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 but i'm still alone in my mind // cami

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♛ les hautes sphères


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in town since : 03/09/2018
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MessageSujet: but i'm still alone in my mind // cami   Sam 15 Sep - 0:24


but i'm still alone in my mind
lukas & cami

Tu regardes autour de toi. Tu fixes ce vide qui se dessine sous tes yeux. Enfin, tu fixes, sans pour autant voir ce qui se trouve dans cette petite pièce. Peut-être parce que tu la connais trop bien. Rien qui ne bouge, jamais. À se demander si tu habites vraiment là. Ou peut-être est-ce plutôt parce que tu es complètement perdue dans tes pensées. Celles qui déboulent dans ta boite crânienne, qui se cognent, qui te frappent. Trop de choses auxquelles tu penses. Trop de choses qui te prennent à la gorge. Toi, qui ne t’autorises pas à penser à tout cela habituellement. Toi qui préfère de loin taire tout cela habituellement, toi qui t’occupe l’esprit, comme tu peux, tout le temps. Pour t’éviter de te perdre justement. Puis ton cœur se pince, le flot de larmes qui menacent de couler le long de tes joues, et c’est à ce moment-là que tu réalises que tu es entrain de te perdre un peu trop loin. Dans une zone dans laquelle tu refuses d’aller. Alors tu reviens à toi, tu prends une grande inspiration. Tes mains que tu passes dans ton visage, avant de te relever, avant d’agripper ton cellulaire. Tu fais quelque chose ce soir ? Message que tu envoies aussitôt, sans même y réfléchir deux fois. Ton amie, que tu sais de retour en ville, plus que le temps d’un week-end cette fois. L’été, qu’elle est supposée passer à Harvey, bien qu’à quelque part, tu te doutes bien qu’elle aurait probablement préféré être ailleurs. Toi aussi, en fait. Mais faute de pas vraiment avoir autre part où aller, tu restes là, tu continues à te torturer. J’ai envie de sortir, de bouger un peu. Deuxième message que tu envoies, qui vient rejoindre le premier dans la case non lu. Invitation lancée, sans même trop savoir ce que tu as en tête. En fait, tant que tu sors un peu de chez toi, tant que tu t’occupes l’esprit, ce sera déjà bien. Enfin, c’est clair qu’il y a toujours l’idée de sortir en boite qui traine dans un coin de ta tête. Mais tu sais bien que c’est moins le genre de ton amie. Idée que tu gardes pourtant à cet instant dans le coin de ta tête, dans l’optique où la réponse de Cami serait négative. Réponse qui ne se fait d’ailleurs pas trop tarder. Sourire qui s’accroche sur tes lèvres quand tu vois qu’elle est positive. La jeune femme qui ne devrait pas trop tarder. Tu prends malgré tout le temps de te changer, d’aborder une tenue peut-être un peu plus convenable que cette paire de pantalon de jogging et ce t-shirt beaucoup trop grand. Puis tu entends la sonnette de l’entrée, tu dévales les escaliers. « Cami ! » Le sourire sur tes lèvres, parce que clairement, tu es contente de la voir. L’impression que ça fait une éternité, alors que ça ne doit faire quelques semaines, peut-être deux mois, tout au plus. « Ça fait longtemps que t’es revenue ? » Que tu lui demandes, faute de lui demander comment elle va. Parce qu’à quelque part tu connais la réponse, et clairement ça vous évite le mélodrame à toutes les deux. Presque certaine qu’elle sera d’accord avec ça d’ailleurs. « Alors, t’as envie de faire quoi ? » Toi qui avait envie de sortir, elle qui avait le choix. Probablement peu logique, mais au final, toi, tant que tu étais loin de là, et pas seule, tout irait bien.


Dernière édition par Lukas Wheeler le Sam 22 Sep - 11:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: but i'm still alone in my mind // cami   Sam 15 Sep - 6:33


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jour quatre. ça devient l'enfer d'essayer d'se cacher. surtout qu't'as déjà croisé beaucoup trop d'monde depuis qu't'es rentrée. comme si t'avais même pas l'temps d'te poser et d'prendre du temps pour toi, pour trouver l'moyen d'respirer plus calmement. vague d'angoisse qui s'est emparée d'ton corps et ton âme à la s'conde même où t'as passé l'panneau d'entrée d'la ville. comme si revenir t'mettais encore plus en danger. c'est con putain, t'es encore qu'une enfant avec des rêves pleins la caboche. et y a tout qui peut être détruit pour une simple erreur pour laquelle t'es pas responsable. si c'n'est qu't'as pas bougé l'petit doigt. t'as pas appeler les flics, ni même les secours. t'as même pas demandé à aksel d's'arrêter pour t'assurer qu'le type s'en sortirait malgré l'accident. t'as juste préféré occulter cette épisode d'ta mémoire. comme si c'était rien, comme si ça n'importait qu'peu. putain, un mec a failli crever à cause d'vous et toi, t'prends la fuite au lieu d'assumer tes responsabilités. t'prends la fuite comme si t'avais pas été là, comme si c'n'était q'un fait divers d'plus, presque anodin, banal. y a tout qui t'revient en pleine gueule depuis qu't'as quitté los angeles pour les vacances. et ça t'fait mal au coeur à chaque fois qu't'oses t'attarder là-dessus. ton téléphone portable qui vibre sur ta table de chevet. princesse allongée sur son lit à fixer l'plafond, comme si ça allait faire passer l'temps. tu fais quelque chose ce soir ? voilà exactement l'genre de message qu'tu voulais éviter. et pourtant, l'nom d'lukas étire tes lippes en un sourire qu'tu n'pensais pas être capable d'afficher. j’ai envie de sortir, de bouger un peu. t'hésites pas longtemps. parce qu'au fond, même si t'as c'besoin d'être au calme et seule, tu n'peux pas t'empêcher d'rappliquer dès qu'on t'appelle. et puis, avec lukas, t'sais qu'y a plus de choses en commun qu'vous n'en n'aviez à l'époque. alors tu n'peux pas l'ignorer, t'peux pas faire semblant. poupée bien trop transparente pour qu'ça paraisse normal ou naturel. tu réponds en lui disant qu'tu t'mets en chemin, qu'ce sera pas long. coup d’œil dans l'miroir, jean slim, top simple et converses. ça ira très bien. et puis, t'attrapes ton perfecto et tu grimpes dans ta bagnole. quelques coups d'volants plus tard, t'voilà rendue chez la brune, sonnette qu'tu presses sous tes doigts manucurés. il n'faudra pas longtemps avant qu'son visage n'apparaisse d'vant tes yeux noisettes. cami ! son enthousiasme t'arrache un grand sourire alors qu'tu penches la tête légèrement sur l'côté. ça fait longtemps que t’es revenue ? tes lippes qui s'pincent. princesse pas forcément fière d'être rentrée en douce, sans prévenir tes potes. quatre jours à peine. qu'tu réponds, légèrement grimaçante. ouais, p'tre que t'aurais dû annoncer qu'tu squattais mill valley pendant les vacances, qu'c'était l'moment de s'retrouver. mais t'en as pas eu la force pour être honnête. t'pensais que si tu pouvais passer inaperçue, ce s'rait plus simple. pour ça, il aurait fallut qu'tu n'croises pas aksel l'premier soir et encore moins darrel l'second. l'retour d'la fille prodige des west, ça n'peut pas être un événement passé sous silence. si ça s'trouve, tes vieux ont fait un communiqué et t'es même pas au courant. ce s'rait bien leur genre en tous cas. alors, t’as envie de faire quoi ? logique discutable de ces retrouvailles. elle qui t'contacte, toi qui est en charge d'l'activité du jour. tétais pas des masses préparée à ça alors t'hausses les épaules, pas d'une grande utilité ni aide visiblement. franchement, si ça n'tenait qu'à moi, j'partirai ... qu'tu soupires. ça n'doit pas être une si grande surprise que ça. au moins, elle a l'mérite de n'pas avoir demandé comment tu t'sens, comment tu vas. elle doit déjà connaître la réponse et p'tre bien qu'elle est dans l'même état qu'toi. j'prendrais ma caisse et j'longerais la côte. san francisco, monterey ... santa barbara p'tre bien qu'ça pourrait être sympa d's'y arrêter. ton détaché et pourtant, t'y songes sérieusement. quatre jours que t'es rentrée et tu parles déjà d't'évader, si c'pas triste ça quand même. ou alors euh ... j'ai envie d'manger un truc bien gras, bien salé. depuis l'temps que j'me prive, j'me dis qu'c'est pas un p'tit écart qui va tout foutre en l'air. tu ris. plus nerveusement qu'tu l'aurais voulu. parce que p'tre bien qu'tu n'penses pas qu'à ça, qu'tu n'parles pas que d'un écart alimentaire.

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MessageSujet: Re: but i'm still alone in my mind // cami   Sam 15 Sep - 10:25


