deux heures.
oh moi, t'sais ... c'comme une seconde maison alors ... ce s'ra mon troisième film d'la journée.
lippes qui s’étirent lorsqu’elle évite ton r’gard. p’t’être qu’tu l’intimides tout autant, sans doute à cause de c’t’histoire. ça t’amuse – presque – d’savoir qu’t’as un certain effet sur elle... m’fin, suffisamment pour qu’elle détourne les yeux des tiens. et elle fait bien parce que, si elle savait tout, elle t’point’rait probablement du doigt en t’traitant d’psychopathe.
qualificatif qu’t’as jamais nié, d’ailleurs.
parce qu’c’est c’que t’es, seven.
p’is ça t’rend encore plus fou d’t’en rendre compte.
et ba... j’savais qu’tu kiffais l’vieux rock, mais j’pensais pas qu’t’étais aussi une grand’ cinéaste.
un autre point commun... ça commence à faire  beaucoup – trop. et tu t’dis qu’vous auriez pu être potes si elle n’était pas une west. parce que, excepté kenny, c’une des seules qui t’perçois pas comme un monstre ou, pire, qui t’dévisage pas sous des œillades d’pitié.
mais... c’trop tard.
parce qu’tout est d’jà bien trop compliqué, à présent.
et voilà, l'p'tit coin d'paradis.
tu t’laisses tomber sur l’banc d’à côté, elle avec sa panoplie d’bouffe et, toi, aussi bredouille qu’une âme solitaire.
la lumière s’éteint et t’profites des dernières minutes publicitaires pour pousser ta luck.
sait-on jamais ?
t’veux parier sur la fin du film, mh ?
fin qu’t’as d’jà vu à maintes reprises. un d’tes films récents préférés. mais, ça, elle est pas obligé d’le savoir...
j’zieuté la bande-annonce et j’persuadé qu’le mec principal crève.
t’murmures, l’menton légèrement incliné vers la blonde alors qu’tes iris n’quittent pas l’écran. t’viens d’lui dévoiler, sans qu’elle l’sache, l’dénouement du film... tant pis !
t’prêt à tout pour allongé c’te soirée en sa compagnie...
pour ta vengeance, bien sûr !
rien qu’pour ça.
si ?
si j’gagne, j’t’invite à manger une glace... après la séance.
d’puis quand t’es aussi confiant, blackburn ?
non parce qu’elle compte p’t’être s’taper un quatrième film, qu’est-ce t’en sais ?
sourcils qui s’froncent, lippes qui s’pincent et, en une fraction de s’conde, tu r’deviens l’gosse timide... c’lui qui s’efface.
je... m’fin... si ça t’convient, bien sûr...
tu t’cales davantage contre le siège et, si tu pouvais fusionner avec c’dernier, ce s’rait par-fait ! par miracle, les publicités s’terminent et l’film commence.
enfin, t’peux t’éclipser dans l’silence.
p’is t’y noyer... tant qu’à y être !
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MessageSujet: Re: (seven) if we meet again.   Jeu 11 Oct - 19:17


if we meet again
cami & seven


c'est bizarre, cette sensation. c'est étrange, cette sensation. comme si t'arrivais juste pas à être toi-même. tu perds tes moyens, t'as les mains moites, t'trouves pas tes mots. t'sais pas trop c'qui s'passe, t'comprends pas c'qui n'va pas chez toi. tu n'perds jamais l'contrôle à c'point là, tu n'réfléchis jamais vraiment à c'que tu vas dire, tu n'baisses que rarement les yeux. et pire encore, lorsque tes joues rosissent, ce n'est qu'après un effort considérable pour accrocher les meilleures notes lors de tes compétitions. et à chaque fois qu'tes prunelles sombres rencontrent les siennes, y s'passe un truc qu't'es pas foutue d'comprendre. et ça t'agace. au plus haut point. toi qu'aime pas rester dans l'ignorance, toi qu'aime tout savoir, tout analyser. comprendre chaque nuance de chaque chose. bah là, t'es dans l'impasse. t'es pas vraiment très à l'aise avec la nouveauté, l'inconnu. et ça, c'changement d'attitude notable, ça t'perturbe au plus haut point. tu balbuties à de simples questions, tu fuis son r'gard d'vant