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Tu es contente de la voir, et pas qu’un peu. C’est palpable d’ailleurs, et ton sourire en témoigne. Mince sourire pourtant, pas celui qu’on te connaissait autrefois. Mais c’est probablement mieux que rien. Sourire qui devient contagieux d’ailleurs, qui se glisse à son tour sur ses lèvres. Et ça te fait du bien ça aussi, qu’elle soit là, oui, et peut-être bien dans un état pas trop moche. Bien que clairement, tu ne doutes pas vraiment qu’elle ne doit pas être au top de sa forme à l’heure actuelle. Comme tu es loin de l’être, toi aussi. Ces problèmes que tu mets cependant de côté toi. Déjà parce que c’est plus simple pour toi. Mais aussi, parce que tu as bel et bien l’impression que c’est ce qu’elle préfère elle-aussi. Le sujet de l’activité de la journée, que tu lances donc, n’ayant pas vraiment d’idée précise en tête pour l’instant, te remettant au bon vouloir de la jeune femme. « Franchement, si ça n'tenait qu'à moi, j'partirai... » Tes lèvres qui se pincent, à l’entente de ces mots. Parce que clairement, ça t’attriste un peu de savoir que sitôt elle est revenue, sitôt elle repense à partir. Tu ne peux lui en vouloir cependant. Peut-être bien que toi aussi, si on t’avait offert cette possibilité, tu l’aurais saisi. Peut-être bien que c’est ce que tu finirais par faire d’ailleurs. « J'prendrais ma caisse et j'longerais la côte. San Francisco, Monterey... Santa Barbara p'tre bien qu'ça pourrait être sympa d's'y arrêter. » Sourire qui finit par déformer à nouveau tes lèvres. Parce que clairement, tu n’as pas du tout de mal à t’imaginer le chemin qu’elle dessine. Celui que tu as d’ailleurs emprunté, avant d’arriver à Harvey il y a de cela six ans. Et tu te souviens d’ailleurs que ce voyage t’avait fait du bien. T’avais vidé un peu la tête, après tout ce que tu avais vécu. Et ça t’avait aussi aidé à te préparer au déménagement que tu allais vivre, à l’époque. « Ou alors euh... j'ai envie d'manger un truc bien gras, bien salé. Depuis l'temps que j'me prive, j'me dis qu'c'est pas un p'tit écart qui va tout foutre en l'air. » Petit rire nerveux, qui franchit la barrière de ses lippes. Ce qui te laisse t’imaginer qu’elle ne parle peut-être pas seulement de cet écart alimentaire. Pourtant, tu ne relèves pas le deuxième sens de sa phrase, pas tout haut tout de moins. Encore une fois, parce que tu crois que c’est mieux ainsi. « Je t’avoue que j’ai des envies bien moins précises que les tiennes. » Que tu lui dis, en riant légèrement. Ton sac et tes clés, que tu prends, avant de glisser ton téléphone dans ta poche arrière. Porte de ton appartement que tu franchis, avant de verrouiller derrière toi. La direction de la sortie, que tu empruntes alors, l’invitant à te suivre. Parce que dans tous les cas, ce n’est pas ici que ça va se passer. « J’voulais juste sortir d’ici. Et te voir aussi. » Éviter d’être seule, à broyer du noir. T’occuper l’esprit. Et oui, clairement voir ton amie, que tu n’avais pas vu depuis de longues semaines. Celle qui t’avait manqué, et pas qu’un peu d’ailleurs. « Mais clairement, on peut se faire cette bouffe bien grasse. Ça fait combien de temps que t’en as pas mangé ? J’paris que t’as oublié à quel point c’est bon. » Le sujet de l’accident, complètement éviter. De manière délibérée d’ailleurs, sans même t’en cacher. Le quotidien qui continue de filer, les petites choses de la vie qui continuent d’arriver. C’est sûr ça que tu te concentres. Et dans le cas de Cami, ce qui occupe presque tout son temps, ce sont ses entrainements. Et probablement les mille et un régimes qu’elle doit suivre pour rester au top. Puis rendue à l’extérieur, la première chose que tu remarques, c’est sa voiture. Ta gorge qui se noue d’ailleurs à cet instant, l’inconfort palpable que tu ressens à chaque fois que tu entres dans l’une d’elle, depuis l’accident. Pourtant, tu te glisses sur le siège passager sans broncher. Avant d’ouvrir la fenêtre. « Sinon… pourquoi t’es revenue… ? Enfin, ma question peut paraitre un peu débile et peut-être déplacé aussi, mais si t’as envie de repartir… Y’a rien qui t’en empêche, non ? » Que tu lances, alors que le monteur se met à gronder. Question, parce que tu es curieuse oui, mais aussi parce que tu cherches à t’occuper l’esprit, le temps du trajet.


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MessageSujet: Re: but i'm still alone in my mind // cami   Sam 15 Sep - 10:57


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hésitation quasi-inexistante. t'aurais presque pu courir pour la rejoindre. c'est con pourtant, vous n'avez jamais été bien proches. pas qu'tu l'aimes pas, ni même que l'inverse soit envisageable. c'est juste que t'as toujours moins accroché avec elle qu'avec les autres. p'tre bien parce qu'elle t'a envoyé bouler dès la première rencontre. t'es pourtant pas du genre rancunière, ça non, t'connais pas c'mot-là. disons juste qu'y a toujours eu une espèce de barrière invisible entre vous. un truc qui vous empêchait d'vous considérer autrement que comme de simples amies faisant parties d'la même bande de potes. bref. tu vois bien l'enthousiasme qu'elle dégage à l'idée d'passer du temps avec toi, de t'retrouver. ouais, elle t'a manqué. p'tre même un peu plus qu'd'autres mais un peu moins qu'certains. et pourtant, quand elle te d'mandes ce que t'as envie d'faire, la seule chose que tu trouves à lui répondre, c'est qu'tu voudrais mettre les voiles. probablement difficile à entendre mais pas dénué de sens. et tu finis par te rabattre sur un repas tout c'qui a de plus déconseillé dans ce régime alimentaire qu'tu suis depuis déjà bien trop longtemps. sortir des sentiers battus te ferait sans doute le plus grand bien et tu n'pouvais pas rêver meilleure partenaire qu'elle pour t'aider à transgresser l'règlement. je t’avoue que j’ai des envies bien moins précises que les tiennes. si elle savait que tu n'lances que des pistes brouillon. t'as des tonnes d'envies mais aucune d'entre elles ne te semble réalisable. y a trop d'détails que tu n'arrives pas à maîtriser. parce que toi, tu as bien du mal à lâcher prise, c'pas dans ta nature, faut qu'tout soit millimétré, comme on t'l'a appris. c'est p'tre bien ça ton problème. de persister à vouloir toujours faire c'qui est correct et pas forcément l'meilleur pour toi. elle récupère ses affaires et tu la suis jusqu'à l'extérieur. t'es p'tre pas la seule à avoir besoin d'air finalement. sauf que toi, t'as l'avantage d'pouvoir t'exiler l'temps de tes études. j’voulais juste sortir d’ici. et te voir aussi. un sourire sincère qui déforme tes lippes. ouais, tu voulais la voir aussi, pas de doute là-dessus. mais clairement, on peut se faire cette bouffe bien grasse. ça fait combien de temps que t’en as pas mangé ? j’paris que t’as oublié à quel point c’est bon. le rire qui s'échappe entre tes lèvres entrouvertes. t'as clairement raison. j'me souviens même plus du goût qu'ça a, c'est frustrant. gamine habituée des salades et autres aliments, la plupart du temps liquides, bourrés d'protéines, d'féculents et d'substances qui t'aideront à garder la ligne et la forme. vie d'athlète menée à la baguette par une mère, ancienne star des podiums et autres défilés, bien trop regardante sur ta façon d'te nourrir. ton corps qui s'glisse dans l'véhicule. t'as pas vraiment d'autre choix que d'conduire. ne serait-ce que pour éviter les tonnes de questions qui découleraient de ton refus de prendre le volant. tu n'veux pas évoquer l'accident, préférant largement l'occulter d'ta mémoire. comme si c'était plus simple, comme si ça minimisait les dégâts. et pourtant, tu sens bien la gêne envahir ton amie. ouais, tu feras gaffe. tu fais toujours attention depuis c'soir là. parce que t'as beau dire tout c'que tu veux, le souvenir reste bien ancré en toi, te torturant l'esprit à chaque fois que tu fermes les paupières. tu n'en parleras pourtant pas. parce que tu sais c'que ça vous fait d'évoquer cette histoire. parce que t'es pas du genre intrusive bien qu'tu sois parfois sans gêne. pas sur c'sujet-là. jamais. sinon … pourquoi t’es revenue … ? enfin, ma question peut paraître un peu débile et peut-être déplacée aussi, mais si t’as envie de repartir … y’a rien qui t’en empêche, non ? tu mets l'contact tout en t'raclant la gorge. ouais, elle n'a pas tord, encore une fois. tu t'mords la lippe inférieure, silencieuse alors que tu déboîtes pour mettre la voiture en route. t'sais pas trop où tu vas, mais tu y vas. l'regard rivé sur l'pare-brise, tu analyses toutes les situations possibles sur la route. tu t'en mordrais les doigts si tu n'anticipais pas l'moindre danger. le manque j'dirais ... qu'tu finis par lâcher après quelques longues minutes de silence. toi, aksel, la bande entière ... j'ai beau faire comme si y avait rien qui m'retenais mais c'pas vrai. tu n'l'as regarde pas, tu n'veux pas détourner ton attention d'la circulation. la nostalgie qui s'lit sans doute sur ton visage, l'ton beaucoup moins léger qu'à l’accoutumée. c'est juste cette ville qui m'oppresse ... elle et tout ce qu'elle me rappelle ... ouais, surtout tous les souvenirs qui s'bousculent. les plus mauvais bien souvent prédominants sur les instants d'bonheur. j'ai beau m'croire en liberté à l.a. mais au final, mes parents n'sont jamais bien loin ... que tu t'empresses d'poursuivre. alors qu'ce soit ici ou là-bas, j'me dis qu'j'ai plus de chance de pouvoir faire l'vide en étant avec ceux qui comptent vraiment. eux. c'groupe bancal qu'a explosé au moment où l'temps s'est arrêté, qu'l'autre voiture a plongé dans l'vide et qu'vous avez pris la fuite. trop d'choses se sont passées et pourtant rien n'a vraiment avancé. comme si toute cette histoire vous avait coincé dans un espace temps différent, qui r'commencerait toujours d'la même façon à la fin d'la journée.

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MessageSujet: Re: but i'm still alone in my mind // cami   Sam 15 Sep - 11:00


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Question plus que maladroite que tu lui as lancé. Pour savoir ce qui la retient, elle. Parce qu’il faut bien le dire, toi aussi, tu y as songé, à partir. Plus d’une fois d’ailleurs. Te disant que tu serais peut-être mieux de recommencer ailleurs, de recommencer à neuf. Une nouvelle fois. Parce qu’au final, la première fois que tu l’as fait, tu as plutôt bien tourné. Alors, peut-être bien qu’elle est là, devant toi. La solution pour aller mieux. Pour te sortir de cet enfer dans lequel t’as les deux pieds profondément ancrés. Et il te faudrait bien te sortir de là… avant qu’il ne soit trop tard pour le faire. « Le manque j'dirais... » Ton regard qui se détourne vers la blonde. Tes lèvres qui se pincent à cet instant. Toi qui l’épi à cet instant, comme si tu cherchais à comprendre ce qu’elle entendait par là. Mais en réalité, tu ne cherches qu’à t’occuper l’esprit alors que le véhicule s’est mis en marche, alors que ton cœur s’emballe. Parce qu’il ne faut pas que tu paniques, ce n’est pas le bon moment. Alors tu te concentres sur elle, sur ce qu’elle te dit. Ses paroles, que tu bois, qui sont les seules à t’attacher à terre. Autrement, tu serais complètement perdue, Lulas. « Toi, Aksel, la bande entière... J'ai beau faire comme si y avait rien qui m'retenais mais c'pas vrai. » Tu avais compris, que c’était à cela que la jeune femme faisait allusion. Et même, il faut bien le dire, tu comprenais parfaitement ce besoin. Parce que toi aussi, tu l’avais. Tu avais besoin d’eux. Toi, qui au départ t’étais juré de ne pas commettre de nouveau l’erreur, de ne plus laisser la chance à personne de te faire du mal. Et bien, eux, tu les avais laissés entrer dans ta vie. Tu les avais laissé devenir nécessaire même. Et il faut bien le dire, à présent il n’y avait plus de retour en arrière qui était possible. « C'est juste cette ville qui m'oppresse... Elle et tout ce qu'elle me rappelle... » Et encore une fois, tu ne peux que comprendre ce qu’elle te dit. Parce que c’est exactement la même chose pour toi. Y’a les gens auxquels tu tiens, puis y’a cette ville. Celle qui ne fait que tu plonger dans des souvenirs douloureux. Celle qui te rend complètement malade. Seulement, si tu dois choisir entre quitter, et ne plus revenir, et eux… et bien c’est eux que tu choisies toi aussi. Sans la moindre parcelle d’hésitation d’ailleurs. « J'ai beau m'croire en liberté à L.A. mais au final, mes parents n'sont jamais bien loin... » Et c’est bien la première phrase à laquelle tu ne peux pas relayer. Parce que clairement, tu n’es pas dans la même situation qu’elle par rapport à la famille. Bien sûr, ta mère se fait aussi du souci pour toi, mais clairement, c’est totalement différent. Parce que tu les as déjà rencontrés ses parents, et tu sais que ce n’est pas du tout la même chose. « Alors qu'ce soit ici ou là-bas, j'me dis qu'j'ai plus de chance de pouvoir faire l'vide en étant avec ceux qui comptent vraiment. » Sourire qui se glisse sur tes lèvres, à l’entente de ces mots. Parce qu’il faut bien le dire, ils te font du bien. Et même qu’à cet instant, tu arrives presque à oublier le cadre dans lequel vous vous trouvez. Presque, parce que le clignotant de la voiture qui a été préalable engagé ne s’est résulté que par un changement de cap, ce qui t’as bien vite ramené à la réalité. Une grande inspiration que tu prends, avant de te lancer. « Ouais, j’comprends. » Que tu laisses tomber, tout simplement. Sans préciser d’avantage ta pensée. Ton regard qui ne fait que se perdre dans le paysage qui défile sous vos yeux. Tes lèvres qui se pincent. Parce que tu te sens de moins en moins à l’aise à cet instant. Et tu sens la crise de panique sur le point de s’emparer de toi. Respire Lukas, respire. « On arrive bientôt ? » Que tu demandes à ton amie, sans vraiment te rendre compte du côté un peu alarmant de ta question. Enfin si, tu finis par t’en rendre compte, mais seulement après coup. Parce qu’au final, ça ne fait que quelques minutes à peine que vous avez quitté ton appartement. « Enfin, j’veux dire tu voulais aller où ? » Question qui a bien plus de sens formulée de la sorte. Alors tu tentes de te rattraper comme tu le peux, tâchant de ne pas trop laisser paraitre la panique qui te guette.


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MessageSujet: Re: but i'm still alone in my mind // cami   Sam 15 Sep - 11:02


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tu fais pas gaffe, toi qu'a mis tes peurs et appréhensions au placard. tu l'as même fermé à double tour pour ne plus avoir à y penser. et pourtant, ça r'vient toujours. par vagues. aussi violentes qu'celles qui s'écrasent sur les rochers. et pourtant, aujourd'hui, t'es montée dans ta voiture et t'as même forcé lukas à faire de même. sans pour autant d'soucier de l'inconfort qu'elle pourrait ressentir. parce qu'il a bien fallu qu'tu t'remettes en selle après l'accident. c'était ton seul ticket d'sortie. t'aurais pas supporter d'te laisser envahir par la peur panique qui t'ronge d'l'intérieur. parce que t'aurais tout d'suite été cramée. mettre les voiles, t'enfuir et t'plonger dans tes études, y avait qu'ça qui comptait et tu n'aurais pas pu t'permettre de t'laisser aller à la culpabilité lancinante. alors tu mets l'moteur en marche et tu t'engages dans la circulation. tu parles autant qu'tu peux, probablement un peu trop même. tu monopolises l'attention, comme si ça pouvait faire passer l'trajet plus vite. c'est pas bien loin pourtant, c'est idiot, vous auriez pu y aller à pieds p'tre bien. mais non, toi, t'as juste pas fait gaffe, t'as pensé qu'à ta gueule. ouaip. princesse à deux balles, amie en mousse. t'aurais dû y penser, t'souvenir, faire attention. mais non. y a que l'confort d'mademoiselle et la sécurité d'ses p'tites fesses sur l'cuir d'ton siège. t'as beau sortir un monologue d'cinq minutes, y a la réalité qui finit toujours par vous rattraper. parce qu'en un coup d’œil sur l'côté, t'as r'marqué son sursaut quand t'as mis ton clignotant. putain qu'tu peux t'montrer égoïste parfois, c'est dingue. comme quand t'as décidé d'mettre de la distance entre toi et la bande. parce qu'les études, c'est une bonne excuse mais y avait rien qui t'empêchait d'rentrer tous les weekends, comme avant. quedal à part cette putain d'boule au ventre et c'foutu nœud dans la gorge. ouais, j’comprends. non, elle n'comprend pas, elle n'comprend rien. parce que t'as beau véhiculer une idée bien précise, y a qu'toi qui peut vraiment comprendre c'que tu veux dire. parce que tu voudrais être honnête mais qu't'y arrives tout simplement pas. alors t'balances les informations qui raviront ses tympans et tu n'penses pas une seule seconde à exprimer tout c'que tu ressens vraiment au fond d'toi. oui, d'accord, la seule raison qui t'pousses à rev'nir à chaque fois, c'est eux. là-dessus, y a pas photo. parce que c'sont eux ta véritable famille, y a qu'eux qui compte. mais bordel c'que tu préférerais qu'ce soit eux qui viennent à toi et non plus toi qui rentre au bercail. et encore une pensée égoïste pour madame la comtesse. tu t'agaces intérieurement, tu t'prends la tête avec toi-même de n'pas être foutue d'jouer franc jeu pour une fois dans ta vie d'puis la dernière année écoulée. putain qu'ça craint ça. on arrive bientôt ? l'empressement d'la brune devient bien trop alarmant pour qu'tu continues à l'ignorer. hors de question d'faire un miles de plus si tu dois la sentir s'décomposer sur l'siège passager. enfin, j’veux dire tu voulais aller où ? tu t'racles la gorge et t'gares à la première place qu'tu trouves. tu coupes le contact en silence et rapidement, histoire d'dire que ça y est, l'supplice est terminé. ici, ce s'ra parfait. qu'tu balances, l'sourire radieux qui s'pointe sur ton faciès. que d'l'apparence, faux semblant outrageux. y aura qu'à marcher un peu pour l'reste, t'en penses quoi ? et clairement, tu n'lui laisses pas l'temps d'répondre que t'es déjà hors d'ton pick-up. t'en fais l'tour pour te r'trouver sur l'trottoir. t'as plus qu'à fourrer les mains dans les poches d'ton jean et en avant la musique. enfin, pas sans un dernier moment d'malaise intense par lequel tu t'sens obligée d'passer. j'suis désolée lukas ... on aurait dû marcher ... j'ai pas pensé, je ... ouais, tu. tête et épaules basses, tu t'sens bien trop honteuse pour oser la r'garder dans les yeux alors t'avances jusqu'à c'que tes pas t'mènes là où ta mère s'rait folle de rage. t'as b'soin d'gras, t'y peux rien. envie qu'tu r'pousses depuis maintenant trop longtemps, t'as b'soin d'te sustenter. on march'ra pour rentrer. j'récupérerais ma voiture plus tard. ce s'ra mieux. qu'tu balances sans crier gare. alors, qu'est-ce que tu m'conseilles d'prendre pour faire passer la mère west par tous les états possibles et imaginables ? changement d'sujet immédiat. passer du coq à l'âne pour éviter la gêne, c'bien connu. ou alors c'est du grand n'importe quoi, marque de fabrique qu'tu claques à la gueule du monde l'plus souvent possible.

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MessageSujet: Re: but i'm still alone in my mind // cami   Sam 15 Sep - 11:03