l'intensité qu'il dégage. y a qu'quand tu parles d'autre chose qu'toi qu'ça semble plus simple, comme si focaliser ton attention ailleurs, c'était plus facile. y a d'abord eu la musique. et là, c'est l'cinéma. et puis, y a l'fait d'te déplacer aussi, ça aide. parce que tu r'gardes tes pieds pour savoir où tu marches. pis les salles obscures, bien qu'le film n'ait pas encore débuté, c'pas tant éclairé. ça t'éviterait une malencontreuse chute, ce s'rait pas plus mal. et ba ... j’savais qu’tu kiffais l’vieux rock, mais j’pensais pas qu’t’étais aussi une grand’ cinéaste. tu hausses les épaules. tu n'as pas la prétention d'te déclarer comme telle, même s'il est vrai qu'tu passes un temps monstrueux d'vant les écrans. enfin, surtout quand t'en as l'occasion. j'irais pas jusque là. mais disons qu'ça m'détend. entre les cours, les entraînements et les compétitions. et l'reste. surtout l'reste d'puis une année complète. tes pensées qui dérivent vers l'accident et ses trop nombreuses conséquences. l'groupe qu'a éclaté, ceux qu'ont été dénoncés. t'arrêtes d'penser à tout ça quand tu r'trouves ta place. ton p'tit coin d'paradis qu'tu l'appelles. tu t'laisses tomber sur ton siège en délaissant tes affaires sur l'fauteuil voisin vide, l'soupir d'aise qui n'tarde pas à glisser entre tes lippes. juste à temps pour voir les lumières s'éteindre et plonger la salle dans une toute autre ambiance. t’veux parier sur la fin du film, mh ? ta tête qui pivote jusqu'à c'que tes prunelles accrochent les traits d'son visage. t'arques un sourcil, t'sais pas trop s'tu veux prendre le risque ou non. t'as pas vu la bande annonce mais t'en as entendu parlé. tu n't'y es pas tant intéressée qu'ça pourtant. t'as b'soin d'suspense, d'mystère. et t'as même pas l'temps d'répondre quoi qu'ce soit qu'il s'penche déjà vers toi, l'regard rivé sur l'écran. j’zieuté la bande-annonce et j’persuadé qu’le mec principal crève. t'en restes bouche-bée. pendant quelques s'condes, t'as la bouche ouverte. puis t'tournes la tête vers l'écran en t'mordant l'intérieur d'la joue. nan, arrête, ce s'rait pas juste ... 'fin, j'veux dire ... nan, impossible. tu n'veux pas y croire, envisager cette possibilité. si j’gagne, j’t’invite à manger une glace ... après la séance. il a l'air bien sûr d'lui et toi, jolie poupée élastique, tu vas t'retrouver piégée. quoi qu'finalement, est-ce que ce s'rait si désagréable que ça ? je ... m’fin ... si ça t’convient, bien sûr... tu restes silencieuse. tu n'réponds rien. il t'faut l'temps du film pour y réfléchir. y a plus aucune lumière dans la salle, tout est si calme. l'silence avant la décadence. et tu t'surprends à r'tenir ton souffles alors qu'les premières notes de c'film se mettent en route. et puis, finalement, tu t'laisses glisser dans l'fond d'ton siège.
(...)
t'auras proposé d'tes friandises, en silence. t'auras dévoré cette séance comme à ton habitude. et t'auras découvert, avec stupeur, qu'il avait raison. le héros n'est plus. et toi, jolie poupée, t'as plus qu'une chose à dire. bon. et bien. j'crois tu m'dois une glace. qu'tu glisses, l'sourire qui naît sur ton visage. et puis, y a ta lippe inférieure qu'tu viens mordiller. parce que t'as pas pu t'résoudre à refuser l'invitation. t'avais pas d'raison d'le faire. et puis y a c'truc qu'tu cherches à comprendre aussi. alors tu r'lèves les mirettes vers lui, princesse timide qui hausse les épaules. il m'semble bien qu't'as gagné après tout. tu n'le prends pas comme une fatalité. ton enthousiasme enfantin ne fait qu'adoucir tes traits et l'ton d'ta voix. la simplicité d'un r'gard pétillant et d'un fin sourire. pas d'artifice, jamais.

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MessageSujet: Re: (seven) if we meet again.   Mer 24 Oct - 21:33

la musique... ton échappatoire. à tes maux, tes souv’nirs, tes pensées parasites. à tout. elles sont belles, les mélodies rythmées, les paroles égarées. t’aimes t’y perdre, changer d’univers l’espace d’que’ques minutes.
p’is tu t’dis qu’c’est sans doute c’qu’elle ressent, cami, avec les films qu’elle matte. p’t’être qu’ça lui permet d’s’évader, d’reposer sa matière grise qui semble fonctionner h24. l’comble des êtres intellectuels !
parce qu’elle est pas comme toutes les autres, la blonde. toutes les autres qu’t’as rencontré jusqu’à présent. elle est... différente. comme toi. intelligence qu’elle tente d’cacher aux gens, sans qu’tu saches trop pourquoi.
y a une raison, forcément. y en a toujours une... une putain d’raison ! p’t’être qu’ça l’empêche d’sombrer dans sa propre folie, sa propre démence. parce que tout l’monde sait qu’les êtres les plus fous sont également ceux qui possèdent beaucoup – trop – d’connaissances.
autrement, ils auraient aucun prétexte d’perdre la raison... pas vrai, seven ?
j'irais pas jusque là. mais disons qu'ça m'détend.
ça la détend. oui. voilà. le stress, elle qu’embrasse la vie estudiantine grâce à ses vieux qu’en payent les frais. t’aurais aimé ça, toi aussi, t’rendre jusque là. l’université. faire des études en musique.
p’is t’y étais, blackburn... t’y étais presque. mais c’était avant.
avant qu’t’appuies sur c’te damnée gâchette.
avant qu’tu butes ta propre mère.
fin inattendue ?
pas quand tu la connais déjà.
nan, arrête, ce s'rait pas juste ... 'fin, j'veux dire ... nan, impossible.
elle qui refuse d’croire à c’te possibilité, celle où l’héros sombre à son tour. pourtant, les gentils, ils n’gagnent jamais dans la vraie vie. elle devrait l’savoir...
elle finira par l’savoir.
parce qu’votre histoire n’a qu’un seul dénouement possible… et c’toi l’méchant, blackburn !
bon. et bien. j'crois tu m'dois une glace.
sourire qu’étire légèrement tes lippes lorsqu’le film s’termine enfin, lorsqu’elle accepte, après plus d’une heure dans l’silence, d’t’accompagner pour une glace. tu sais pas si elle l’a fait exprès… de t’faire attendre. de s’faire désirer.
p’is tu sais pas non plus si ç’a fonctionné ou pas.
il m'semble bien qu't'as gagné après tout.
gagné ? pas encore. t’es loin d’la victoire. trèèès loin, même. mais tu t’en approches, seven. à chaque s’conde supplémentaire qu’elle t’accorde, qu’vous partagez.
p’is, au fond, c’p’t’être justement ça qui t’en éloigne, par la même occasion. à force d’traîner avec elle… comme s’tu dév’loppais un intérêt envers la blonde.
t’as pas assez dormi… tu dors jamais assez. et c’toujours l’excuse qu’tu t’donnes pour t’pardonner tes échecs. le goût d’la défaite d’incruster sur la langue, celui qui s’estompe un peu quand t’utilises ton insomnie pour justifier ton incompétence.
semblerait, ouais.
tu souffles, sourcils froncés, sourire qui tombe. comme le masque qu’tu t’entêtes à porter. jour et nuit.
p’is tu t’dis qu’elle est pas si conne, qu’elle est pas aveugle. qu’elle doit bien s’douter qu’a un truc qui tourne pas rond chez toi, qu’t’es l’putain d’diable incarné.
t’as envie d’lui gueuler, tout d’un coup, d’la r’pousser loin d’toi, la supplier d’s’en aller, de n’pas t’faire confiance.
p’is y a ton r’gard qui s’lève vers le sien, ses iris qui brillent dans la pénombre d’la salle d’projection. opales qui capturent l’maigre sourire qu’elle t’esquisse. toi qui s’cale davantage contre ton siège, pas prêt à t’lever. pas de suite.
c’était prévisible, non ?
la salle s’vide tranquillement…
bientôt y aura plus qu’elle et toi. elle et toi…
j’veux dire… c’une nouvelle tendance, d’faire crever l’personnage principal. à défaut d’pouvoir surprendre l’être humain qui s’habitue trop vite…
l’habitude… celle qui finira par tous vous tuer, l’être humain. la routine, monotone, terne. fade. toujours la même chose au même moment. marre d’attendre la nuit pour rêver un peu.
t’as plus l’droit à ça, toi, les rêves. tu vis en plein cauch’mar, t’façon. hallucinations causées par l’manque d’sommeil, celles qui t’effraient plus qu’elles t’enchantent.
p’is c’p’t’être même ça qui t’maintient toujours en vie, seven… un peu elle, aussi. pour ach’ver ta vengeance, bien sûr.
menteur.
p’is faut croire qu’ça va dev’nir fréquent… assuétude cinématographique !
la salle est vide.