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La panique, qui te guette. Sans vraiment que tu puisses y faire quoi que ce soit. Parce que clairement, t’arrives plus à entrer dans une voiture sans penser à cette nuit. T’arrives plus à être à l’aise dans cet engin sur roues, qui ne te plonge que dans de mauvais souvenirs. Alors oui, toi, tu as l’impression de suffoquer. La fenêtre, déjà ouverte, qui te procure un peu d’air, et pourtant ce n’est pas suffisant. Non au final, tu sais bel et bien que le seul moyen qui sera efficace pour aller mieux, c’est sortir de la voiture. Et espérer que ça passe. Ta détresse, que tu cherches pourtant à dissimuler. Parce qu’il faut bien le dire, ça te tue un peu de l’avouer. Toi, qui n’aime pas dire, quand ça ne va pas bien. Toi, qui préfère te croire forte, capable de tout supporter. Et pourtant, ce n’est pas le cas. « Ici, ce s'ra parfait. » Et d’un coup, tu reviens en quelque sorte à la réalité. Ta détresse, qui a probablement un peu plus parut que ce que tu aurais voulu. Et si ce n’était pas de cette impression d’asphyxie, tu aurais probablement été un peu mal à l’aise dans cette situation. Enfin, tu le serais probablement, dès que ton cœur cessera de tambouriner contre tes tympans. Le moteur qu’elle a déjà coupé. Et il faut dire que tu ne te seras pas laissé désirer très longtemps pour sortir de la voiture. « Y aura qu'à marcher un peu pour l'reste, t'en penses quoi ? » Effectivement, ce sera probablement pour le mieux. Et pourtant, pour l’heure, tu te contentes simplement de prendre appui contre la portière. De grandes inspirations que tu prends, pour retrouver un peu de contenance. L’air qui revient, peu à peu dans tes poumons. Et la panique qui se dissipe, au fil que les secondes avancent. Si bien que tu finis par retrouver la force de te redresser de nouveau. « J'suis désolée Lukas... on aurait dû marcher... j'ai pas pensé, je... » À vrai dire, c’est plutôt toi, qui est désolée. Parce que clairement, tu te sens un peu stupide de laisser la panique te gagner à chaque fois que tu entres dans un véhicule. Tu sais parfaitement que ça n’a rien de rationnel. Oui, tu en as conscience, mais c’est quand même le cas. « On march'ra pour rentrer. J'récupérerais ma voiture plus tard. Ce s'ra mieux. » Et pour ça, tu lui en es reconnaissante. Les mots, qui ne franchissent pas la barrière de tes lippes pourtant. Peut-être bien parce que tu ne sais pas vraiment quoi dire. La honte, qui comme à te ronger maintenant. L’impression de lui montrer l’une de tes faiblesses. De lui prouver que tu n’es pas aussi forte que tu le laisses imaginer. Et oui, ça tu détestes. « Alors, qu'est-ce que tu m'conseilles d'prendre pour faire passer la mère West par tous les états possibles et imaginables ? » Et cette fois, elle te lance sur un nouveau sujet. Comme si elle avait bien remarqué ton malaise. Remarqué aussi, que tu ne trouvais pas les bons mots à lui dire, quelque chose d’intelligent à lui répondre. Et encore une fois, tu lui étais reconnaissante de ne pas s’étaler sur le sujet. Et surtout, de ne pas t’avoir demandé si tu allais bien. Parce qu’à cette question, tu n’aurais pas vraiment eu d’autres choix que d’être honnêtes. Et de lui dire clairement que non, tu n’allais pas bien. Mais que ça irait probablement mieux dans quelques minutes. Quand ton cœur se serait calmé, quand ta gorge se serait desserrée. Et tu fais mine de réfléchir à cet instant. Avant de finalement de mettre à avancer. Les pas qui s’enchainent, lentement, avant que tu n’oses finalement reprendre la parole. « J’te dirais que t’as pas mal de choix possible. » Parce que clairement, ce n’est pas un secret pour personne, la bouffe américaine est bien grasse. « J’pense que le plus efficace serait un bon cheeseburger avec frites. Avec beaucoup de mayo. Et tu finis le repas par un milkshake, vanille, fraise ou chocolat, c’est tout bon. » Clairement, qu’avec ça, elle défoncerait son régime amplement. Et ça ne te surprendrait pas vraiment que ça ferait enrager sa mère, si elle finissait par l’apprendre. Mais n’empêche que le meilleur dans tout ça, c’est qu’elle se régalerait. « Merci Cami. » Que tu finis par souffler, à mi-mot. Merci, de comprendre. Merci, de ne te regarder différemment. Parce qu’au final, ça veut dire beaucoup.


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MessageSujet: Re: but i'm still alone in my mind // cami   Sam 15 Sep - 11:04


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l'ironie de la situation. toi qui te sens bien trop à l'aise derrière ton volant et elle qui ne supporte pas l'oppression de l'habitacle. p'tre que tu t'sens bien justement parce que c'est toi qui conduit, toi qui est maîtresse du véhicule et non un autre. t'en veux pas à aksel, tu n'pourrais pas. ça ne t'a même jamais traversé l'esprit. vous êtes tous responsables. tous autant qu'vous êtes. certes, il conduisait mais en attendant, personne n'a pris la peine de lui signaler qu'il ne roulait pas sur la bonne voie et personne encore ne s'est manifesté pour stopper la voiture une fois le drame survenu. alors non, tu ne le tiens pas pour responsable de ce qui est arrivé. cela dit, tu ne peux pas non plus nier que tu ne montes plus dans une voiture qui n'est pas la tienne. maniaque du contrôle insoupçonnée. alors tu t'empresses de t'garer quand tu comprends qu'ça n'va pas pour elle. parce que t'as été égoïste sur le coup et tu n't'en ai même pas rendue compte. t'aurais dû faire attention à ça, amie en carton que tu es. alors une fois sorties du véhicule, et pendant qu'elle reprend son souffle, tu l'assènes de cette trombe d'excuses en papier mâché. faut qu'tu t'fasses pardonner, faut qu'tu montres que t'es désolée. enfin surtout qu'tu l'dises. pour ta conscience et puis surtout parce que tu veux qu'elle sache qu'tu pensais pas à mal, qu'tu voulais pas la mettre en mauvaise posture. et tu t'trouves ridicule d'avoir pensé qu'c'était une bonne idée, de n'pas avoir pris la peine de réfléchir plus d'cinq minutes avant d'te pointer chez elle dans ton putain d'pick-up. t'aurais dû v'nir en vélo, t'aurais eu l'air moins conne, sans doute. ou à pieds même, genre en courant. un p'tit footing, ça défoule toujours. merde. tu changes de sujet dans la foulée parce que tu n'veux pas non plus qu'elle te réponde. t'es déjà pas à l'aise, faudrait pas non plus qu'elle se sente obligée d'en rajouter une couche parce que t'aurais fait la deuxième boulette d'la journée. genre lui d'mander comment elle va. c'est une évidence qu'elle est au fond du seau, t'as clairement pas besoin d'en avoir la confirmation orale. ce s'rait stupide et superflu. un peu comme ton idée d'trajet en voiture. tu t'flagelles en silence, priant l'bon dieu pour qu'les choses s'améliorent et qu't'arrêtes d’enchaîner boulette sur boulette. tu parles du menu en perspective, toi qui suis un régime bien particulier, t'as envie d'tout envoyer valser, quitte à t'prendre un sermon d'trois jours par la suite. enfin, si jamais ça s'apprend. y a un silence qui s'installe et t'avais pas vraiment prévu ça. y a tes mains dans tes poches de jean et vos corps qui s'mettent en mouvement. voilà qu't'es plus vraiment à l'aise et qu'tu t'demandes presque c'que tu fous là. et t'espères de tout cœur qu'elle va s'mettre à parler sinon y a des chances qu'tu flanches sur l'trottoir, comme ça, sans prévenir. j’te dirais que t’as pas mal de choix possible. tu pourrais sauter d'joie tellement l'fait d'entendre sa voix t'fait du bien. t'as cru qu't'allais mourir d'la savoir réfléchir. tu t'dis qu'tu pourrais même la prendre dans tes bras tellement sa réaction était attendu. mais tu n'fais rien de tout ça, tu t'contentes simplement d'tourner la tête vers elle, prête à en savoir un peu plus. j’pense que le plus efficace serait un bon cheeseburger avec frites. avec beaucoup de mayo. et tu finis le repas par un milkshake, vanille, fraise ou chocolat, c’est tout bon. ton sourire s'agrandit et tu frappes dans tes mains avec frénésie. t'applaudis, gamine que t'es encore. han chouette, j'ai hâte d'y être. à croire qu't'as jamais connu ça d'ta vie. en fait, non, t'as jamais connu ça d'ta vie. ou alors juste une fois, p'tre deux mais pas plus. princesse élevée aux barres de céréales diététiques et aux jus d'fruits protéinés et biologiques. c'pas une vie ça, qu'on s'le dise. et pourtant, c'est tout c'que tu connais, ou presque. parce que tu t'autorises quelques écarts d'sucrerie pour n'pas avoir l'impression d'avoir complètement raté ton éducation culinaire. tu m'expliques comment j'peux encore paraître pour une fille tout droit sortie d'une caverne quand tu m'annonces ce genre de repas ? sans déconner, j'ai l'impression d'venir d'une autre planète, c'pas normal. qu'tu dis en levant les yeux au ciel. ouais, tu t'exaspères toi-même, si c'est pas un signe que tu commences à craquer, y a pas trente-six autres explications. ça t'a déjà traversé l'esprit, d'tout envoyer balader. surtout tes parents. tes études, jamais d'la vie. c'est d'ailleurs pour cette raison qu'tu t'prends si souvent la tête avec allie par rapport à c'fameux soir. bref. et là, dans un cas comme celui-ci, tu t'dis qu'il serait p'tre temps qu'tu l'fasses. ce qui signifierait être capable d'assumer qu't'es pas rien d'autre qu'une fille à papa totalement naïve et carrément dépendante d'l'admiration d'ses géniteurs. trop d'trucs à admettre. c'est bien beau d'se plaindre à demi-mots mais faudrait-il encore qu'tu sois capable d'pouvoir le dire à haute voix et d'vant les personnes concernées. et ça, c'une autre histoire. merci cami. t'hausses les épaules et chasses ses mots d'un coup d'poignet. tu n'rajoutes rien pourtant. t'as la tête d'celle qui dit qu'c'est pas utile. l'genre de nana détachée qu'tu peux être en d'pareille circonstance. parce qu'elle n'a pas à t'remercier. t'aurais juste pas dû la faire monter dans ton bolide un point c'est tout. t'penses que ce s'rait une bonne idée qu'j'lâche tout ? ouais, parce que t'as besoin d'un avis extérieur à tout ça. et lukas, elle n'est pas assez proche de toi pour t'dissuader d'faire une chose si ce n'est pas c'qui est le mieux pour toi. t'aurais pas pu d'mander à jayden parce qu'il t'entraîne. ni même à darrel parce qu'il te connait d'puis qu'tu t'trimbales en couche culotte. et encore moins à aksel parce qu'il est bien celui qu'est l'plus proche d'toi. et allie, c'est la guerre froide en c'moment alors elle ne serait pas d'une grande aide. y a qu'lukas qu'tu penses assez objective pour t'filer un coup d'main sur l'sujet. et encore, si ça s'trouve, t'as pas assez bien juger l'rapprochement qu'il y a eu entre vous deux et elle est devenu tout aussi partiale que les quatre autres. et à c'moment là, tu s'ras vraiment dans la merde avec toi et toi seule.