vide de chez vide.
y a qu’cami qui t’regarde. toi qui la regarde. avant qu’tu réalises qu’t’as – encore – trop parlé, perdu dans les méandres d’une psychologie incomprise.
p’is tu pourrais presque t’y noyer, dans son r’gard couleur café. mais… ça compromettrait tout ton plan. n’est-ce pas ?
tu… euh. t’préfères quel parfum ? de glace…
tu lui d’mandes, à l’arrache, tes yeux qui quittent finalement les siens alors qu’tu t’lèves d’un bond. siège qu’t’abandonnes derrière toi, en même temps qu’tes désirs charnels, pensées lascives.
p’is toutes ces merdes qu’tu t’infliges chaque fois qu’tu la r’gardes un peu trop longtemps.
un peu trop tout court, finalement.
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MessageSujet: Re: (seven) if we meet again.   Sam 3 Nov - 20:19


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l'film défile, les scènes se succèdent et les images s'imprègnent sur tes prunelles sombres. tu constates, avec une certaine boule au ventre, qu'la fin ressemble trait pour trait à ce qu'il t'avait dessiné. l'gamin qui partage cette séance à tes côtés. juste à côté d'toi. peaux qui s'frôlent par moment. innocence, insouciance. victoire écrasante d'la gent masculine, t'as plus qu'à t'incliner et accepter la défaite. quoi qu'finalement, c'est p'tre pas une si grande défaite. parce qu'au fond, t'as beau essayer d'te convaincre qu'c'est pas une bonne idée, qu'tu d'vrais prendre tes jambes à ton cou au lieu d'rester, ça n'fonctionne jamais. l'gamin qui s'installe comme une présence nécessaire. l'mystère qui l'entoure bien trop intense pour qu'tu n'fasses que passer ton ch'min. l'intrigue d'un visage innocent qui pourrait cacher bien des choses. parce qu'y a certaines nuances, dans l'fond d'son r'gard, qu't'arrives pas encore à déchiffrer. p'tre bien qu'c'est ça qu'tu cherches à savoir. découvrir un pan d'vérité, un bout d'souvenir, un brin d'quelque chose qui pourrait t'donner envie, une bonne fois pour toute, d'rester. ou bien d'partir. parce que c'est c'que tu d'vrais faire, au final. t'enfuir. sans t'retourner. ce s'rait p'tre même plus simple. pour quoi ? pour qui ? pourquoi ? t'en sais trop rien. l'goût amer d'un sentiment d'inachevé. l'besoin d'en savoir plus avant d'prendre une décision qui s'ra probablement sans appel. glace qu'tu partageras avec lui. pour avoir eu raison sur l'sort du personnage principal. et là, tu t'dis qu'tu t'es fait berner. parce qu'il doit p'tre bien l'avoir d'jà vu, c'film. tu pourrais t'offusquer, mais tu n'le f'ras pas. t'es bien trop douce pour ça, bien trop naïve pour ça, bien trop innocente pour ça. toi qui passe ton temps à t'faire marcher d'ssus, pourquoi ça changerait, dans l'fond ? c'toujours l'même schéma, qui s'répète, en boucle. jamais tu n'changeras. c'pas faute d'avoir essayé pourtant. semblerait, ouais. qu'ça lui fait ni chaud ni froid. ou alors c'est juste qu'il connaissait déjà la fin alors qu'il n'avait rien d'dangereux à t'proposer d'prolonger la soirée. puisqu'il savait qu'il avait raison. c'est comme ça, cami. tu n'peux pas gagner à tous les coups. et l'inconnu, teinté d'imprévisibilité et de tentation, ne t'a jamais paru aussi attirant que ce soir. prolongation d'un instant partagé qui durera l'temps que la salle se vide. t'as pas bougé d'un pouce, toi qui r'garde toujours le générique jusqu'à la fin. et ça t'va bien, qu'il s'cale dans l'fond d'son fauteuil d'un soir plutôt qu'il s'lève pour t'tirer vers un ailleurs qu't'as décidé d'rejoindre, quelques s'condes plus tôt, en sa compagnie. c’était prévisible, non ? t'hausses les épaules, pas vraiment convaincue. mais ça, c'juste parce que t'es comme tout l'monde. t'aimes pas avoir tord. c'pourtant ton genre d'le r'connaître, d'le dire même, quand t'es dans l'erreur. mais là, c'comme si tu n'y arrivais pas, sans vraiment trop savoir pourquoi. j’veux dire … c’une nouvelle tendance, d’faire crever l’personnage principal. à défaut d’pouvoir surprendre l’être humain qui s’habitue