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MessageSujet: Re: but i'm still alone in my mind // cami   Dim 16 Sep - 21:13


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Les paroles qui déboulent. Nouveau sujet lancé, sur lequel tu sembles te concentrer. Peut-être bien parce que tu as honte un peu toi. Parce que tu détestes montrer tes faiblesses. Toi, qui a habituellement un certain contrôle sur ce genre de chose. Pourtant, il semblerait que le traumatisme soit bel et bien réel. Autrement, tu n’aurais pas réagi de la sorte. Tu serais parvenue à te contenir, à rester calme. mais justement, ce n’était pas ce qui s’était produit. « han chouette, j'ai hâte d'y être. » Son enthousiasme, qui te décroche un maigre sourire. Toi qui clairement, n’as grandi qu’avec ça, de la malbouffe. L’impression que vous venez vraiment de deux mondes à part. Quoi qu’au final, c’est bel et bien le cas. Mais heureusement qu’il y a un tronc commun à ces deux mondes. « tu m'expliques comment j'peux encore paraître pour une fille tout droit sortie d'une caverne quand tu m'annonces ce genre de repas ? sans déconner, j'ai l'impression d'venir d'une autre planète, c'pas normal. » Petit rire, que tu ne cherches même pas à retenir, parce que clairement, tu as eu la même pensée. Loin de toi l’idée de te moquer d’elle. Mais clairement, entre vous deux, c’est plus elle que toi qui a la vie atypique. « Je veux pas te faire de peine Cami, mais ouais t’es pas vraiment normal. » Que tu lui réponds donc. Aucunement sérieuse. Seulement pour la taquiner. Puis tu finis par la remercier. Remercier, de ne pas s’être éternisée sur cette crise de panique, que tu avais fait tout juste, à l’instant. Parce que ça te mettait mal à l’aise. Elle qui te donne l’impression que tu n’avais pas à le faire, par sa gestuelle. Mais oui, tu y tenais, c’était même important. « t'penses que ce s'rait une bonne idée qu'j'lâche tout ? » Surprise, que tu ne cherches même pas à dissimuler. Parce qu’elle est réelle. Toi qui clairement, n’aurait jamais remis en doute le fait qu’elle était heureuse dans son sport. Peut-être bien parce que tu n’es pas assez attentive, Lukas. Toi, qui penses toujours à ta petite personne en premier. Qui ne s’attarde même pas à la vie des autres. Et ça finit par te jouer des tours. « Tu me poses la question, mais je pense que tu sais déjà la réponse. » Parce qu’au final, toi, t’as du mal à trancher sur la question. Et surtout, tu as l’impression de ne pas être la bonne personne à qui elle la pose. Peut-être aurait-elle été mieux de la poser à quiconque d’autre que toi. Parce que tu avais l’impression que tu ne ferais que lui offrir une réponse maladroite. « Ce que tu dois te demander, c’est si tu le fais pour les autres ou pour toi. » Parce que c’est toujours ce que tu te dis que tu devrais faire Lukas. Seulement toi, ce n’est pas ce que tu fais. Non, toi, tu ne réfléchis pas Lukas. Tu agis toujours sur des coups de têtes, et regarde où ça te mène. Comme s’il n’y avait que de mauvaises décisions que tu arrivais à prendre. Le petit restaurent, que vous finissez par rejoindre, la porte que tu ouvres, lui faisant signe d’entrer, lui emboitant le pas. Puis y’a ton regard qui cherche le sien quelques instants, alors que tu t’avances dans la file. « Parce que c’est pour toi que tu dois le faire. » Pensée légèrement égoïste. Oui, parce que toi, c’est toujours ce que tu fais. Toi, quand tu fais quelque chose, tu le fais pour toi, pas pour les autres. Mais justement. Cami, elle n’a rien d’égoïste. Alors tu te dis que cette fois, elle devrait commencer à penser à elle, avant de penser aux autres. Votre tour qui arrive. Conversation que tu laisses en suspens. Le temps de passer commande, pour vous deux. Parce que tu sais exactement ce qu’il lui faut. « On va prendre deux cheeseburgers, all dressed, avec des frites. Puis deux milkshakes à la vanille. » Gamine, un brin songeuse, qui finit par ajouter, à l’intension du commis. « Oh et puis ajoutez un part de ce gâteau au chocolat. » Commande passée, puis payer. Maintenant, il ne restait plus qu’ç attendre qu’on vous la serve. Alors, tu te glisses sur une banquette en attendant, avant de recroiser le regard de ton amie. « Mais si vraiment, tu veux mon avis, ce que je pense que tu devrais lâcher, c’est tous ces flaflas. De te concentrer juste sur ton sport, sans te mettre toute cette pression inutile. » Le temps de passer la commande, que tu as utilisé, pour trouver les bons mots, pour t’exprimer correctement, et surtout lui donner le conseil dont elle semblait avoir besoin. Même si tu étais toujours convaincue qu’elle ne s’adressait pas à la bonne personne. « Le talent, il vient pas de millions de régimes, et d’heures d’entrainement inimaginables. Il vient du cœur. » Et toi, ça tu n’en avais jamais douté. Qu’elle avait le cœur d’une gymnaste, Cami. Qu'elle avait ça dans le sang.

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I think there's a flaw in my code. These voices won't leave me alone. Well my heart is gold and my hands are cold.


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MessageSujet: Re: but i'm still alone in my mind // cami   Mar 18 Sep - 7:31


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tu t'efforces de faire passer l'malaise en changeant de sujet le plus vite possible. et t'as rien trouvé de mieux que de te ridiculiser en parlant d'bouffe. parce qu'il faut bien avouer qu'à part un régime stricte, t'es pas vraiment très calée niveau repas communs. t'ironises ton statut d'princesse perchée sur son piédestal juste pour faire passer la pilule plus facilement. parce que, clairement, toi, ça t'fait chier d'paraître aussi décalée. ça t'gêne d'être la fille à papa qui suit bien gentiment tout c'qu'on lui dicte de faire. t'aimerais paraître normale, t'aimerais qu'on t'prenne pour c'que t'es et pas juste pour c'que tu sembles être. et malgré toutes tes craintes, tu sais qu'la brune ne te jugera pas. cette époque est révolue d'puis des années, y a pas d'raisons que ça change après tout. je veux pas te faire de peine cami, mais ouais t’es pas vraiment normal. la grimace qui déforme ton visage avant qu'ton rire ne prenne le dessus. j'crois que j'vais porter plainte contre mes parents pour n'pas m'avoir laissé expérimenter toutes les choses de la vie. y a rien d'sérieux là-dedans, tu suis la légèreté de l'instant, ton sourire te trahi, sans aucun doute. parce que, ouais, y a des choses sur lesquels ils auraient clairement pu être plus laxiste. mais en somme, tu t'dis qu'c'était juste pour toi, ta sécurité, ton bien-être. ouais, t'arrives encore à leur trouver des excuses, tu n'changeras décidément jamais. la poupée brune te r'mercie et toi, tu balaies ça du r'vers de la main, comme si ça n'avait aucune importance. parce que tu n'penses pas que la situation nécessite ce genre de mot. c'est surtout qu'c'était plus à toi d't'excuser plutôt qu'à elle de t'remercier. bref. toi, tout c'que tu trouves à sortir après ça, c'est cette question. elle n'est pas la mieux placée pour répondre mais elle n'est pas assez proche de toi pour pouvoir porter un jugement faussé. tu lui d'mandes si tu n'ferais pas mieux de tout arrêter. lâcher prise. abandonner. t'es même pas certaine d'être clair sur les raisons, sur l'sujet même. t'sais même pas vraiment de quoi tu parles. t'sais même pas si c'est à cause d'l'accident, d'tes études, d'tes efforts. t'sais pas d'quoi tu parles et pourtant tu lui demandes une réponse à une question vague. trop d'possibilités et tu la laisses s'démerder avec ça. et bah bravo, on peut dire qu'tu fais fort aujourd'hui. tu me poses la question, mais je pense que tu sais déjà la réponse. bah justement non. tu n'connais pas la réponse. et toi, tu veux son avis. justement parce qu'elle est assez extérieure à tout ça pour te donner un point d'vue que tu n'attendras pas. alors tu t'pinces les lippes et hausses les épaules. ce que tu dois te demander, c’est si tu le fais pour les autres ou pour toi. ouais. alors ça, faudrait p'tre que t'y penses plus souvent. princesse bien trop altruiste pour faire passer tes propres besoins en priorité. tu penses toujours aux autres, tu fais en sorte d'les contenter, quitte à t'oublier en passant. est-ce que cela ferait-il de toi une personne plus étrange que tu n'l'es déjà ? p'tre que ça ne te ferait pas d'mal de penser un peu à toi après tout. p'tre que tu pourrais enfin t'sentir bien et non plus t'cacher derrière de grands sourires et des courbettes à n'en plus finir. p'tre que si tu t'autorisais à penser à toi au moins une fois, tu arrêterais de t'faire marcher d'ssus sans réagir. et les premières personnes qui t'passent à l'esprit, ce sont tes parents. ces géniteurs qui ont fait de toi une jolie petite marionnette, te façonnant selon leurs désirs. c'est pourtant pas faute d'avoir envie d'les envoyer bouler en permanence. mais non. toi, tu t'contentes de leur sourire et d'acquiescer bien gentiment, sans jamais t'rebeller. p'tre que tu devrais finalement. et pendant qu'tu réfléchis à devenir une autre, le silence s'installe et tu t'perds dans tes pensées. là où tes instincts d'gamine sauvage se déferlent. parce que tu rêves d'lâcher les chiens et d'les laisser bouffer l'monde entier sur leur passage mais, au final, y a qu'dans ta tête qu't'es assez courageuse pour laisser s'dérouler de telles aventures. tu t'engouffres dans l'restaurant sans même t'en rendre compte. automate bien réglé, comme d'habitude. tu suis l'mouvement sans savoir vraiment trop où tu mets les pieds. parce que c’est pour toi que tu dois le faire. soupire qui glisse entre tes lippes. ouais mais si j'décevais ? parce que c'est p'tre ça dont t'as peur aussi. la déception engendrée par une forte dose d'égoïsme. on t'a élevé pour être synonyme de perfection cami, alors t'as bêtement suivi les règles et aujourd'hui, elles te rattrapent. parce que t'as raté tant d'choses en étant perfectionniste et bonne élève. et maintenant que tu évolues avec un pied dans l'monde adulte, tu t'rends peu à peu compte de tout ce que tu as loupé, de tout ce dont tu es passée à côté. quand on vit dans un monde comme le mien, soit on prend l'contre pied dès l'début, soit on subit ... et j'ai clairement pas l'âme d'un leader alors ... les regrets de n'pas être aussi forte que tu l'prétends. tu te dévalorises sans même te rendre compte que tu tiendras l'coup malgré les tempêtes qui pourraient t'tomber sur l'coin d'la gueule. justement parce que tu caches tout c'que tu ressens derrière des sourires et qu'tu n'craques jamais, pas un mot au d'ssus d'l'autre, pas une once de violence. la parfaite petite poupée d'chiffon à trimbaler partout pour divertissement, tendresse et attention. la bonne copine, celle qu'est loyale et studieuse. celle qu'a un grain d'folie et qu'est pourtant trop sage. objet de décoration, absence, boite vide. on va prendre deux cheeseburgers, all dressed, avec des frites. puis deux milkshakes à la vanille. oh et puis ajoutez un part de ce gâteau au chocolat. y a lukas qui prend la commande et c'est comme si t'étais pas là. coquille vide qui s'déplace et sourit à outrance, l'visage angélique d'la parfaite blondasse et potiche. c'est loin d'être un portrait bien glorieux, on n'va pas se le cacher. c'est dommage cami. parce que si tu t'intéressais un peu plus à toi, tu verrais tout l'potentiel qu't'as d'enfouie, là, tout au fond d'toi. c'potentiel qu'on t'force à cacher, à laisser à l'abri des regards indiscrets. tu vaux mieux qu'ça west, il s'rait p'tre temps qu't'en prennes conscience. machine humaine, paiement de la commande, installation sur une banquette. l'absence évidente, étincelle disparue d'tes yeux couleur noisette. mais si vraiment, tu veux mon avis, ce que je pense que tu devrais lâcher, c’est tous ces flaflas. de te concentrer juste sur ton sport, sans te mettre toute cette pression inutile. le truc, c'est qu'ce sont tous ces détails insignifiants qui t'font avancer. au final, t'as juste l'impression d'être prise au piège, peu importe la décision que tu prendras. le talent, il vient pas de millions de régimes, et d’heures d’entrainement inimaginables. il vient du cœur. l'sourire que tu esquisses faiblement avant qu'tes lippes ne se pincent.  l'moment de doute que tu as choisi d'exposer, toi qu'a pourtant l'air si heureuse d'ordinaire. depuis l'accident, t'as peur de t'perdre, de dev'nir folle alors tu t'caches derrière une apparence soignée et des sourires à la pelle. t'essaies d'oublier qu'y a l'monde qui pourrait bien s'écrouler sous tes pieds. et pourtant, c'pas aussi simple que ça. les cauchemars incessant et la peur constante que les night owls ne te débusquent, comme ils l'ont fait pour lukas et junior. j'ai bien peur que l'talent ne me sorte pas d'un scandale comme ... tu n'finis pas ta phrase, c'n'est pas utile. tu t'racles la gorge et retrouve ton sourire façade. comme si t'arrivais enfin à sortir de ta léthargie. ton masque te manquait, fallait qu'tu l'remettes. ça n'devrait pas être autorisé d'avoir faim à c'point. ou alors d'être aussi excitée à l'idée d'enfreindre les règles. l'regard qui pétille de nouveau et l'sourire en coin, comme s'il s'agissait d'un secret entre vous. si j'dois penser à moi, autant que j'commence tout d'suite. qu'tu annonces alors qu'on apporte votre commande. et toi, princesse, tu t'en lécherais p'tre bien les babines, tes mains qui s'frottent l'une contre l'autre. t'as probablement l'air débile à t'extasier d'vant un repas aussi simple que celui-ci. on dirait qu't'es pas sortie d'ta prison dorée d'puis des années, c'est flippant. t'es flippante parfois. genre vraiment.

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Dernière édition par Cami West le Sam 20 Oct - 7:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: but i'm still alone in my mind // cami   Sam 13 Oct - 0:15


but i'm still alone in my mind
lukas & cami

Gamine qui marque les écarts de ses parents. Et pourtant toi, tu ne peux pas t’empêcher de te dire que dans un sens, elle avait de la chance. Oui, bien sûr, tu comprenais bien l’aspect chiant de la situation, celui pour lequel elle se trouvait un peu anormal. Mais d’un autre côté, elle avait deux parents qui l’aimaient. Deux parents dévoués qui ne voulait que son bien. Chose que tu n’avais jamais eu, toi. Qui avait peut-être même un peu manqué à ta vie, dans un sens. Alors oui, tu ne pouvais pas te dire autrement qu’elle avait tout de même un peu de chance. Même si ça, tu ne le diras probablement jamais à haute voix. Simplement parce que tu détestais ramener l’attention sur toi. D’autant plus qu’en faisant ça, ça ne faisait que confirmer qu’il y avait effectivement un problème. Que tu étais plus touchée par ton passé que tu ne le laissais présager. Et bien que c'était vrai, tu te refusais simplement de le démontrer. De montrer à quel point ça t’affectait toi. Parce que tu étais plus forte que ça, toi. Et tu voulais le croire. Tu devais le croire. Il le fallait.
Alors tu ne t’attardes pas plus longtemps sur le sujet. Simple sourire en guise de réponse. Tu reviens plutôt sur sa question. Celle à laquelle tu ne crois pourtant pas être la bonne personne pour répondre. Parce qu’au final, t’es une lâcheuse toi. Tu abandonnes trop facilement. T’as cette mauvaise tendance à baisser les bras. T’en es pleinement consciente. Mais Cami, elle n’est pas comme toi, tu le sais. Alors tu ne peux pas lui dire tout simplement d’abandonner. Tu dois simplement tenter de lui faire comprendre qu’elle doit le faire pour elle, qu’elle doit arrêter de se mettre toute cette pression inutile. Parce que oui, tu penses que c’Est exactement pour ça qu’elle se questionne. À cause de toute cette pression. Et aussi, peut-être bien parce que tout à changer depuis cette nuit. « ouais mais si j'décevais ? » Tu hoches la tête, signe de négation. Parce que non, tu ne veux pas qu’elle pense de cette manière. Tu veux vraiment qu’elle cesse de penser aux autres, de réfléchir à ce qu’ils veulent. Elle doit se concentrer sur elle maintenant, Cami. « quand on vit dans un monde comme le mien, soit on prend l'contre pied dès l'début, soit on subit... et j'ai clairement pas l'âme d'un leader alors... » Tes lèvres qui se pincent. Dans un monde comme le sien… et toi tu comprends très bien ce qu’elle cherche à te dire, Cami. Parce que toi, t’as aucune idée de comment son monde fonctionne. Alors tu te contentes simplement d’hausser les épaules, D’hausser les épaules et de passer commande. Parce que si c’est ce qu’elle veut, que tu la sortes de son monde, c’est ce que tu vas faire.
« j'ai bien peur que l'talent ne me sorte pas d'un scandale comme... » Ta gorge qui se noue. Alors, elle aussi, elle est au courant. Probablement qu’elle a reçu lesdits messages. Ou sinon c’est quelqu’un qui lui a dit. Et elle, elle en a compris qu’elle n’était pas à l’abri. Et même si ça te tuait de l’avouer, c’était tout de même le cas. Sujet sur lequel elle ne s’attarde pourtant pas. Vos repas qui arrivent finalement. Cette tonne de gras qui d’un seul coup, te donne mal au cœur. Mais tu mangeras. Pour ne pas qu’elle se doute que ça ne va pas. « ça n'devrait pas être autorisé d'avoir faim à c'point. ou alors d'être aussi excitée à l'idée d'enfreindre les règles. » Petit rire que tu ne cherches même pas à contenir. Tes pensées pourtant un peu ailleurs. Mais tu prends une grande inspiration. Parce que clairement ce n’est pas du tout le bon moment de penser à autre chose. Et t’as bel et bien conscience que c’est ça ton problème. Ce sur quoi il te faudra travailler à l’avenir. Et pourquoi ne pas t’exercer dès maintenant. « si j'dois penser à moi, autant que j'commence tout d'suite. » Sourire qui s’étire sur tes lèvres, alors que tu prends une frite dans le tas. La faim qui ni est pas trop. L’appétit rarement au rendez-vous. Mais tu feras un effort. Pour Cami.
Le silence qui pèse un instant. Habituellement pas mauvais signe. Puis que ça laisse simplement présager que vous appréciez le repas qui se dresse devant vous. Pourtant cette fois, c’est un peu différent. Tu cherches un moyen d’amener le sujet sur le tapis. Celui dont tu ne parles jamais avec ton amie. Pourtant voilà que vous ne cessez de l’effleurer depuis que vous êtes ensemble. Et maintenant, il y a bel et bien quelque chose que tu souhaites mettre au clair avec la jeune femme. « Cami…? » Merde que tu sonnes inquiétante, Wheeler. Pourtant, ce n’était pas vraiment ton intention. Simple maladresse de ta part, de laquelle tu te presses à rectifier le tir. Encore dans ce désir de ne pas l’alarmer. « En fait je ne veux pas plomber l’ambiance ou quoi que ce soit, c’est juste que, par rapport à cette nuit… » Tu prends une grande inspiration. Pour trouver le courage de terminer ta phrase. De sauter le pas, pour que la question soit réglée. « Ne la laisse pas dicter ta vie. Crois-moi tu le regretteras. » Peut-être que c’est ce que tu as fini par comprendre toi. Parce qu’au final, les choses n’ont pas vraiment changé depuis que tout le monde sait à propos de toi. Bien sûr, il y a les murmures. Les regards de travers aussi. Mais sinon il n’y a eu aucun scandale. Peut-être bien parce que t’es personne, toi. « Voilà maintenant j’en ai terminé avec les sujets sérieux. » Petit rire qui joint tes lèvres. Rire légèrement forcé malgré tout. Mais tu es une bonne comédienne Lukas, tu l’as toujours été. « Alors, tu ne regrettes pas tout ce gras ? » Que tu lui demandes, sourire moqueur sur le bout des lèvres.