trop vite … tes lippes qui s'pincent, jolie poupée pas vraiment d'accord avec l'tableau aussi sombre qu'il dépeint. p’is faut croire qu’ça va dev’nir fréquent … assuétude cinématographique ! nouveau haussement d'épaules, accompagné d'un soupir. un poil d'tristesse, un poil d'mélancolie. juste c'qu'il faut de dosage pour ne pas perdre l'éclat d'brillance qu'y a dans tes iris. pas qu'les happy ending soient tous nécessaires, mais j'trouve ça dommage qu'ce genre d'drame devienne aussi commun. parce que, le héros, il est censé l'rester jusqu'au bout. y a tellement d'façon d'mettre un point final à une oeuvre, sans pour autant devoir ôter une vie. sa vie. n'est-il pas censé être celui qui reste debout, jusqu'à la fin ? ou alors, les contes et légendes ne sont que mensonges et miséricordes. faut dire qu'toi, t'es du genre à y croire, à toutes ces conneries. tu penses vivre dans un monde de bisounours cami. et c'est ça qui causera ta perte. parce que, contrairement à ce que tu n'as de cesse de vouloir prouver, tout l'monde ne peut pas être sauvé. toi qui n'vois que l'bon côté d'chacun, il t'faudra p'tre un drame pour qu'tu t'rendes compte d'la dangerosité du monde qui t'entoure. en attendant, toi, t'crois dur comme fer qu'y a jamais rien qu'est tout noir et qu'le gris des journées pluvieuses peut s'transformé en un jaune rayonnant si l'on prend la peine d'souffler sur les nuages menaçants. l'monde peut bien s'écrouler tout autour, doit bien y avoir un moyen pour n'pas sombrer dans la folie, pour r'trouver un bout d'quelque chose et s'accrocher à la vie. y a toujours un moyen d'arranger les choses ... toujours. éternelle optimiste qui ne comprend pas qu'ses mots pourraient avoir beaucoup plus d'impact qu'elle ne le croit. toi, cami, t'sais pas qu't'as un rôle important à jouer dans la vie réelle, celle qui s'déroule maintenant. là. tout d'suite. t'sais pas qu't'es à la place de c'putain d'héros et qu'tu crèveras p'tre bien sous l'poids violent d'un martyr bafoué, usé, souillé. toi, tu t'contentes d'laisser ton r'gard traîner sur son visage, l'sourire qui s'éteint jamais. faudrait qu'tu décroches d'ailleurs, cami. irrémédiablement attirée par ses billes trop claires. tu … euh. t’préfères quel parfum ? de glace … l'corps qui s'lève trop vite, la contemplation d'ses iris qui s'arrête tout aussi sec. tu t'racles la gorge tout en tournant la tête pour récupérer ton sac, c'lui-là même qu'tu passes sur ton épaule, bandoulière qu't'agrippes sans vergogne et qu'tu sers si fort qu'tu t'en fais blanchir les jointures. et puis tu t'lèves à ton tour, maintenant qu'la salle est vide et qu'la gêne s'est installée en quelques échanges d'regards mal avisés. euh ... vanille ... qu'tu souffles en r'venant à sa hauteur, les pas qui vous guident à l'extérieur du cinéma. pas d'fioriture, que d'la normalité assommante. vanille. comme toutes les autres. parce que c'est doux, parce que c'est toi. vanille. l'parfum lambda pour une poupée tout aussi lambda. vanille. parce que t'as jamais vraiment rien connu d'autre que ça et qu'au fond, ça t'va bien. toi qui t'nourri à coup d'régimes sur mesure. vanille. parce que t'aurais probablement pas su quoi dire d'autre. un frisson qui t'traverse d'toute part après quelques pas à l'extérieur. d'autres encore alors qu'vous vous éloignez des salles obscures. et c'est en passant tes mains sur tes bras qu'tu t'rends compte de ton habituelle maladresse. merde ... j'ai oublié ma veste dans la salle. tu grimaces et t'mords la lippe inférieure. l'rouge qui t'monte aux joues d'être aussi gaffeuse et d'devoir faire machine arrière. pour une connerie. je ... j'vais la chercher ... tu ... j'reviens. t'as quasiment pas lâché ta lèvre inférieure, celle qu'tu n'peux cesser d'lacérer d'tes dents trop blanches. et faut pas qu't'attardes plus que ça pour r'venir sur tes pas, d'peur qu'si tu traînes de trop, tout ça n'aurait été que fiction.

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