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MessageSujet: Re: but i'm still alone in my mind // cami   Sam 20 Oct - 11:29


but i'm still alone in my mind
lukas & cami


la question sortie d'nul part. celle qui t'brûle les lèvres depuis des mois. un besoin d'extérioriser tout c'qui s'passe dans ta caboche fatiguée. l'appel à l'aide lancé à la face d'la brune avec qui t'as jamais vraiment été si proche qu'ça. p'tre pour ça qu't'as eu envie d'lâcher un peu d'lest en sa compagnie. parce qu'la proximité d'vos deux êtres ne serait pas un obstacle. t'aurais pu faire d'même avec jayden mais t'es beaucoup moins sûre du résultat qu't'aurais eu. parce que si tu t'es raccrochée à lukas, t'as carrément r'poussé jayden. alors, d'ton point d'vue, c'était vraiment pas la personne à laquelle tu pouvais t'confier. bref. à la réponse fournie, tu t'défends d'la seule façon que l'on t'a inculquée. la richesse et les codes comme seule ligne de défense. c'est triste putain. parce que t'as pas vraiment d'raison valable de rester cloîtrée dans l'confort de c'que tu connais, de c'que t'as toujours expérimenté. et encore, si t'avais pris l'ascendant dès l'départ, t'aurais pas eu à t'poser c'genre de question. mais toi, cami, t'es pas du genre à transgresser les règles, ni même à les contourner pour tourner les choses à ton avantages. toi qui passe ton temps à penser aux autres, tout en t'oubliant toi-même au passage. l'don d'soi. et t'as jamais rien d'mandé en r'tour. t'aurais p'tre dû au fond. parce que, toi, quand t'as b'soin d'une épaule sur laquelle prendre appuie pour continuer à avancer, y a jamais personne. ou presque. en même temps, c'comme ça qu'on r'connait les vrais amis. toi qu'en a toute une ribambelle mais qui n'peut vraiment compter qu'sur cinq d'entre eux. la p'tite bande d'âmes écorchées. pas pour rien qu'tu t'tournes vers lukas pour un p'tit coup d'main. c'était pas c'que t'avais prévu d'faire, au départ. et pourtant, c'est comme ça qu'ça s'termine. l'silence d'une conversation p'tre devenue trop sérieuse. le temps d'passer la commande puis de s'trouver une table. les encouragements d'la brune quant à ton talent sportif indéniable. et cette fatalité qui semble peser si lourd sur tes épaules. ton optimisme caractéristique qu'est visiblement parti en congés, laissant ainsi place à un visage terne et fermé. parce que t'arrives pas à voir d'issue positive à tout c'merdier. parce que t'as beau essayer d'oublier, y a rien qui fonctionne. cette phrase que tu n'finiras pas, les mots restés coincés dans l'fond d'ta gorge. t'es pas vraiment capable d'en parler. les allusions détournées sont faciles à formuler. mais poser les mots justes sur ce qui s'est passé, t'en es pas capable. et tu n'le s'ras probablement jamais. divagations interrompues par la commande que l'on vous apporte. et toi, t'en profites pour r'trouver ton masque d'lumière. ton sourire éclatant et l'regard brillant. tu t'concentres sur la bouffe avant d'te perdre ailleurs. ça vous f'ra du bien. à toutes les deux. une p'tite pause au beau milieu d'un trop plein d'informations diverses et variées. tu t'focalises sur ton repas pour ne pas avoir à t'concentrer sur autre chose. cami … ? toi qui v'nait d'mordre dans l'reste d'ton sandwich, tu r'lèves les yeux vers la gamine. t'sais pas trop s'il faut qu'tu t'mettes à mâcher ou qu't'abandonnes l'idée d'finir d'te prendre une bouchée. en fait je ne veux pas plomber l’ambiance ou quoi que ce soit, c’est juste que, par rapport à cette nuit … wow. t'arrêtes tout, abandonnant l'idée d'finir d'croquer dans l'pain et tu l'reposes d'ailleurs. tu t'racles la gorge d'ailleurs, malaise évident. et pourtant, tu t'doutes qu'ce doit être encore pire pour elle. celle qu'a été balancée en pâture par les pigeons. tu d'vrais pas t'plaindre cami, t'es encore à l'abri, toi. p'tre pas pour bien longtemps, mais t'as encore une p'tite chance d't'en sortir. ne la laisse pas dicter ta vie. crois-moi tu le regretteras. tes lippes qui s'pincent, tu baisses la tête. ouais. elle a surement raison. c'est pourtant c'que tu t'étais efforcée d'faire, jusqu'à présent. toi qu'avait mis ce soir-là dans une boite et abandonné aux oubliettes. t'as essayé d'vivre ta vie tout en mettant d'côté l'accident. ça fonctionnait bien, au début. et puis, y a eu les night owls et leur premier message. ils ont accusé lukas, ils ont balancé un bout d'vérité. et toi, princesse en papier mâché, t'as été forcé d'y repenser. t'as cru qu'c'était sans danger, qu'ça pouvait être réglé rapidement. parce qu'après tout, y avait pas d'preuves. enfin, t'as supposé qu'y en avait pas. t'as pas cherché plus loin non plus. et puis, y a junior qu'a été balancé, pas longtemps après. et là, t'as arrêté d'te voiler la face et t'as commencé à paniquer. elle dicte chacune de nos vies depuis qu'c'est arrivé lukas ... de manière différente pour chacun d'entre vous. l'murmure appuyé par un haussement d'épaules et un faible sourire. elle est maîtresse de vos choix, que vous en ayez conscience ou non. c'est c'qui défini ce soir-là comme étant un secret. que vous ayez du mal ou non à l'garder, il n'en reste pas moins un épisode que vous devez protéger de la divulgation. et j'arrête pas de m'demander c'qui s'passera une fois qu'les trois noms manquants s'ront dévoilés ... parce que ta carrière en prendra un sacré coup dans l'aile. mais y a pas qu'ça, bien sûr que non. parce que ta carrière est une chose, mais la justice en est une autre. parce qu'en plus d'l'accident, y a l'délit d'fuite et la non assistance à personne en danger qui rentre en jeu. et, étant donné qu'vous êtes tous majeurs, ça pourrait faire très mal. j'essaie de n'pas y penser, j't'assure ... mais depuis qu't'as été balancé, c'est dev'nu mission impossible. parce que t'as beau craindre pour ton avenir, il n'en reste pas moins que tu t'inquiètes pour son présent. à elle. parce que tu n'vas pas m'dire qu'c'est plus facile maintenant qu'tout l'monde est au courant lukas, j'le sais, ça s'voit ... l'ton tout doux qui r'vient au fur et à mesure qu'tu t'exprimes. la poupée attentive et observatrice. celle qui voit toujours tout et qui n'dit pourtant jamais rien. comment tu gères, toi ? parce que ça t'intéresse vraiment et sincèrement. avoir comment elle va. vraiment. et pas seulement l'sourire en d'mi teinte qu'elle sert à tour de bras. t'as b'soin d'savoir comment elle s'en sort d'toute cette histoire qui n'en finira jamais. pour l'aider au mieux, p'tre même essayer d'l'apaiser, pendant qu'tu l'peux encore. avant qu'il faille qu'tu trouves un moyen d't'en sortir à ton tour. et maintenant qu'le sujet a été balancé clairement sur le tapis, la page peut s'tourner pour aujourd'hui. voilà maintenant j’en ai terminé avec les sujets sérieux. la conclusion qui arrive à point nommée et tu peux donc terminer la dégustation d'ton sandwich débordant d'fromage. alors, tu ne regrettes pas tout ce gras ? tu avales ta dernière bouchée avec difficulté et t'empresses d'boire une gorgée d'boisson pour faire passer l'tout. ja-mais. qu'tu finis par articuler, poupée rassasiée. j'comprends pourquoi y a des gens qui n'jure que par c'genre de nourriture. tu n'pourrais clairement pas t'nourrir que d'ça mais faut avouer qu'une fois d'temps en temps, c'est franchement bon quand même.

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MessageSujet: Re: but i'm still alone in my mind // cami   Sam 27 Oct - 1:37


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lukas & cami

Sujet difficile, dont tu ne sais même pas trop comment aborder. Peut-être bien parce que justement, c’est avec elle que tu en parles. Sujet qui a toujours été un brin tabou entre vous deux. Peut-être bien parce que justement, vous aviez toutes les deux envie de penser à autre chose. Ce besoin de ne pas resasser constamment le passé. Parce que de toute manière, vous le faites bien quand vous êtes seules. Enfin, toi c’est le cas. Les souvenirs qui recommencent à te hanter dès que le silence se met à peser. Pourtant, tu finis par amorcer le sujet. Par lui dire que ce n’est pas ça qui devrait lui dicter le reste de sa vie. « elle dicte chacune de nos vies depuis qu'c'est arrivé lukas... » le pire, c’est qu’elle avait raison. Même toi, ça l’avait bouleversé toute ta vie, ça continuait de le faire. Et tu n’avais aucune idée si un jour ça allait s’estomper. Où si tu continuerais ainsi ta descente vers les enfers. « et j'arrête pas de m'demander c'qui s'passera une fois qu'les trois noms manquants s'ront dévoilés... » toi, tu t’efforçais de ne pas y penser, justement. Pour la simple et bonne raison que tu te refusais de l’envisager. Même si malheureusement, tu avais bel et bien l’impression que ça finirait par arriver. « j'essaie de n'pas y penser, j't'assure... mais depuis qu't'as été balancé, c'est dev'nu mission impossible. » Tu n’avais pas trop de mal à le croire. Qu’elle avait l’impression que son tour approchait, que ce serait peut-être elle la prochaine. Ou un des autres. « parce que tu n'vas pas m'dire qu'c'est plus facile maintenant qu'tout l'monde est au courant lukas, j'le sais, ça s'voit... » Non, ce n’était pas plus facile, effectivement. Mais après, tu n’étais certainement pas celle qui en souffrirait le plus. Parce que ça minerait le moral de Soli, qui se retrouverait au plus bas. Et tu n’avais pas de mal à imaginer que ça ferait un scandale sur le cas Cami, ce qui ruinerait ses chances de jeux olympiques. Et Aksel… c’est probablement lui qui en paierait le plus. Parce qu’aux yeux de tous, c’est lui qui serait le coupable. Alors qu’au final, vous l’étiez un peu tous. À part égal. « comment tu gères, toi ? » tu ne prends même pas la peine d’y réfléchir quelques instants. Tu lui réponds, comme si c’était une évidence même pour toi, dans ta vie. Parce qu’il faut bien le dire, au final, c’est le cas. « je les laisse pas m’atteindre. » Mais il faut dire que ton cas était bel et bien particulier. Parce que toi, tu avais des années et des années de pratique. Carapace que tu t’étais forgée avec le temps. Ne laissant plus quiconque d’atteindre. Poupée, devenue de glace avec le temps. Faute de ne pas avoir trouvé de meilleure alternative. Mais il faut bien le dire, à ce stade, tu ne vivais plus. Non toi, tu survivais. « ils ont beau pensé ce qu’ils veulent, ils n’étaient pas là, ils ne savent pas. » Non ils ne l’étaient pas. Mais toi oui, et eux aussi. Et au final, ils n’y avaient que vous cinq qui saviez vraiment. Qui avait encore, ne serait-ce qu’un vague, souvenir de cette soirée. Alors ils pouvaient bien porter tous les jugements qu’ils le souhaitaient. Ils n’étaient pas vous. Ils ne comprendraient pas. Jamais. « et puis j’me dis… » phrase que tu laisses quelques instants en suspens. Son regard que tu viens retrouver. Mince sourire qui se dessine sur ton visage. « tant que les regards sont tournés vers moi, ce n’est pas vers vous. » Parce que oui, toi, tu arrives à gérer. Mais tu n’es pas certaine que ce sera le cas des autres. Cami, Soli, Aksel… Aksel. Clairement, tu serais prête à prendre le poids de tous les regards, tous ces mots murmurés, pensant que tu ne les entends pas. La critique, les mauvaises langues, le blâme. Pour eux. « et juste ça, ça m’aide à tenir le coup. » Parce que clairement, ça t’aurait fait bien plus mal qu’eux aient été dénoncés que toi.
Puis ce sujet lourd que tu te décides à délaisser. Pour votre bien, à toutes les deux. Aussi, parce que ce n’est pas vraiment le moment, pas vraiment la place non plus pour en discuter. Parce que tu as bel et bien compris toi, que vous êtes probablement observés chaque minute, chaque seconde. Et oui, tu as peur que ça finisse par retomber sur elle. Parce que de toute manière toi, est-ce que tu pourrais vraiment tomber plus bas ? Ils n’avaient plus rien sur toi. Si ce n’est qu’entrainer tes amis dans ces chutes vers les enfers. Ou peut-être bien parler de ton passé. « ja-mais. » Cami, qui te ramène sur terre. Qui t’empêche de te perdre un peu trop loin dans des pensées que tu ne contrôles pas, dans lesquelles tu ne veux même pas t’aventurer d’ailleurs. Sourire qui se glisse sur ton visage, un brin amusée par son enthousiasme. « j'comprends pourquoi y a des gens qui n'jure que par c'genre de nourriture. » bouchée, presque timide que tu finis par prendre à ton tour. Mais clairement, l’appétit n’est pas vraiment au rendez-vous. « ce ne serait pas moi ça. » Qui ne jugerait que par la mal bouffe. Parce que tu te demandais bel et bien comment tu arriverais à finir toute cette nourriture qui était devant toi. Deuxième bouchée que tu te forces pourtant à prendre, juste pour ne pas qu’elle remarque ce manque d’appétit. Qui se fait clairement plus fréquent dernièrement. Peut-être bien parce qu’il se passe un peu trop de choses dans ta tête. Si bien que manger ne semble plus être une réelle priorité. « mais tant mieux alors. » Si elle ne le regrettait pas. Parce qu’elle aurait très bien pu aussi. Après tout, peut-être bien qu’effectivement, ses régimes l’aidaient à rester au top. Même si tu te doutais que si elle avait peut-être un peu plus de mal à suivre dernièrement c’est que le cœur n’y était plus… Ou que ses pensées étaient ailleurs. « j’pense que je n’ai même pas souvenir de t’avoir vu manger autant. » Que tu dis, un brin rieuse. Parce que clairement, ça t’étonne toi de la voir avoir déjà terminé son assiette.



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MessageSujet: Re: but i'm still alone in my mind // cami   Sam 3 Nov - 20:20


but i'm still alone in my mind
lukas & cami


le passé. ritournelle entraînante, entêtante, incessante. insatiable, dommageable, bancale. du genre à rester pendant des heures et des heures dans une tête trop pleine de ne savoir que penser. y a trop d'bruit dans ta caboche, cami. y a trop d'soucis, aussi. des p'tits détails qui, mis bout à bout, finissent par t'pourrir la vie. pourtant, c'pas comme si elle était si compliquée qu'ça, ta vie, cami. elle est même d'une simplicité gerbante. métro, boulot, dodo. enfin, ça s'résumerait mieux en cours, entraînements, dodo. c'est du pareil au même, finalement. il n'aura suffit que d'une soirée, une erreur, un drame. pour qu'tout vole en éclat. et c'est d'la faute d'personne d'autre que d'la tienne. parce qu'en dehors du fait qu't'avais accepté d'partager un moment arrosé avec tes potes, en dehors du fait qu't'as voulu rentrer avec eux, en dehors du fait de l'accident lui-même, toi, t'as rien fait pour arranger les choses. l'éloignement, les nuits sans sommeil, le mensonge monté de toute pièce. finalement, tu t'es créé ton propre enfer, cami. duquel tu peines à sortir. ou alors, c'est p'tre juste que t'as fini par t'y plaire. solution de facilité. alors y a c'bout curiosité qui prend trop d'place. d'savoir comment elle, elle fait pour garder la tête hors de l'eau. parce qu'après tout, p'tre qu'elle coule, elle aussi. mais elle ne le montre pas. et ça t'laisse admirative cami. d'cette putain d'force de caractère qu'toi, t'as pas. je les laisse pas m’atteindre. probablement plus facile à dire qu'à faire. toi qui t'laisse avoir par tout et n'importe quoi. ils ont beau penser ce qu’ils veulent, ils n’étaient pas là, ils ne savent pas. cette phrase que t'as craché au visage de jayden. celui qui s'permet d'juger alors qu'il n'est clairement pas dans l'même bateau qu'vous. lui qu'a eu l'intelligence de dire non quand il le fallait. celui qu'tu jalouses d'avoir su s'arrêter au bon moment et de n'pas monter dans cette putain d'bagnole. c'lui qu't'envies de n'pas avoir d'épée d'damoclès au-d'ssus d'la tête. et c'st là qu'tu t'demandes comment tu fais pour l'repousser, lui, et pas l'reste du monde. parce que, justement, lui, c'pas les autres. et tu t'retrouves à r'gretter, culpabiliser. ton attitude négative de cette dernière année, tes fuites innombrables. alors qu'au fond, tu n'ressens qu'un manque permanent, constant. et puis j’me dis … tant que les regards sont tournés vers moi, ce n’est pas vers vous. ton r'gard qui s'fracasse contre l'sien et toute sa sincérité qu'tu t'prends en pleine poire. putain. t'avais pas pensé à ça. cette protection qu'elle endosse, à elle toute seule, pour chacun d'entre vous. et là, tu la trouves encore plus intimidante qu'avant. un autre visage, une autre facette qu'elle te dévoile peut-être même sans vraiment l'vouloir. et juste ça, ça m’aide à tenir le coup. l'faible sourire qu'étire tes lippes et l'rose qui vient teinter tes pommettes. d'la reconnaissance. beaucoup. mais y a pas qu'ça cami. y a autre chose, qu'tu gardes pour toi d'puis si longtemps. j'ai honte lukas ... qu'tu souffles, à d'mi mot, d'peur qu'on t'entende, qu'on t'subtilise cet aveu balancé dans la continuité d'une conversation sérieuse. tu d'vrais porter tout ça toute seule ... c'est trop lourd ... encore cette foutue culpabilité. celle qui t'ronge d'puis c'fameux soir. celle qu't'as foutu au placard pour faire comme si de rien n'était, pour continuer d'avancer et ne plus jamais t'retourner. mais t'as pas réussi. en atteste ton manque de sommeil évident, qu'tu caches derrière une fine couche de fond d'teint et un sourire éclatant. j'crois qu'j'arrive au bout de c'que j'peux t'nir lukas ... et malgré tous mes efforts, c'est comme si ça r'venait encore plus fort. la douleur. principalement.

et, dans un soupir, le regard vague, tu croques une frite, limite froide. et le silence a repris ses droits. celui qui t'laisser sombrer entre mélancolie, tristesse et colère. celui qui t'renvoie des bribes d'la scène en flashs et qui n'te laisse aucun répit. jamais. celui qui t'laisse aller à de trop nombreuses divagations. celui qui te terrifie, dans l'fond. jusqu'à c'qu'elle te demande ton avis sur le repas. jusqu'à ce que tu remettes ton masque d'indifférence qui ne doit plus tromper grand monde. jusqu'à ce que tu retrouves ton enthousiasme légendaire. bipolarité. évidente quoi qu'encore parfois abstraite. ou alors ce n'en sont que les prémices. à moins que ce ne soit encore quelque chose d'autre. ce ne serait pas moi ça. la simplicité d'un rire étouffé, pour ne pas paraître trop léger. mais tant mieux alors. au moins une chose que tu ne regretteras pas d'avoir expérimentée. quoi qu'la dessus, tu tournes trop aisément le tout au mélodrame. parce qu'au fond, t'as plus de remords que d'regrets. j’pense que je n’ai même pas souvenir de t’avoir vu manger autant.  la moquerie que tu prends volontiers. comme si ça t'faisait du bien d'transgresser les règles, d'les contourner, d'les piétiner. j'crois qu'même moi, j'me souviens pas qu'ce soit un jour arrivé. parce qu'il faut être honnête, c'est pas comme ça qu't'as été élevée, éduquée. trop d'gras, trop d'sel. c'est clairement pas ton mode de vie quotidien, c'en est même aux antipodes. j'ai l'impression de n'pas avoir mangé d'puis des jours. waw. j'me suis surpassée. l'étonnement qui pourrait en choquer plus d'un. parce qu'après tout, c'est pas si énorme que ça. et pourtant, faut t'connaître pour savoir qu't'es complètement dans l'vrai. j'vois qu'tu cales, ça va ? et voilà qu'tu t'inquiètes d'son appétit d'oiseau. rôles inversés. et tu t'dis qu'on doit probablement penser la même chose d'toi, quand on t'regarder t'contenter d'une barre protéinée et d'une salade verte. désolée ... d'en avoir parlé ... parce que c'est p'tre ça aussi, qui fait qu'elle n'a pas faim, la poupée brune. parce que toi, pour passer ton anxiété, t'as préféré t'noyer dans la bouffe. mais elle, p'tre bien qu'ça lui a coupé l'appétit finalement. alors autant faire c'que tu sais faire d'mieux. t'excuser.

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